DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres, de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse Juin 2010
« Venez voir une danse d’amour de deux serpents sur le chemin… » Evandro, le propriétaire de Vagafogo où j’amène le groupe le lendemain de notre arrivée au Brésil, nous accueille avec ces mots. Bien sûr que nous avons envie de voir. Sur le chemin qui va dans la forêt primaire, les deux serpents enlacés d’environ deux mètres de long, non venimeux, avec le joli nom de Caninana, sont là, et pas du tout dérangés par notre présence. Ils sont trop occupés à danser, à s’enlacer, à se chercher, à s’enrouler. Evandro remarque que c’est la première fois qu’il voit un si beau spectacle à Vagafogo, en ajoutant avec un petit sourire que les deux amoureux sont occupés à danser depuis deux jours et sûrement le mâle a pris du viagra pour tenir le coup. Quelques heures plus tard ils sont partis continuer leur danse ailleurs en laissant leurs traces sur le chemin, sur le sable. Une journée de détente dans la forêt après la longue nuit dans l’avion qui nous a amenés a Brasilia, est la bienvenue. Se baigner dans la piscine naturelle, entourée d’arbres, écouter les chants des oiseaux, admirer le vol du papillon bleu métallisé qu’il est impossible de photographier, tant il est rapide. Pour notre équilibre nous avons besoin de marcher dans la forêt et j’aime partager ces moments de bonheur. La saison sèche a commencé, plus de pluie jusqu’en septembre ou même novembre. Un ciel presque toujours bleu avec en prime de magnifiques nuages blancs. Je ne me lasse pas d’arpenter les collines tôt le matin pour admirer le paysage encore dans la brume et pour voir jaillir le soleil de l’horizon. Ou en fin d’après-midi, quand cette boule de feu disparaît, laissant des traînées rouge orange derrière elle dans le ciel. Il y a quelques mois j’ai toujours vu un toucan dans les collines, mais maintenant il y en a trois et je me demande si c’est un ménage à trois ou si l’un est le petit qui ne veut pas grandir et reste encore avec ses parents.
Le matin et le soir il y a des perroquets verts qui partent pour chercher de la nourriture et le soir ils rentrent pour se coucher. Toujours en couple, et on m’a raconté une étrange histoire : les couples se forment très tôt et par affinité ! Le sexe n’est pas important, cela peut faire deux mâles ou deux femelles ensemble, ou comme couple classique, un mâle et une femelle, dans ce cas ils auront des petits… Petite ballade jusqu’à la grande rivière Capivari avec passage du pont suspendu, en remontant nos pantalons nous traversons un peu plus loin la même rivière à un passage qui n’est pas très profond. Des charrettes avec des chevaux traversent aussi par là pour livrer le lait fraîchement trait à la laiterie qui n’est pas très loin de la Casa de Dom Ignacio. Nous sommes partis à 16h de l’après midi et la nuit nous a surpris sur le chemin du retour. Comme c’est l’hiver ici, il fait nuit vers 18heures. Mais quel bonheur de marcher sur le chemin en terre dans la fraîcheur du soir, tout devient plus mystérieux, la nature s’apprête à se coucher, les oiseaux cherchent leur endroit pour dormir et les deux pintades, toujours là, ont choisi le grand manguier pour se percher dans les branches, bien en sécurité des éventuels prédateurs. Le trois juin est un jour de congé, la Fête- Dieu, et les Brésiliens arrivent en masse à la Casa. Il y a des bus partout, venant des différentes régions du Brésil, beaucoup de voitures de la capitale Brasilia, le parking de la Casa est plein. La séance du matin dure jusqu’à midi et celle de l’après-midi plus tard que 18heures. J’aime quand il y beaucoup de Brésiliens à la Casa, l’énergie monte tout de suite et nous profitons tous de leur foi, de leur spiritualité, de leur patience, de leur ferveur et de leur beau sourire.  J’amène toujours beaucoup de photos avec moi à chaque voyage pour les présenter personnellement à l’Entité. Des personnes qui ne sont jamais venues à Abadiânia ont de la peine à imaginer que João en Entité ne fait presque jamais un commentaire ni ne donne des instructions à suivre sur les photos. Et on me demande : »Quel message il y a pour moi ? » « Qu’est- ce que l’Entité a dit quand il a vu ma photo ? » Quand on fait la queue avec les photos pour les présenter devant l’Entité, la connexion avec les Êtres de lumière et avec son guérisseur intérieur s’enclenche déjà et le processus actif de guérison est en route. Il n’y a pas de miracle, mais une magie à l’intérieur de soi naît dès que le désir de guérir est prononcé, les Entités, nos guides de lumière, nous ont entendus car ils ne peuvent œuvrer sans notre consentement. A chaque prise de gélules de passiflores, trois fois par jour, nous nous connectons automatiquement avec les énergies de la Casa, avec les Entités et avec notre guidance intérieure pour recevoir leur amour, la paix, la confiance en nous, et prendre la responsabilité de notre guérison. Cette plante, énergétisée par les Êtres de lumière, nous permet cette communion, ce partenariat avec les Entités, c’est un lien entre notre désir de guérir et l’amour des Entités toutes disposées à nous mettre sur notre chemin de guérison. Prendre les passiflores de la Casa, c’est se sentir accompagné par les Êtres de lumière qui nous aident dans notre transformation vers la guérison. João en Entité répond très peu aux questions qu’on lui pose. Je crois qu’il veut que nous devenions autonome, cent pour cent responsable et que nous retrouvions les réponses à l’intérieur de nous-même. Et la magie d’Abadiânia s’opère : les réponses jaillissent tout à coup pendant la méditation, pendant la ballade dans la nature, en discutant avec d’autres personnes, dans le silence, en lisant un livre inspirant, la communion est plus tangible lorsque nous prenons le temps d’écouter les Entités, leurs messages, leur guidance à travers la méditation, à travers l’écoute attentive de tout ce que nous vivons …bref, notre maître intérieur se manifeste quand nous lui avons donné l’espace. Un très beau texte à lire et relire : voici un bref dialogue entre Leonardo Boff, un théologien brésilien et le grand Dalaï Lama. Leonardo est l’un des rénovateurs de la théologie de la liberté. « Dans une discussion à propos de la religion et de la liberté à laquelle le Dalaï Lama et moi-même participions, je lui ai posé, un peu malicieusement, lors d’un temps libre, une question qui me semblait très importante : Sa Sainteté, selon vous, quelle est la meilleur religion ? Je pensais qu’il dirait : Le bouddhisme tibétain, ou : Les religions orientales beaucoup plus vieilles que le christianisme. Le Dalaï Lama s’est arrêté, m’a souri et, en me regardant droit dans les yeux, il me répondit : La meilleure religion est celle qui te rapproche de Dieu. C’est celle qui fait de toi une meilleure personne. Pour me sortir d’embarras, avec une réponse si remplie de sagesse, j’ai alors demandé : Qu’est-ce qui nous rend meilleur ? Il a répondu : Tout ce qui te remplit de compassion, te rend plus sensible, plus détaché, plus aimable, plus humain, plus responsable, plus respectueux de l’éthique. La religion qui fera tout ça pour toi, c’est la meilleure religion. J’ai gardé le silence pour un instant. J’étais émerveillé, et je le suis encore aujourd’hui, en pensant à sa réponse pleine de sagesse et si irréfutable : Mon ami, je ne suis pas intéressé par ta religion ou si tu es religieux ou pas… Pour moi, ce qui est important, c’est la façon dont tu agis avec les autres, ta famille, tes collègues de travail, ta communauté, et devant tout le monde. Rappelle-toi que l’Univers est l’écho de nos actions et de nos pensées. La loi de l’action et réaction n’est pas exclusive à la physique. Il s’agit aussi de nos relations humaines. Si j’agis avec bonté, je recevrai de la bonté. Si j’agis avec méchanceté, je recevrai de la méchanceté. Ce que nos grands parents nous ont dit est la pure vérité. Tu recevras toujours ce que tu souhaites aux autres. Être heureux n’est pas une affaire de destin, c’est une affaire d’option ou de choix.
Finalement, il a dit : Prends soin de tes pensées parce qu’elles deviendront des Mots. Prends soin de tes mots parce qu’ils deviendront Actions. Prends soin de tes actions parce qu’elles deviendront Habitudes. Prends soin de tes habitudes parce qu’elles formeront ton Caractère. Prends soin de ton caractère parce qu’il formera ton Destin, Et ton destin sera ta vie…. Et….. : Il n’y a pas de religion plus grande que la vérité. »
Le 24 juin, un jour avant mon retour en Suisse, João en Entité est venu dans le grand hall où tout le monde attendait pour passer devant lui dans les salles de méditation, en portant des béquilles dans une main et dans l’autre une femme pleine d’émotion. En lui disant qu’elle n’avait plus besoin de ses béquilles il lui a recommandé de marcher. Elle pleurait de joie. L’Entité, c’était José Valdevino, a jeté les béquilles sur l’estrade et avec fermeté a fait un geste de la main à la femme hésitante : »Va, marche… » Elle est partie se perdre dans la foule. José Valdevino a annoncé que les personnes qui avaient un rendez-vous le lendemain pour une opération pouvaient venir maintenant pour une opération visible si elles le voulaient. Il faut savoir qu’en principe seulement les personnes entre 18 et 52 ans peuvent demander une opération visible, autrement c’est une opération invisible. Donc une occasion magnifique pour toutes les personnes qui ont dépassé l’âge et aimeraient une opération visible. Et effectivement, trois personnes sont montées sur l’estrade, deux femmes et un homme. Pour la première femme, appuyée contre le mur, l’Entité a remonté le tee-shirt, libérant son sein et a pratiqué une incision juste en dessus du sein. José Valdevino a pris une aiguille et un fil, et voilà, on a transporté la femme à l’infirmerie. L’homme sur l’estrade a posé sa main sur son bas ventre, je suppose là où il avait un problème. L’Entité a baissé un peu le pantalon, tâté un peu le bas ventre sans vraiment y toucher et a déclaré que l’opération était déjà faite…Pour la troisième personne, il l’a fait s’asseoir sur une chaise, a pris un couteau de cuisine et opéré l’œil gauche. Voilà, en moins de sept minutes les trois opérations étaient terminées. Mais José Valdevino n’avait pas encore envie de partir, il a désigné plusieurs personnes qui devaient soit rentrer dans la salle de méditation, soit dans la salle d’opération pour une opération invisible. Il y a environ deux ans, João en Entité - le Dr. Augusto était en lui, je crois - a déclaré sur l’estrade que dans le futur il n’y aurait plus besoin de toucher les personnes pour une opération visible, cela allait se faire tout seul. Il a fait la démonstration sur une femme à qui il a enlevé le tee-shirt pour une opération, et avant de la toucher, il a demandé à des témoins, à des médecins de monter sur l’estrade pour contrôler la patiente en leur montrant les cicatrices qui étaient arrivées toutes seules sur la femme.
Ce qui me frappe toujours, c’est le regard de l’Entité, si vous n’avez jamais croisé ce regard-là, imaginez que quelqu’un vous regarde jusqu’au fond de votre âme, de votre être, avec un regard d’un tel amour, d’une telle compassion, de sagesse et de compréhension comme si vous étiez un livre ouvert pour lui. Je ne sais pas comment vous allez vous sentir, mais moi je fonds littéralement. Ce regard stimule le meilleur que nous avons en nous, il stimule la partie divine, sacrée, cachée, pour le faire ressortir. Pas étonnant que mes larmes coulent toujours toutes seules. Le lendemain je refais la file pour présenter encore quelques photos que les personnes m’ont envoyées in extremis. J’ai attendu de nouveau dans le grand hall où João est de nouveau venu sur l’estrade. Il nous a parlé en nous disant « Aujourd’hui c’est l’anniversaire, mais c’est aussi l’anniversaire pour tout le monde, mes chers frères et mes chères sœurs » en précisant de nouveau que ce n’est pas lui qui guérit, mais c’est Dieu. Cette fois c’est le Dr Augusto qui a pris possession de son corps pour faire une opération de l’œil devant tout le monde, très rapidement, et il a regardé la foule autour de lui avec ce regard bienveillant et aimant pour inviter plusieurs personnes à entrer dans les salles. Encore un moment magique ! Sur la grande place en face de la Casa il y a de l’activité depuis quelques jours. On dresse un très haut bûcher en bois, on dresse des tentes, car chaque pousada et chaque hôtel offrent à boire et à manger gratuitement pour des milliers de personnes ce vendredi soir. Un gâteau d’anniversaire de plusieurs mètres de long sera coupé plus tard et distribué, il y aura de la musique, João va danser un peu, le grand bucher fera un feu formidable, avec les pétards qui vont partir dans toutes les directions avec beaucoup de bruit. Il me semble qu’on s’entraîne déjà depuis quelques semaines et je ne sais pas si c’est pour l’anniversaire de João ou pour la coupe du monde de football. Pour le football tout le Brésil est en fête, tous les Brésiliens vibrent pour le ballon rond, aussi Abadiânia, avec la décoration dans les rues, dans les boutiques et les magasins on trouve partout le drapeau brésilien, aussi, dernier chic, sur le capot des voitures. Tard le soir le sol sera jonché de gobelets et d’assiettes en plastique et de restes de nourriture dont les chiens et les oiseaux vont se régaler. Tout le monde sera content de cette belle fête, avec les oreilles pleines de bruit et le ventre plein.
Bon, cette belle fête, je vais la passer dans l’avion et je ne regrette pas de n’avoir finalement pas repoussé mon départ pour y rester encore un peu, j’ai déjà fêté plusieurs fois l’anniversaire de João. Mais que c’est dur de quitter Abadiânia, fête ou pas, et la seule consolation que j’ai, c’est de revenir dans deux mois. Je vous adresse mes lumineuses pensées et vous souhaite plein de soleil dans vos cœurs et peut-être on se verra à Abadiânia
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres, de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse Mars 2010
On sent bien que la saison des pluies touche bientôt à sa fin. La nature se gorge encore des trombes d’eau qui tombent de temps en temps, souvent avec l’orage, pour affronter six mois de sécheresse, l’hiver se met en place. Mais pour le moment tout est très vert, des verts aux différents tons, c’est un vrai régal pour les yeux. Les grands araras et les toucans sont aussi de retour, les araras survolent les collines à la recherche de nourriture en s’annonçant avec leur cri si caractéristique. Les toucans, au fond je n’en ai vu plusieurs fois qu’un, peut-être toujours le même, qui survolait aussi les collines et se posait sur les arbres pour se faire admirer. Ils ont aussi un cri très spécial, qu’on reconnaît de loin et il n’y a qu’à scruter les environs pour les voir. Un matin dans le grand hall de la Casa, une jeune femme monte sur l’estrade et empoigne le micro. Elle donne son témoignage et commence à nous dire que garder l’espoir est très important et que les changements sont possibles. Et ici à la Casa nous pouvons expérimenter cela. Tu veux une réponse à tes questions et à tes prières ? Les Entités vont t’entendre. Les changements arrivent presque toujours avec des crises. Elle a enchaîné qu’elle a été paralysée pendant des années, elle ne pouvait plus parler, mais seulement regarder le plafond de sa chambre. Un jour on l’a amenée à la Casa et sa vie a basculé vers la guérison. Elle a chanté pour nous une des chansons qu’elle a composées en disant que les Entités lui ont redonné la mobilité, la voix et le don pour composer des poèmes. Son chant a été magnifique et beaucoup des personnes dans la salle avaient des larmes aux yeux.. Plus tard j’ai parlé avec elle, elle m’a intriguée, je voulais savoir un peu plus d’elle. Sabine vient d’Allemagne, mais sur sa maladie elle ne voulait rien dire de plus, « c’est égal, c’est le passé… ». Elle me dit encore que « quand un moment dans ta vie tu n’arrives plus à savoir comment continuer, quand tu es perdue, il y a toujours un espace au fond de toi qui s’appelle espoir et qui va de pair avec la foi. Quand tu viens ici, tu auras des doutes, c’est normal, tu es dans ta tête et pas dans ton cœur. Ici il n’y a pas de magie, tout est dans le travail spirituel, car tu es plus que le corps physique, ouvre ton cœur à ce travail spirituel ». Elle me dit encore que pour elle c’est très difficile de parler de sa maladie passée sur l’estrade devant tout le monde, elle le fait parce que les Entités lui ont demandé de le faire et elle espère que cela va aider d’autres personnes.
Un ancien amiral de la marine prit ensuite la parole en nous racontant qu’il avait un cancer de la prostate et la leucémie et que le médecin lui a donné espoir de vie pour six mois…c’était il y trente ans. Il a aussi trouvé le chemin à la Casa et sa guérison a été sa transformation intérieure car chaque fois qu’il a dépassé les difficultés de sa maladie, il s’est rapproché toujours plus de lui-même. Après les médecins ont constaté qu’il avait une insuffisance cardiaque, il enfila un caleçon de bain et se mit à courir comme un fou le long des plages (il habitait Rio) pour voir s’il était vraiment cardio. Entre autres il a encore surmonté un cancer de la moëlle épinière et les Entités lui ont tiré les oreilles pour lui indiquer qu’il faut maintenant aller de l’avant dans son développement spirituel. Un jeune médecin italien, plein de curiosité, d’ouverture du coeur et de charisme et qui vient pour la deuxième fois à Abadiânia, a eu de la chance de regarder de très près les opérations visibles de l’Entité, car Joâo en Entité l’appelle souvent pour l’avoir à côté de lui. Il m’a confirmé qu’il s’agit de vraies opérations compliquées. De loin un simple grattage de l’œil, en soi déjà un miracle, mais il a vu que l’Entité a fait une incision sur l’œil et il a avoué qu’il en est resté sans voix et ne comprend pas. J’aimerais bien que beaucoup de médecins aient le courage de venir voir les opérations de Joâo en Entité ici à la Casa, pour regarder une autre réalité de guérison… Ce qui se passe ici est tellement énorme que je crois que nous percevons, avec un peu de chance, seulement une infime partie des miracles. Depuis huit années que je viens ici à Abadiânia, quatre ou cinq fois dans l’année je peux vous assurer que j’ai vu des guérisons. Et si vous discutez un peu avec les visiteurs de la Casa, votre tête commence à tourner. Presque chaque personne peut raconter une guérison miraculeuse sur place ou une fois rentré à la maison. On peut faire des rencontres surprenantes à la Casa. Comme l’autre jour un Népalais, son nom est Furtemba Sherpa, sur son vélo il parcourt le monde depuis sept ans, un ambassadeur de la paix et de l’environnement. De son pays natal, le Népal, il a traversé l’Inde, le Bhutan, la Thaïlande, la Chine, bref, pratiquement toute l’Asie, l’Australie, la Nouvelle Zélande, l’Europe, les USA, Hawaï, les Bahamas etc. pour arriver au Brésil avec un mal de dos. A Brasilia on lui a indiqué le guérisseur à Abadiânia, il a pédalé jusqu’ici et le voilà, un peu paumé et perdu parmi toutes ces personnes habillées en blanc, lui il était en tenue de cycliste, mais il a été très content de voir les drapeaux bouddhistes et la lettre du Dalaï Lama dans le grand hall. Il nous a montré un gros classeur avec des lettres, des photos et les encouragements de personnalités de tous les pays, comme le maire de New York. Il avait un peu peur que l’Entité lui prescrive une opération car il est pressé de repartir vers les chutes d’Iguaçu pour continuer sur le Paraguay, où il est attendu pour le 26 mars. Effectivement, la route est longue et il doit encore beaucoup pédaler. L’Entité a été très intéressée en regardant son classeur et lui a promis de l’aider pour son mal de dos en lui prescrivant une boîte de passiflore, gratuitement. J’ai fait une photo de lui et de l’Entité avec son appareil de photo et plus tard il pourra ajouter la photo dans son classeur. Je lui ai expliqué les règles à suivre pour les gélules, mais il m’arrête tout de suite en me déclarant avec un grand sourire qui dévoile ses magnifiques dents blanches, qu’il ne boit pas, ne fume pas et qu’il vit très, très simplement. Je lui ai demandé comment il fait avec l’argent, car même quand il campe, il doit quant même manger. Il me répond que son gouvernement et certains gouvernements d’autres pays l’aident avec de petites sommes, assez pour poursuivre sa mission jusqu’à l’an 2012. J’aimerais partager avec vous un extrait du discours d’ouverture donné par Joâo à la Casa de Dom Inacio le 22 novembre 2000 ( du livre de Josie Raven Wing »Guérisons et miracles de Joâo de Deus ») :
« Je remercie tous ceux qui sont venus de si loin apporter leur énergie à la Casa. Je n’ai guère besoin d’expliquer ce que la Casa représente car vous savez tous ce que nous accomplissons ici. Je dirai seulement qu’au lieu de prêcher telle ou telle religion, nous prêchons la parole de Dieu et la vie éternelle. Nous vous débarrassons de tous les maux que Dieu nous permet de guérir. Je demande à ceux qui viennent de si loin de faire usage de l’ensemble des moyens qui sont à leur disposition en ce lieu : les traitements, les herbes thérapeutiques, la soupe qui soigne, l’eau bénite. Vous en servir vous prépare et vous conditionne au travail spirituel. Je n’ai suivi aucune formation pour réaliser ce travail. Je l’ai commencé à l’âge de neuf ans. C’est grâce à la foi qui m’habitait alors, c’est encore la foi qui me garde près de Dieu. Aujourd’hui je travaille à quelque 160 km du village qui m’a vu naître. A la Casa, nous n’enseignons aucune religion ni pratique particulières. Celui ou celle qui proclame, avant arriver ici, de ne croire ni en Dieu ni en aucun Être Supérieur, croira dès son entrée en ce lieu. S’il y a des médecins parmi vous souhaitant observer les opérations, ils sont invités à voir tout ce qu’ils désirent car nous n’avons rien à cacher. Êtes-vous prêts à mettre en pratique tout ce que cette puissance vous demande de faire ? Je vous en supplie, mes frères et mes sœurs, accomplissez la part de l’effort qui vous revient. Quant à moi, je ne suis qu’un simple tailleur du centre du Brésil, un individu avec une dette karmique à régler, exactement comme vous. Trois jours par semaine, je deviens prisonnier de l’énergie divine. Cette tâche se poursuivra tant que je ne me ferai pas payer pour l’effectuer. Si cela devait m’arriver, cela signifierait que je ne serais plus « en esprit ». On ne peut pas se faire payer pour un travail spirituel. Oui, vous donnez de l’argent pour les herbes. Mais ni une rémunération pour le travail ni la quête ne sont réclamées à la Casa. J’assume entièrement la Casa tant sur un plan matériel que spirituel. Exactement comme le Christ avec ses apôtres, ceux qui m’accompagnent m’aident dans ma mission afin de subvenir aux besoins de la Casa et continuer le travail. Certains de mes assistants prononcent les discours du matin et de l’après-midi car je n’en suis pas capable – je sais à peine lire et écrire. Je sais que j’accomplis ici une bonne mission parce que je possède cette énergie ainsi que la conviction que nous sommes obligés d’obéir à la volonté de Dieu dans ses enseignements, et non exiger l’inverse. Et maintenant, je demande à ceux qui ont la foi de m’aider à recevoir l’incorporation. C’est votre travail qui m’aide à accomplir ma tâche. Et quand quelqu’un vient vers moi en disant : »Je suis guéri », cela me donne la force et le courage de continuer ma mission. On peut tromper les gens pendant un an, deux ans, mais pas pendant quarante-quatre ans, ce serait très difficile. Il fut un temps où je devais me cacher pour aider les personnes qui recherchaient mon aide. Des gens pouvaient dire : »Voilà le guérisseur. » Et moi de répondre : »Je ne suis pas guérisseur, je suis tailleur, je ne fais qu’apporter la parole de Dieu. »
Une affiche est apposée à l’entrée de la Casa depuis quelques jours, pour des cours gratuits d’anglais pour les chauffeurs de taxi et le personnel de la Casa, une occasion unique, j’espère que beaucoup de monde va profiter de cette opportunité car il est toujours assez rare de trouver quelqu’un qui parle l’anglais, sauf évidemment les traducteurs officiels de la Casa. Ne parlons pas du français… Il y a de temps en temps quelques critiques : la musique est trop forte dans les salles de méditation, ou pas à notre goût, les volontaires parlent trop et toujours en portugais, on ne comprend rien, les bancs sont trop durs (ô combien !) il fait trop chaud et quand la Casa a mis les climatiseurs il fait trop froid…tout cela est vrai, mais nous ne devons pas oublier que nous sommes des invités de la Casa et c’est à nous de nous s’adapter et pas le contraire. La Casa a fait énormément d’améliorations depuis des années et va en faire encore, le temps qu’on a été assis par terre est révolu, tant mieux. Soyons reconnaissants de pouvoir fréquenter un endroit pareil, unique au monde et les petits inconvénients ne pèsent finalement pas trop lourd en comparaison de ce qu’on peut recevoir.
Le petit marché du dimanche matin est toujours là à Abadiânia, de l’autre côté de la route nationale qui coupe Abadiânia en deux : d’un côté les avenues coupées au cordeau avec des petites maisons, l’église catholique, la mairie, les supermarchés, la Casa da Sopa et de l’autre côté la rue principale qui va tout droit au centre de guérison Dom Inacio de Loyola et qui se prolonge en terre battue vers les collines. La coccinelle comme étal de marchandise, les poissons vivants de la grande rivière plus loin, les légumes et les fruits de saison forment toujours de jolies images pour le bonheur de mon groupe. Pour terminer quelques mots de Marc Aurèle (empereur philosophe de 161 à 180)  « Mon Dieu, donne- moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d'accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux." Je vous souhaite un magnifique printemps avec l’explosion des couleurs et des senteurs de notre mère nature. Julia ANDREE 
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Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres, de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse Janvier 2010
La tornade de la fin d’année 2009 a soulevé quelques toits en éternit et projeté au loin bien des tuiles, elle a joué avec des panneaux et des objets qui ont valsé dans tous les sens. Un ciel plombé de noir, des trombes d’eau, le spectacle a été saisissant ! Heureusement cela n’arrive pas souvent à Abadiânia, je le vis pour la deuxième fois en huit ans ! Autrement le temps a été magnifique, pas mal de pluie et beaucoup de soleil, de très bonnes chaleurs qui flirtaient avec les 31°C au thermomètre. Tout pousse à vue d’œil, tout est vert dans toute une palette de nuances, je ne me lassais pas de découvrir les fleurs du Cerrado, les fleurs dans les jardins ou au bord du chemin, qui pointent leur bout de nez. Mais il n’y a pas seulement des belles fleurs, avec souvent des formes un peu bizarres, on peut aussi admirer toute une faune d’insectes et de papillons. Sur le chemin de la cachoeira, la cascade sacrée de la Casa, nous avons rencontré de magnifiques chenilles, certaines avec des couleurs vert phosphorescent, ou poilues, certaines avec d’autres belles couleurs et on ne sait pas où est la tête et où est le bout, seulement quand elle se met en marche. Quel beau papillon va sortir de la chenille ? Et un papillon de nuit avec une tête comme un crocodile, je suis toujours émerveillée de la diversité et de la beauté de Mère Nature. Un long séjour de sept semaines pour fuir aussi un peu l’agitation d’avant Noël et passer autrement les fêtes de fin d’année : dans la méditation et la prière. Un Noël sans neige et froid, un Noël tout en douceur dans les salles de méditation à la Casa, un vrai cadeau ! Mais cela me fait toujours un peu drôle de voir les décorations de Noël, les guirlandes qui clignotent et les pères Noël qui grimpent sur les façades ou dans les grands magasins de la ville voisine, des personnes déguisées de haut en bas en père Noël et qui vous lancent en entrant : »hou, hou, hou », à 30° à l’ombre. Je me suis dit qu’ils doivent bien transpirer sous leur barbe blanche ! Abadiânia a été bien vide autour de Noël et les rues ont été un peu désertes, les boutiques fermées, les Brésiliens fêtent Noël en famille et beaucoup de personnes qui travaillent et vivent à Abadiânia sont rentrées dans leur famille. J’ai beaucoup aimé cette ambiance « de vide », de tranquillité, la Casa a été ouverte comme un jour normal, avec peu de monde, mais avec des énergies très intenses et apaisantes. Du pur bonheur !
Plusieurs fois j’ai amené des personnes du groupe au marché d’Abadiânia le dimanche matin. C’est un vrai régal pour les yeux, ce petit marché où paysans et cultivateurs viennent pour vendre leurs produits. Là un stand avec des légumes, là une petite table dressée avec quelques bouteilles de lait et du fromage rond, frais, là une voiture coccinelle avec des bananes et des gros jaquas, là une autre voiture pour vendre des poulets vivants, attachés par les pattes, ou coincés dans une cage pour attendre un futur client et finir comme poulet rôti sur la table familiale du dimanche. Des tables et des chaises dressées pour siroter une bière, on grille les brochettes de viande, des « pastel de carne » (chaussons à la viande) se dorent dans la graisse, l’ambiance est cordiale et chaleureuse. Un jeune homme est couché là, peut-être pour cuver sa cuite déjà le matin, tout le monde fait attention de ne pas marcher sur lui. Lors d’une de nos promenades, la petite rivière derrière les collines charriait une eau rouge, comme cette belle terre du Brésil, c’est la première fois que j’ai vu ce phénomène, deux jours plus tard l’eau était de nouveau claire et limpide. Comme je l’ai déjà mentionné, l’énergie a été très forte et les Entités très actives ! Certaines personnes du groupe ont fait des drôles d’expériences à la pousada dans la nuit, des coups contre la porte, contre le mur. Isabelle, avant de se coucher, a emballé dans un sac en plastique et bien fermé, un morceau de gâteau au chocolat pour le déguster le lendemain. Mais ô surprise, après la nuit un peu mouvementée de bruits et de mouvements « bizarres », le morceau de gâteau avait disparu, le voleur avait juste laissé quelques miettes dans le sac fermé ! La porte était fermée toute la nuit, donc personne ne pouvait entrer. On se posait la question si les Entités sont venues pour nous dire un petit coucou et déguster en même temps le gâteau au chocolat ! José Pentadeo a bien réclamé, au début de sa venue comme nouvelle Entité à la Casa, des fruits et surtout des raisins qu’il tenait dans sa paume en nous serrant la main quand on passait devant lui. Rien n’est impossible dans ce lieu « bizarre » qu’est Abadiânia, et le gâteau de la cuisinière de la pousada est spécialement délicieux.
Connaissez-vous la tomate du Cerrado ? Mais avant de parler de la tomate et du loup, j’aimerais vous expliquer ce qu’est le Cerrado. Le Cerrado, ou la savane du Brésil, recouvre, grosso moto, le plateau central du Brésil avec une surface d’environ 200 millions d’ha, c’est une région aussi vaste que l’Europe Occidentale. Abadiânia se trouve en plein dans le Cerrado. Le sol est relativement pauvre avec des arbustes chétifs, souvent tordus, avec une écorce épaisse pour se protéger du feu. Le Cerrado brésilien recèle un riche écosystème et abrite une énorme variété d’espèces végétales, que l’UNESCO vient de déclarer « Réserve Mondiale de la Biosphère «. Quant au loup à crinière, c’est plutôt un renard géant perché sur de très longues pattes noires avec une fourrure rousse et de grandes oreilles. Son régime se compose pour moitié de fruits de saison, dont certains ont des propriétés thérapeutiques contre des vers parasites. Et là je reviens sur la tomate du Cerrado, le loup ou renard géant peut faire de longues trottes, en moyenne 30km par nuit pour en trouver, condition essentielle à sa survie, pour se débarrasser des hôtes indésirables. Dans le parc national de la Chapada dos Veadeiros, à env. 200km de Brasilia, nous avons vu une nuit ce loup magnifique qui s’est laissé admirer dans les phares du bus, mais je n’ai pas vu d’arbustes à tomates. A Abadiânia, dans mes chères collines, il y a plein d’arbustes à tomates du Cerrado avec de gros fruits verts et avec de jolie fleurs bleu violet… et plus de loup pour les manger. C’est vraiment mal fait, il faudrait introduire quelques loups qui ont certainement existé avant que les vaches, les plantations d’eucalyptus et les fermes soient venues pour les chasser.
Je suis heureuse de pouvoir retourner dans six semaines à Abadiânia et d’y amener des personnes qui ont le courage de perdre un peu d’elles-mêmes, mais de repartir plus riches qu’avant, après avoir fait une vraie rencontre spirituelle avec soi-même. Abadiânia est un endroit tellement riche, intense, transformateur et transcendant que tout le monde remarque : « Il n’y a pas de mots pour le raconter, il faut le vivre… » Vous êtes d’accord avec moi quand je dis que tout est vibration, tout est mouvement. Si vous regardez votre main, une feuille, ou une table à l’aide d’un très puissant microscope, vous observez une danse incessante de molécules, d’atomes, d’électrons, de particules subatomiques. Tout est en perpétuel mouvement dans l’univers.
L’énergie spirituelle d’une personne s’évalue par la vitesse des vibrations de son champ énergétique : les vibrations rapides apportent l’harmonie, nous éveillent à la présence de Dieu, font taire notre ego, cet inépuisable créateur de problèmes. Les vibrations rapides se manifestent dans les attitudes : aimer, embrasser l’éternel, être généreux et reconnaissant, entretenir la joie et l’espoir, la patience, la sympathie et le pardon. Tandis que les vibrations lentes créent un désordre énergétique, une impression de déséquilibre et la peur, l’anxiété, la colère, la jalousie, la convoitise, la culpabilité et la haine peuvent se développer sous la domination des vibrations lentes. L’énergie est le fondement de la vie, son impact est omniprésent et la fréquence de ses vibrations détermine notre état de santé physique, mental et spirituel. Abadiânia est un lieu de très haute fréquence qui nous ramène de nouveau au centre de nous-même, à notre âme, à notre source. La méditation nous aide à prendre de la force, à élargir nos horizons, à éclaircir nos idées, elle permet l’épanouissement et la créativité, car elle nous permet d’accélérer nos vibrations pour rentrer en contact avec la conscience universelle et là aussi où tous nos problèmes trouveront leur solution. La méditation est la nourriture de l’âme et elle est une précieuse voie d’accès aux conseils divins.
Faire un séjour à Abadiânia n’est pas facile ni de tout repos pour notre corps physique, l’adaptation à ces vibrations et à cette haute fréquence nous oblige à nous coucher très tôt comme des poules, nous sommes simplement fatigués, notre corps a besoin de se reposer. Heureusement la Casa n’est ouverte que trois jours par semaine. Je m’imagine mal recevoir des soins, méditer ou passer devant l’Entité à la Casa six jours sur sept : nous ne le supporterions pas, tout simplement, et on pourrait nous ramasser à la petite cuillère. On me demande : » Mais que faisons- nous les quatre jours restants ? Nous allons nous ennuyer ! » Une fois sur place nous constatons les dispositions judicieuses des Entités d’ouvrir la Casa seulement les trois jours, et pour notre bonheur, le reste des jours nous avons le temps de lire, de nous promener dans les magnifiques collines, de siroter un jus de fruit sur une terrasse, de se parler, de se laisser tenter par les cristaux, d’aller à la chute sacrée, de faire un bain de cristal ou de ne rien faire. Et si vous venez avec moi, je propose des soirées cinéma grand écran avec différents films documentaires, des réunions, des balades, des rituels dans les collines, la visite à la Casa da Sopa et j’en passe… Malheureusement le temps à Abadiânia passe terriblement vite et notre âme n’a qu’une envie, rester et rester encore !
« J’ai regardé au loin J’ai vu quelque chose qui bougeait Je me suis approché J’ai vu un animal Je me suis encore approché J’ai vu un homme Je me suis encore approché Et j’ai vu que c’était mon frère » Parabole du Tibet
Je saisis l’opportunité pour remercier toutes les personnes qui m’ont témoigné leur soutien, leurs encouragements, leur confiance, leur amitié et leur amour si précieux pour moi durant toutes ces années et je souhaite de tout mon cœur que nous puissions cheminer encore un peu ensemble, car seul nous ne sommes rien, ensemble nous pouvons faire des miracles ! Je vous adresse mes lumineuses pensées pour le début de l’année 2010, que la paix et la lumière vous accompagnent éternellement Julia ANDRÉE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres, de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse Octobre 2009
Le mois de septembre a été un mois assez exceptionnel du point de vue chaleur et pluie. Le thermomètre a flirté avec les 29°/30° et presque tous les 3 jours nous avons eu un orage qui a rafraîchi un petit peu l’atmosphère. En principe tout était un mois trop tôt, et le résultat : les jabuticaba ont mûri à la vitesse grand V, quel régal (ce sont des drôles de fruits gros comme des cerises, qui poussent directement sur l’écorce de l’arbre) et les mangues gonflent à vue d’œil, elles ont besoin d’eau pour mûrir. Lors du petit tour jusqu’à la grande rivière, on traverse la ferme où des petits veaux avec leur maman nous regardent passer. Les vaches et le taureau ont bien travaillé, car il y a au moins huit petits veaux, certains sont encore tremblants sur leurs jambes. Le pont suspendu a toujours beaucoup de succès et nous pouvons faire le tour en traversant la rivière à pied. René se couche carrément dans l’eau et nous nous amusons comme des enfants, il faut dire que la journée était très chaude et nous sommes partis peut-être un peu tard dans la fin de l’après-midi (à 18h30 il fait nuit). Mais c’est très agréable de marcher dans la fraîcheur du soir et comme la rivière est en bas des collines nous montons tous à un rythme très rapide pour ne pas rentrer dans la nuit. L’obscurité nous entoure à l’approche de la Casa et les lampes de poches ne sont finalement pas utiles.
 C’est aussi la saison des cajous, un peu plus loin sur la route nationale on peut acheter des cajous cultivés. Mais l’arbuste pousse dans le Cerrado, certains ont juste des fleurs, d’autres sont plus avancés et ont développé d’abord la future noix de cajou (qu’on ne peut pas manger telle quelle, il faut la torréfier et cela donne la noix de cajou), d’autres arbustes ont déjà le fruit bien rouge mais très petit. Il pousse sur la noix qui a l’air d’un fœtus. Je me régale, le fruit est assez âpre mais sucré quand il est bien mûr. Après la première semaine, João part de nouveau dans un autre centre au Brésil pour le week-end. Je ne sais pas où il puise ses forces pour maintenir ce rythme infernal qui est le sien, je suppose que les Entités veillent sur lui. Comme les Entités veillent aussi sur nous, nous aident, elles ne sont jamais loin, nous sommes vraiment dans un endroit exceptionnel, unique. Tous ceux qui viennent ici à la Casa viennent principalement parce qu’ils ont besoin d’aide, d’aide spirituelle. Les Entités nous aident pour notre corps, pour notre maladie. Toute chose de notre vie a un sens, les différents conflits, les maladies, les accidents etc. sont souvent aussi le résultat de nos vies passées. Mais tout ce qui nous arrive dans notre vie trouve aussi des solutions. La Casa et les Entités guérissent la cause de la maladie, la cause spirituelle surtout. Nous sommes tous très impatients d’aller mieux, de guérir, mais la maladie n’est pas venue en quelques jours. La chose la plus importante est de ne pas s’identifier avec nos pensées négatives, mais de changer de station de radio, de changer nos pensées, d’imaginer que nous sommes déjà guéris, d’imaginer cela avec de magnifiques couleurs, de mettre toutes nos émotions positives dans l’image, pensons à tout ce qui est beau, à tout ce qui nous fait du bien, à tout ce qui nous remplit de joie et d’un sentiment d’amour. Les Entités nous disent toujours : donne toi tout l’amour, ne te critique pas, aime- toi et donne cet amour aux autres.
Les Entités de lumière de la Casa aident aussi les âmes qui ont perdu leur corps et sont égarées dans leur recherche de la lumière pour se fondre de nouveau dans l’amour et retourner à la source de notre divin créateur. Nous devons nous rappeler que nous sommes des êtres illimités, des êtres éternels, des enfants de Dieu.
Après trois semaines tout ceux de mon groupe sont rentrés et João est parti pour une semaine à New York, pour soigner des milliers d’Américains. Abadiânia se vide, beaucoup de volontaires prennent cette opportunité pour rentrer chez eux pour visiter leurs familles. Mais la Casa reste ouverte comme d’habitude les mercredi, jeudi et vendredi. La méditation dans les salles dure une heure et demie et on sert aussi la fameuse soupe chaque matin après la méditation. Il y a de magnifiques énergies dans les salles, c’est comme si les Entités veulent nous faire comprendre que peut-être le médium Joâo n’est pas là, mais elles sont présentes ! Et je peux le dire, bien présentes ! La rumeur court que João ne rentrera pas comme prévu mais plus tard, il y a tellement de monde à New York qui veut le voir. Mais finalement il arrive comme prévu et mercredi il est là, assis dans son fauteuil à recevoir les gens. J’ai beaucoup aimé la semaine « sans » João, Abadiânia est désert, tout est tranquille et au repos. Les coucher et lever du soleil sont toujours splendides, toute la nature est magnifique et c’est juste derrière la Casa dans les collines où le toucan nous attend, où les perroquets cherchent leur nourriture toujours en couple, où les grands araras survolent leur territoire, aussi en couple et où l’on peut observer des dizaines de différentes fourmis de taille minuscule jusqu’à deux centimètres de long, dans leurs laborieuses activités. Seul bémol le soir (mais c’est la saison et qui ne dure pas heureusement !) quand des millions de scarabées sont attirés par la lumière et essaient désespérément de s’en approcher. Ils s’accrochent aux cheveux, aux vêtements, et quand ils tombent par terre ils restent lourdement sur le dos en agitant leurs pattes. Finalement ce désir inné de la lumière est universel et pas seulement pour les scarabées, ne recherchons-nous pas aussi la lumière ? Tout nous porte à cela, nous fondre dans la lumière du Divin pour nous accomplir. L’automne est devant notre porte, la nature commence à peindre des magnifiques couleurs sur les feuilles, ce sera de nouveau un festival de feu avant que la neige couvre le tout. Un temps pour rentrer aussi à l’intérieur de soi, pour se découvrir mieux et peut-être allez-vous faire comme Khalil Gibran et découvrir le printemps prochain un jardin plein de magnifiques fleurs… ? « En automne je rassemblai tous mes soucis et les enterrai dans mon jardin. Lorsque le printemps revint pour épouser la terre, dans mon jardin alors poussèrent de très belles fleurs. » Khalil Gibran
Je vous envoie à toutes et à tous plein de lumière et d’amour dans vos coeurs Julia ANDREE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres, de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse Juillet 2009
Qu’il est difficile cette fois d’écrire des choses pour « Derrière le rideau » et sur la Casa de Dom Inacio. Rentrée il y a quelques jours de la Serra da Capivara, où nous avons passé une semaine avec un petit groupe après deux semaines de séjour à Abadiânia, j’ai encore plein les yeux d’images des magnifiques peintures rupestres, des vallons, des canyons, de la flore, des rencontres, le bonheur à l’état pur de redécouvrir pour la deuxième fois ce coin enchanté. Le groupe d’Abadiânia était magnifique, avec des personnes absolument magnifiques et attachantes. Plusieurs personnes du groupe étaient déjà venues avec moi, et cela crée toujours tout de suite une énergie très forte où les « nouveaux » peuvent se glisser pour pleinement en profiter.
Un très bon discours sur l’estrade du « professeur », je ne sais pas comment il fait, mais il peut parler pendant des heures, en portugais ou en anglais, et ce qu’il dit est très enrichissant et profond. Il a rappelé de nouveau qu’ici à Abadiânia, c’est un hôpital spirituel et que les Entités, ces Êtres de lumière, ne sont pas Dieu, mais elles nous aident, la plupart des gens ne peuvent pas les voir, mais elles sont là. Il enchaîne aussi qu’il y a trois choses à observer : 1. croire en Dieu 2. avoir de la patience 3. ne jamais abandonner Il poursuit qu’il est très important de croire aussi en nous-même, de croire à notre guérison, que nous pouvons guérir et que nous avons cette capacité en nous. Et là il en vient à la patience, en général nous n’avons pas tellement de patience, nous voulons guérir tout de suite, souvent sans faire d’effort, sans changer quoi que soit à notre mode de vie, à nos habitudes.
Les deux semaines à la Casa sont passées à une telle vitesse que je me suis retrouvée dans l’avion pour Teresina sans savoir comment. Mais deux semaines ô combien riches ! Les Entités en pleine action ont fait plusieurs opérations visibles sur l’estrade, José Valdevino est venu souvent dans le corps de Joâo. Dans le petit film que je montre le premier jour à Abadiânia, on voit sur l’estrade un José Valdevino avec un visage assez sévère, pratiquant des opérations et envoyant des gens massés dans le grand hall pour une opération, pour une méditation ou un autre traitement. Mais le José Valdevino de ces jours-là était très doux, paternel et aimant la plupart du temps. J’ai beaucoup aimé le passage de Violaine devant l’Entité José Valdevino, qui lui dit quand elle était devant lui : »Si je te demande de me faire un cadeau, tu vas m’en donner un ? » Violaine cherche sur elle quoi donner à l’Entité et veut déjà enlever son petit bracelet. José Valdevino ne veut pas le bracelet et redemande : » Tu me donnes un cadeau ? » Violaine dit « oui, oui » et reste perplexe, moi aussi, jusqu’au moment où j’ai compris ce que veut l’Entité quand il pointe son doigt sur la canne de Violaine et dit : » Je veux ta canne comme cadeau » et il la lui enlève tout en douceur en précisant : » Va marcher dehors 1200 mètres et reviens me voir » ! Depuis, Violaine trotte partout sans sa canne, même à la Serra da Capivara !
Souvent on me demande si tous ceux qui font un séjour à la Casa seront guéris. Non, tous ne sont pas guéris en une seule visite, il n’y a pas de garantie de guérison non plus. Il y a de nombreux paramètres qui influencent le taux de guérison : le temps que les tissus guérissent, que les cellules se régénèrent et le fait que chacun, ou presque, doive spirituellement changer. Certains doivent améliorer leur environnement, leur régime alimentaire ou leur style de vie, d’autres doivent améliorer leur attitude et leurs pensées envers leur prochain et eux-mêmes. Ce n’est pas pour rien que l’Entité recommande souvent : « Va trabalhar », le vrai travail commence après la Casa. Par ailleurs certaines personnes prennent les règles de la Casa à la légère, peut-être celles-ci ne semblent pas logiques selon notre façon habituelle de raisonner. Les Entités nous demandent très peu de choses et certaines personnes sont prêtes à mettre en danger leur guérison, car elles n’aiment rien changer à leur mode de vie, à leurs habitudes. Cela doit être assez frustrant pour les Entités de voir le manque de respect envers leur travail et la non observation des simples règles de la Casa. Cela peut provoquer l’interruption du processus de guérison, un retour à la condition d’avant le traitement ou une aggravation du mal, selon le type de maladie ou d’affection. Nous le savons tous : ce n’est pas si facile de changer nos sacrées habitudes ! Je crois que nous sommes tous loin de vraiment saisir l’impact et le véritable travail des Entités sur notre être. Même moi, qui ai fait plus de 30 voyages et séjours à Abadiânia avec des groupes, je commence tout juste à assembler les différentes pièces de mosaïques de l’ensemble de ce beau tableau qui s’appelle la Casa et les Entités. Mais c’est peut-être impossible de comprendre « l’autre côté du miroir », tant que nous n’y sommes pas encore. 
Mais comme toutes choses dans l’univers, la santé fonctionne aussi selon un mode vibratoire, et la vibration suprême est l’amour. Si l’on focalise toujours plus notre attention et notre temps sur l’amour – amour de soi-même, des autres, de la nature et de tout ce qui se présente à notre capacité de sympathie et d’amour, alors nous sommes de plus en plus en accord avec notre Moi profond, avec la Source et nous allons vibrer de santé. Il y a bien d’autres approches de la santé, chacune d’elles a de la valeur selon la confiance et la conviction qu’on y met – mais ce qui fait vibrer tous les êtres animés, c’est l’amour. Y compris les plantes. Et nous-mêmes ! Ainsi avons-nous le choix : soit mener une existence fondée sur la peur, c'est-à-dire coupée de la puissante concentration d’amour que nous sommes, soit opter sans relâche pour être en concordance avec notre nature authentique : nous sommes des êtres portés par l’amour inconditionnel, nous sommes capables de donner de l’amour inconditionnel. L’amour est la clé de la santé ! Comme c’est encore la saison sèche et que tout est vraiment très sec, avec souvent un petit vent qui nous caresse, j’ai vu un jour les hautes herbes de plus d’un mètre s’embraser d’un seul coup. Il n’y avait personne qui ait pu jeter un mégot, peut-être le soleil a chauffé un morceau de verre. Les flammes étaient impressionnantes et le feu prit vite possession, avec la complicité du vent, de tout le coteau de la colline. Mais quatre jours plus tard j’ai vu pointer l’herbe verte des cendres noires et pourtant il n’avait pas plu.
Le livre : « Guérisons spirituelles » d’Ismar Estulano García (l’avocat de João et de la Casa) est enfin sorti de presse. L’année passée Norbert a passé des longues heures à le traduire d’anglais en français. J’ai ramené quelques exemplaires avec moi et le propose à ceux qui aimeraient en savoir encore plus sur la Casa, prenez contact avec CasaLumière. Tout le livre est fait de questions et réponses sur João, sur la Casa, sur les guérisons (40 témoignages détaillés), sur les Entités. L’auteur n’est pas pour rien juriste, tout est minutieusement décrit, c’est un bon livre à lire avant un séjour à Abadiânia.
J’aimerais vous présenter une autre Entité de la Casa : le Dr. Osvaldo Cruz. Il naquit près de São Paulo en 1872. Extrêmement intelligent, il savait lire et écrire à l’âge de cinq ans. En 1892, âgé de 20 ans, il termina l’école de médecine en présentant sa thèse « A Veiculação Microbiana Pela Agua » (La circulation microbienne à travers l’eau), qui fut reçue avec les honneurs. En 1896 il se rendit en France pour travailler à l’Institut Pasteur pendant trois ans. De retour au Brésil il dirigea l’Institut d’hygiène afin d’évaluer l’impact de la peste qui se répandait dans le port de Santos et d’organiser la lutte. Il était aussi le célèbre médecin brésilien, chargé de la santé publique, qui sauva Rio de Janeiro de l’épidémie de fièvre jaune. C’était un homme aux connaissances et à l’énergie extraordinaires. Lorsqu’il est incorporé, il se manifeste sous une apparence paternelle. Intelligent et sage, il soigne chacun avec beaucoup de modestie et de lucidité en utilisant toute une panoplie de moyens, au plan spirituel comme au plan physique. Osvaldo Cruz reçut plusieurs récompenses nationales et internationales. Il fut même élu à l’Académie brésilienne des Lettres. Malade et épuisé, il se retira en 1916 dans la ville de Petrópolis dont il devint maire. Il mourut en 1917 avant d’atteindre l’âge de 45 ans. Une petite anecdote : Au retour de la Serra da Capivara, dans l’aéroport de Petrolina, Marie-Thérèse avait mal à la tête, pas étonnant du tout, nous avions derrière nous presque sept heures de très mauvaise route, plus de trous que d’asphalte et plus loin, plus d’asphalte du tout. Une personne de notre groupe a demandé une aspirine à l’aéroport de Petrolina. Je ne savais pas qu’une aspirine peut déclencher un petit drame ou une comédie…c’est selon ! Peu de temps après, trois personnes habillées en blanc avec masques sur le nez voulurent nous escorter vers l’infirmerie de l’aéroport pour un examen. Nous avons tous protesté et finalement seulement Marie-Thérèse a dû porter un masque et nous autres en avons aussi reçu un…au cas où… Arrivés à Recife, nous avons eu un accueil magnifique des blouses blanches avec masques, qui nous ont bloqués dans l’avion. Grands palabres. Il paraît qu’à Petrolina ils ont averti Recife qu’il y avait des passagères porteuses du virus A (H1N1) Après avoir tous rempli un formulaire nous avons pu continuer notre voyage jusqu’à Olinda, non sans que les blouses blanches nous aient plusieurs fois recommandé de nous rendre tout de suite à l’hôpital Osvaldo Cruz dès l’apparition des premiers symptômes de la fameuse grippe.
Les peintures rupestres de la Serra da Capivara sont vraiment uniques, étonnantes, un enchantement pour les yeux dans des sites magnifiques entourés de canyons et de parois rocheuses de toutes les couleurs. Comme Rosa la responsable l’a expliqué, la peinture est un langage de communication. Des scènes de chasse, de guerre, d’amour, d’accouchement, de danse, des rituels, la vie de tous les jours des anciens habitants de la région (de -30'000 à -10'000 ans) est ainsi mise en images. Je ne sais pas si à cette époque les gens étaient heureux, Rosa le prétend, ils avaient beaucoup de gibier, de l’eau, un bon climat leur permettant d’être nus toute l’année, une vie facile. Que demande le peuple en plus ?…..
Le parc national fut créé en 1979 pour préserver les nombreux sites préhistoriques et les peintures rupestres de la région. En 1991 le parc fut classé au patrimoine mondial par l’Unesco. Les vestiges exhumés des sites, en abris-sous-roche, attestent la présence humaine dans la région depuis 100 000 ans. La Serra da Capivara est unique, tout comme son histoire, aujourd’hui, on compte dans ce parc près de 500 sites archéologiques, dont seulement la moitié se situe dans la partie publique. Parmi ceux-ci 260 sont ornés de peintures magnifiquement préservées. Le parc national possède l’un des paysages les plus impressionnants du Brésil : l’érosion a modelé au contact des eaux des deux formations géologiques un front de côte ruiniforme long de plus de 200km où les dénivelées atteignent parfois 250m. Le relief actuel s’est formé il y quelque 240 millions d’années. Des vallons et des canyons ont aussi été creusés à l’intérieur du massif sédimentaire. Le plateau et les larges vallées qui traversent ce massif sont couverts d’une forêt qui ne dépasse pas 5 à 6 m de hauteur. Ces plateaux et vallons abritaient autrefois une faune variée, représentée dans les sites préhistoriques. Aujourd’hui on peut rencontrer encore des jaguars, des tatous, des nandous (cousins des autruches), des ocelots, des singes, des chats sauvages, des serpents, plusieurs espèces de rongeurs, des cervidés et des chauves-souris, qui cohabitent avec plus de 200 espèces d’oiseaux.
Si l’aventure vous tente de visiter ce magnifique parc national de la Serra da Capivara, je peux vous donner l’adresse de l’agence de voyage qui organisera votre séjour sur place. Ce qui est génial, c’est la présence de Rosa, la responsable administrative de la Serra da Capivara qui est un puits de renseignements et qui parle français. Vous n’avez pas besoin d’être un grand marcheur pour visiter les différents sites de peintures dans le parc. Nous avons fait deux équipes : des bons marcheurs et des moins bons, chaque groupe avait son guide. Pour la plupart des sites une voiture peut arriver tout près. Ce qui n’est pas facile, c’est le trajet de neuf heures depuis l’aéroport de Teresina ou sept heures depuis Petrolina. Rosa est assez optimiste en pensant que la petite ville de São Raymondo Nonato, la porte du parc national, aura son aéroport l’année prochaine, il paraît que la piste est déjà faite. Je l’espère de tout mon cœur, car ces magnifiques peintures, au berceau de l’humanité, méritent d’être vues par tout le monde. Le Piaui est l’un des états du Brésil les plus pauvres, bien des routes sont encore à l’état de pistes. Mais le grand attrait de cette région du Nord Este à l’écart de tout est son côté modeste, encore très « authentique ». 
Claude, paléontologue, qui vient chaque année de France à Sâo Raimondo Nonato depuis plus de 20 ans pour travailler dans le musée et sur le terrain, et Martine sa collègue, nous ont ouvert les portes de leur laboratoire pour nous expliquer et nous montrer leur travail de recherche et partager leur passion. Nous avons passé une matinée magnifique, instructive et magique en leur présence. Dans le parc, beaucoup ont craqué pour la belle vaisselle fabriquée dans l’atelier de céramique, qui utilise des centaines de motifs empruntés aux peintures. Dommage seulement que ce soit presque aussi lourd à transporter que les cristaux.
Une dernière nuit sur sol brésilien à Olinda, so n nom signifie d’ailleurs « oh, la belle » en portugais. Petite ville coloniale nichée sur sept collines, c’est l’une des plus belles et charmantes villes du Nordeste. Avec ses ruelles bordées de casarões (grandes maisons coloniales) bigarrés, ses rues pavées antique, qui lui ont valu le titre de « Patrimoine Culturel de l’Humanité » décerné par l’Unesco, Olinda recèle de nombreux bâtiments dont la richesse architecturale et artistique est de premier ordre. Bref, un vrai régal !!!
Pour terminer, une citation d’Albert Einstein : « Il n’y a que deux façons de vivre votre vie. La première, c’est la vivre comme si rien n’était miraculeux, La deuxième, c’est la vivre comme si tout était miraculeux. »
Je vous souhaite un été magnifique et nous nous rencontrerons après mon prochain voyage début septembre Julia ANDREE Association CasaLumière
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse Avril 2009
Un temps magnifique pour ce mois de mars, pas trop chaud, pas trop de pluie, souvent un ciel bleu et comme cadeau de magnifiques levers et couchers de soleil, fréquemment la brume couvre les collines d’Abadiânia le matin et laisse traîner un certain mystère derrière elle. La première chose qui m’a frappée dès notre arrivée le premier mercredi matin de l’ouverture de la Casa, c’est le nombre de personnes, le grand hall était plus que plein et notre traducteur Arturo a dit qu’il y avait plus de 300 personnes, des Brésiliens, qui étaient venus pour la première fois à Abadiânia. Il m’a passé aussi un DVD qu’il a enregistré d’un reportage à la TV brésilienne, après le sport, (le futebol, nous sommes au Brésil !) des nouvelles brésiliennes et mondiales, il y avait aussi un reportage de quelques minutes sur Joâo et la Casa de Dom Inacio  Une amie m’a aussi raconté que l’Entité lui a dit un jour que dans le futur il y aurait tellement de monde qui voudrait voir le médium Joâo que même les pousadas et hôtels ne suffiraient pas pour héberger tout le monde et certaines personnes devraient même dormir dans la rue. Il y a quelques années la Casa s’est agrandie un peu, mais je suppose que bientôt cela sera de nouveau nécessaire.
La Casa continue de réaliser des améliorations pour le confort des visiteurs. Des ouvertures dans les toits il y a quelques années pour plus d’aération car le soleil sur le toit en Eternit tapait fort certaines saisons et la sauna était presque assurée pendant la méditation. Maintenant en plus des ventilateurs, il y a aussi la climatisation, à mon goût c’est le contraire maintenant, il fait un peu trop froid, mais je suis une frileuse ! On commence à remplacer des chaises devenues un peu fatiguées, par des magnifiques bancs en bois du Brésil, rembourrés pour que notre séant ne souffre pas trop pendant les longues méditations dans les différentes salles. Je dois dire que ces bancs sont géniaux pour méditer avec le dos droit, sans se fatiguer ! On souhaite que chacun aide un peu financièrement avec un don, message reçu ! On m’a raconté qu’au début de la Casa, tout le monde était assis par terre, il n’y avait tout simplement pas de chaises, ni de bancs. En comparaison avec avant, c’est vraiment le luxe maintenant. Quand j’ai décidé de rester encore une semaine de plus (c’est vrai que c’est toujours difficile de quitter ce petit coin de paradis) Arturo m’a dit : » Alors, tu viens avec nous dans le sud ». Bingo, j’ai toujours eu envie de suivre une fois Joâo dans un autre centre au Brésil et l’occasion était trop tentante pour ne pas faire cette expérience. Nous avons pris l’avion jusqu’à Porto Alegre, dans le Rio Grande do Sul et de là en voiture jusqu’à la petite ville touristique de Canela, nichée dans les montagnes. Ce qui m’a frappé le plus, c’est le côté « Allemagne », beaucoup de personnes ont les yeux bleus et les cheveux blonds, notre hôtel s’appelait « Blumenberg », la langue allemande est encore très présente. Une personne m’a raconté que sa fille voulait faire de la pub pour l’ouverture de sa pharmacie homéopathique, par radio et par le journal : cela s’est diffusé en portugais et en allemand pour toucher le plus de personnes établies dans des coins perdus. L’immigration allemande a été très forte dans le sud du Brésil.
La ville est très propre, les magasins et les maisons souvent en briques comme en Allemagne. Même la température est comme… donc assez fraîche ! (Il paraît qu’en hiver il peut même neiger dans certains villages en montagne). Plusieurs fois j’ai dû me pincer pour me rappeler que j’étais au Brésil. Les spécialités, entre autres, sont les articles en cuir et le vin. Comme Pâques n’était pas loin, il y avait une décoration époustouflante de grands lapins et d’oeufs de Pâques tous les trois mètres dans la rue. Une autre spécialité de Canela est la décoration pour Noël, ce doit être gigantesque et beaucoup de monde vient de très loin pour l’admirer. Le centre même de Dom Inacio de Loyola se trouve à quelques kilomètres de Canela dans les montagnes, dans une vallée, en pleine nature. Nous sommes arrivés assez tôt le lendemain et c’était complètement irréel de constater que des milliers de personnes étaient déjà là et attendaient patiemment le médium Joâo.  Le centre est ouvert depuis deux ans et demi et trois fois par année le médium Joâo va soigner entre 10’000 et 12’000 personnes pendant 3 jours. Déjà le premier jour, le samedi, 9’000 personnes ont défilé devant lui, de 8heures du matin non stop jusqu’à 4 heures l’après midi, une petite pause et la journée s’est terminée tard dans la nuit après 22 heures. Et l’Entité parle en quelques mots avec chaque personne. J’ai fait mes six heures de méditation non stop un après-midi, une expérience à faire… Je constate, heureusement pas trop souvent, que certaines personnes quand elles restent la 3me semaine à Abadiânia, commencent à être sensibles aux racontars, aux critiques et même à la médisance. C’est un drôle de phénomène, comme si l’ego essayait de démolir les bienfaits et les changements positifs qui se sont opérés en eux les deux semaines précédentes. Abadiânia est un petit village où tout le monde parle de tout le monde. Il y a ici énormément de lumière, et comme nous vivons dans la polarité, il y a aussi beaucoup d’ombre. Mais on peut se poser juste une question : est-ce que je veux me connecter avec la lumière ou nourrir l’ombre ? Comme le magnifique médium de la Casa, Dorothea, le dit : « Pensez toujours positivement, jamais négativement ».Cela peut s’apprendre, suivons Joâo quand il dit : « Vai trabalhar » et retroussons nos manches !
Une des questions que certains participants des groupes se posent : pourquoi les gens du village d’Abadiânia ne vont-ils pas se faire soigner par Joâo ? L’Eglise catholique est très présente ici et le prêtre est contre la Casa, contre Joâo. Assez virulent il déclare que »c’est un diable » et que de l’autre côté de la rue, où se trouve la Casa, « c’est l’enfer, et si vous y allez, vous allez tout droit en enfer ». La mentalité d’Abadiânia et des environs est très rurale, avec peu d’éducation, et la population adopte le jugement du prêtre et a même peur de la Casa. Je suppose que l’Eglise veut décider qui fait des miracles et un homme simple comme Joâo, faiseur de miracles, c’est carrément un blasphème. Personne n’est prophète dans son village, n’est- ce pas ?
J’aimerais vous présenter une autre Entité qui est très active à la Casa. Nous avons maintenant aussi une peinture de lui. On m’a raconté que le Dr. José Valdevino n’était pas content du premier essai du peintre et lui a indiqué qu’il faudrait retoucher le nez, les yeux etc., jusqu’à ce qu’il soit satisfait du portrait.
Au fond, personne ne sait exactement qui il était, le médium João est persuadé qu’il était juge dans sa dernière incarnation. Il est amical, affectueux, très sensible aux situations familiales et très dévoué à ceux qu’il soigne. C’est un peu le père de tous. Une volontaire de la Casa m’a raconté qu’il aime spécialement réconcilier les membres d’une famille qui se sont fâchés à cause de l’argent, de l’héritage etc. Et il peut être très persuasif et très direct, mais très juste. Elle ajoute que de temps en temps il en fait presque un peu trop en intervenant dans les familles. L’autre jour, quand il a occupé le corps de João, il avait l’air très sévère, je suppose que le juge avait pris le dessus. Sur l’estrade dans le grand hall de la Casa il exécute de magnifiques opérations visibles après que le médium Joâo lui a laissé son corps et il s’annonce : « Je suis le Dr. José Valdevino ».C’est un chirurgien de précision, il possède une énergie incroyable qu’il utilise pour guérir les paraplégiques d’une façon vraiment miraculeuse, parfois par un seul contact de la main, suivi de l’ordre de se lever et de marcher. Je suis toujours complètement secouée quand je peux assister à ce changement de personnalité dans le corps du médium João. Parfois ce changement s’opère très vite, en quelques secondes, des fois cela prend un peu plus de temps et notre médium João a l’air presque de souffrir. C’est une chance énorme de pouvoir assister à un tel phénomène et c’est une expérience très profonde. Je crois que chaque personne s’en souvient, quand il nous regarde sans ciller, on dirait qu’il regarde au plus profond de notre âme et souvent je me mets à pleurer sans savoir pourquoi. Il irradie une lumière et une énergie qui sont presque douloureuses à supporter, en même temps je sens une profonde paix intérieure et j’ai le sentiment d’être touchée par le sacré, le divin. Chaque fois le médium João le répète : « Je ne guéris personne, c’est Dieu qui guérit, je ne suis que le canal ».
Pierre Teilhard de Chardin dit : » Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine ». Alors, vivons notre expérience humaine comme un être spirituel, à fond ! Que cette lumière divine vous apporte joie, paix et amour. Julia ANDREE
P.S. Petit mémento : Dans le cadre d’un congrès organisé par la Revue Recto-Verseau « Les Anges et les Guides Spirituels de l’invisible », je donne deux conférences- film sur la Casa de Dom Inacio à Rolle, Suisse, au Courtil, samedi 30 mai à 18h et dimanche 31 mai à 11h. (Tél. de Recto-Verseau : 0041 (0) 26 652 45 44 begin_of_the_skype_highlighting 0041 (0) 26 652 45 44 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 0041 (0) 26 652 45 44 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 0041 (0) 26 652 45 44 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 0041 (0) 26 652 45 44 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting 0041 (0) 26 652 45 44 end_of_the_skype_highlighting www.recto-verseau.ch)
Prochain voyage à la Casa de Dom Inacio à Abadiânia le 28 juin, groupe spécial du 12 au 20 juillet dans la Serra da Capivara, site préhistorique et peintures rupestres, classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. Possibilité de passer deux semaines avant à Abadiânia.
Voici quelques images de rencontres privilégiées…
 
 
  


 
DERRIERE LE RIDEAU Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres Décembre 2008
La librairie de la Casa s’agrandit ! Toute une équipe travaille durement et quand Norbert essaie de s’adresser à l’un des ouvriers en espagnol, il répond en allemand avec un fort accent du sud. Le mystère se lève quand j’ai questionné Sylvia Erd qui était en train de peindre des listes de bois pour le toit. Et elle m’a raconté une très jolie histoire, la voici : Son mari, le Dr. Mario Erd, ancien chef d’hôpital dans une petite ville d’Allemagne du sud, maintenant à la retraite, était tombé très gravement malade d’un cancer il y a quelques années. Avec sa femme ils ont trouvé le chemin de la Casa et en plusieurs séjours il a complètement guéri. Mais comme sa femme Sylvia me l’explique, les deux médecines mises ensemble ont activé la guérison de son mari. Pour remercier d’avoir retrouvé une deuxième vie, ils eurent l’idée d’aider la Casa avec une donation et pour mettre d’autres personnes sur le chemin de la Casa ils ont aussi créé une association. Mais déjà avant ils ont aidé partout dans le monde en créant des orphelinats et des dispensaires. L’idée de Sylvia est de créer un magasin à la Casa pour la vente des cristaux pour la guérison, afin que la Casa puisse proposer plus de choix, car actuellement de beaux cristaux, surtout des grands, ne sont pas du tout mis en valeur. Ils ont eu un mois pour construire le magasin et ont amené des amis du métier pour la construction, car comme ils ne parlent pas le portugais, ils ne peuvent pas donner des instructions aux travailleurs brésiliens, mais il y a quand même des aides locaux, pour qu’ils gagnent aussi quelque chose dans cette aventure. L’équipe se compose de six Allemands du sud. Sylvia m’a aussi dit qu’ils ont l’intention de venir deux fois par année à Abadiânia, à la Casa, avec des groupes de médecins. Comme son mari, le Dr. Erd, connaît très bien le milieu, il arrivera à persuader les médecins de venir pour expérimenter une autre manière de guérir. Le but est que la médecine traditionnelle et la médecine spirituelle se donnent la main et travaillent ensemble comme João le réclame depuis longtemps. Mais malheureusement la grande majorité de nos médecins ne sont pas encore prêts à faire ce saut et à changer leur manière de voir le malade, non comme un appareil en pièces détachées, mais comme un être holistique. Mais l’espoir est là ! João est toujours heureux quand des médecins à l’esprit assez ouvert ont le courage de venir à la Casa, et pas seulement quand ils sont malades et que leurs propres médecins ne peuvent plus rien pour eux. Souvent ils peuvent rester à côté de l’Entité, observer les opérations visibles, contrôler le patient avant l’intervention de l’Entité et après, bref, ils sont des privilégiés ! Il y a encore maintenant un cercle de médecins à Anâpolis, une ville à 50km d’Abadiânia, qui s’en prennent depuis des années régulièrement à João par des menaces de mort et plusieurs tentatives d’assassinat et d’enlèvement. Ils ont réussi à le mettre plusieurs fois en prison à force de le traîner en justice et essaient avec tous les moyens possibles de lui nuire. Mais il faudrait comprendre que, aussi au Brésil, les études de médecine, sont longues et chères. Donc, pour certains, c’est absolument insupportable qu’un simple va- nu- pied (comme il y a 40 ans lorsque João, très pauvre, sillonnait les villages pour soigner gratuitement les malades) presque illettré fasse des opérations compliquées et guérisse les malades en quelques secondes. Mais certains de ses détracteurs ne se gênent pas et vont se faire soigner en cachette à la Casa. A la Casa, en ce mois de novembre, il y a beaucoup de monde, malgré la crise mondiale les malades trouvent le chemin de la Casa et se lancent dans cette aventure. L’énergie est aussi très forte, tout le groupe le ressent et nous sommes assez fatigués le soir et contents de nous coucher après une journée bien remplie. Après la deuxième semaine de séjour, João s’en est allé de nouveau tôt le vendredi après-midi pour soigner des gens dans un centre du Rio Grande do Sul. Nous sommes un groupe formidable, très soudé, encore un cadeau. Charme de ces moments passés à écouter l’autre, à participer un peu à son vécu. On a le temps. Dans un environnement dépouillé – sans TV, ni radio, ni journaux – on redevient plus réceptif aux choses simples de la vie, on regarde plus attentivement les plantes et les fleurs, l’activité des insectes, les formes magnifiques des nuages. On prend mieux conscience de soi-même. On est du coup pris d’un intérêt réel pour ses compagnons de voyage. On découvre alors comme chacun est unique, riche de son vécu. C’est cela, la richesse de la vie. C’est aussi ce qu’on appelle, probablement, la solidarité. Avec un petit groupe de courageux nous sommes partis à six heures du matin faire le grand tour de plus de trois heures de balade vers la rivière Capivary. Petit déjeuner sur l’herbe, chacun a amené quelque chose à manger : bananes, biscuits, chocolat, fruits séchés. La traversée du pont suspendu a toujours beaucoup de succès, un petit air d’Indiana Jones. Et quelqu’un du groupe s’est exclamé : »C’était toujours mon rêve de traverser un pont suspendu… » Finalement la moitié du groupe s’est « jetée » à l’eau pour traverser un peu plus loin la rivière à pied. Malgré la saison des pluies qui a commencé, l’eau nous arrivait à peine aux genoux. C’est aussi le passage qu’utilisent les paysans pour traverser la rivière avec leur cheval et la charrette. La saison des pluies est très changeante, comme souvent. Fin octobre anormalement chaud, du jamais vu, novembre assez arrosé avec certains moments des trombes d’eau et un ciel menaçant. La chaussée de la rue principale où l’asphalte a été refait au mois de mai cette année était sous l’eau et des nids de poule font joyeusement de nouveau leur apparition depuis quelques mois déjà, comme s’il n’y avait jamais eu de grosses machines pour aplanir, boucher des trous et pour asphalter. Un éternel recommencement, surtout qu’en l’absence de caniveaux, l’eau n’a pas de possibilité de s’écouler et stagne sur la route. Mais il y aussi des ciels magnifiques avec des nuages qui font rêver…et on suspend vite la lessive dès qu’il y a un rayon de soleil ! Noël est arrivé à la Casa, le sapin qui clignote et les employés de la Casa ont un bonnet rouge sur la tête, l’impression est un peu bizarre…
J’aimerais vous présenter Chico Xavier, le médium brésilien le plus populaire et le plus prolifique du 20ème siècle. Sous l’influence des « esprits » il produisit 412 livres de sagesse et de spiritualité, perpétuellement guidé par un grand amour de l’humanité, il était un maître en amour. En 1981, le Brésil proposa officiellement Chico Xavier comme candidat au prix Nobel de la paix. En 2002 il a été élu « Médium du 20ème siècle » suite à un sondage auprès de la population brésilienne. Il eut une longue vie, jusqu’à l’âge de 92 ans (de 1910 à 2002). Il disait souvent qu’il aimait vraiment tout le monde et qu’il n’attendait rien en retour. Tous ceux qui l’approchaient pouvaient ressentir l’intensité de l’amour qui irradiait de sa puissante énergie. (A la Casa, dans la salle où João reçoit les gens, il y a deux photos ou peintures de lui, Chico Xavier est son mentor et son exemple). Les livres et les messages qu’il recevait des entités par télépathie étaient toujours empreints de sagesse et d’amour. Voici un message qu’il a écrit lui-même :
« Dieu m’a permis de ne jamais perdre de vue le côté romantique de la vie, même en sachant que les fleurs ne parlent pas. S’il Te plaît, permets que je ne perde pas ma bonne humeur, mon optimisme – même sachant que l’avenir n’est pas toujours si agréable. S’il Te plaît, que je ne perde pas la volonté de vivre, alors même que la vie peut être douloureuse. Permets que je garde la volonté d’avoir de belles amitiés même si je sais qu’avec les années qui passent, les amis finissent par sortir de nos vies. Que je ne perde pas le désir de venir en aide aux gens, même sachant qu’ils ont de la peine ou sont incapables de distinguer cette ouverture, de voir la détresse chez d’autres et de leur venir en aide. Permets que je conserve mon équilibre personnel, même sachant combien de forces négatives cherchent à me déstabiliser. Que je ne perde pas ma force d’aimer, même si je sais que la personne que j’aime tant pourrait ne pas nourrir les mêmes sentiments pour moi-même. Que je puisse ne jamais perdre la vue et l’acuité de ma vision alors que tant de choses du monde, je le sais, viendront assombrir ma vision. Que je puisse ne jamais perdre mon élan vital en réalisant que la défaite et la perte de quelque chose vont de pair et peuvent mettre ma vie en péril. Protège-moi, Seigneur, ne me laisse pas tomber dans le chaos ni perdre l’esprit, rappelle-moi toujours que Tu es là pour moi et que Tu m’aimeras toujours. »
Je vous souhaite à toutes et à tous un merveilleux temps de lumière et de chaleur divine durant ces fêtes et que pour 2009 vos cœurs et vos corps continuent de recevoir l’amour et l’abondance… Julia ANDREE  
   
  
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres Septembre 2008
J’aimerais d’abord exprimer un grand merci pour les Entités de lumière, mes guides, qui ont si bien fait les choses pour que tout se passe bien pour la journée à Brasilia et les cinq jours à la Chapada dos Veadeiros. Et j’aimerais aussi remercier les personnes qui ont partagé des moments merveilleux dans cette aventure. Le petit groupe de 8 personnes a été formidable, plus que formidable. J’avais quand même quelques appréhensions avant le voyage du 18 juillet, trouver un bus pour les excursions, un guide sur place, toute l’organisation allait-elle être à la hauteur de mes exigences ? Mais j’ai trouvé un van pour tout le groupe, un guide parlant l’anglais, Enrico, qui nous a expliqué plein de choses sur la faune, les plantes, les arbres, sur l’histoire du parc et de la région. Mais avant nous avons visité la capitale du Brésil, Brasilia. On l’aime ou on la déteste, mais je crois qu’elle ne laisse personne indifférent. « Elle a été planifiée et construite pour les voitures et les climatiseurs, les distances sont monstrueuses, on n’y marche jamais, le soleil tape toute la journée mais les arbres sous lesquels s’abriter sont rares… » (Lonely Planet). « J’ai voulu des lignes convexes et sensuelles. Les courbes que je vois sur les collines brésiliennes, le corps de l’être aimé, les nuages et les vagues de l’océan. » (Oscar Niemeyer, architecte.)
« Brésilia est une horreur utopique. Elle devait être un symbole de pouvoir ; au lieu de cela, c’est un musée d’idées architecturales. » (Robert Hughes, critique d’art) Nous avons eu un temps magnifique avec toujours un ciel bleu, c’est la saison sèche avec de très belles fleurs. Un plaisir de se plonger dans l’eau cristalline des cachoeiras (chutes d’eau) après une marche de quelques heures, elle nous rafraîchit et nous nettoie de la poussière du sentier. Ces cachoeiras sont plus belles les unes que les autres, un vrai enchantement. J’ai eu le malheur de parler d’un autre parc que j’ai visité il y deux ans avec mon mari, le parc de la Serra da Capivara dans le Piaui, où on peut admirer des magnifiques peintures préhistoriques de 20'000,30'000ans et même plus. Ce qui est très beau dans ce parc, ce sont aussi des paysages à couper le souffle. Avez-vous déjà observé au soir des hirondelles haut dans le ciel s’élançant tout à coup comme des bombes dans un canyon pour se coucher ? Cela fait un bruit du tonnerre ! Comment un si petit oiseau peut-il faire un aussi grand bruit ? Et comment fait- il pour ne pas s’écraser dans les rochers à une telle vitesse ? Du coup tout le groupe veut visiter l’année prochaine la Serra da Capivara et je suis bien obligée de commencer à organiser ce voyage, ce que je fais avec un grand plaisir, j’aime partager des belles choses !
Le petit village de São Gorge, où nous logions, se trouve à la porte du grand parc national des Veadeiros (chasseur de daims). Il y avait la « fiesta » pendant notre séjour avec musique et danse. On nous a aussi indiqué que différentes tribus indiennes étaient là et un soir nous sommes allés à leur rencontre. Quelle surprise, sur place, un Indien m’a demandé si je ne venais pas d’Abadiânia. Quand j’ai répondu par l’affirmative il m’a dit qu’il m’avait vue là-bas dans l’autre famille qui s’est établie à Abadiânia, qu’il était très heureux de me revoir et que je faisais partie de sa famille, la famille du cœur, et qu’ils allaient danser pour nous. Il faut dire que j’étais très proche des Fulni-Ô, du chef Jaguar, que j’aidais comme je pouvais. Ils nous ont amenés autour d’un feu et ont commencé à danser pour nous. Une soirée magique, j’ai déjà vu toutes ces danses, mais quel plaisir de les revoir dans un autre environnement et d’être de nouveau parmi eux. En retournant à São Gorge, nous avons vu un beau loup qui trottait devant le bus, bien visible dans les phares, avant de s’éclipser dans les herbes. Encore un beau cadeau. Le petit village de São Gorge, est un ancien hameau de mineurs. Dans le parc on peut encore voir des grands trous où on extrayait des cristaux de quartz. Pendant la dernière guerre mondiale les avions allemands atterrissaient la nuit à São Jorge pour embarquer les cristaux, très utiles pour la fabrication des missiles et bombes. Les derniers mineurs se sont convertis en guides pour amener des touristes. Nous en avons vu un, tout ridé et buriné, qui accompagnait un petit groupe. Toute la région s’appelle le Cerrado, qui fait environ 20% de la surface du Brésil. Le Cerrado du Brésil est le plus riche du monde du point de vue de la végétation, plus riche que la savane en Afrique, avec plus de 10'000 différentes plantes. Regardez sur mon site les quelques témoignages, presque tout le monde m’a confirmé qu’elles m’enverraient leur petit mot…j’attends toujours !
Nous sommes rentrés à Abadiânia pour participer à la fête de Dom Inacio de Loyola à fin juillet. La Casa était en effervescence le soir avant. Décoration avec des ballons utilisant l’air du pneu d’un bus, les pétales de fleurs sont étalés par terre en formant des dessins et une statue de Dom Inacio en papier mâché trône grandeur plus que nature dans le grand hall. Le jour même distribution de pain et de jus de raisin rouge, très symbolique ! Tous ceux qui ont défilé devant l’Entité ont reçu une fleur, du pain, un verre de jus de raisin et une petite pierre semi précieuse. Beaucoup de Brésiliens sont arrivés la veille, souvent de très loin, pour assister à la fête. L’ambiance était festive et assez solennelle en même temps.
Un jour sur l’estrade on a énuméré de nouveau les règles pour la cachoeira (la chute d’eau sacrée près de la Casa) suite à beaucoup de plaintes. Certaines personnes restent trop longtemps et les attentes sont trop longues. João a dit que si la situation ne s’améliore pas, il fermera l’endroit. Il faut dire que la cachoeira est un endroit merveilleux. A 15 minutes de marche dans les collines, il y a un petit débit d’eau, qui peut devenir assez important pendant la saison des pluies. Cette eau a des vertus prodigieuses pour la guérison, le nettoyage du corps, de l’esprit et de l’âme. Certaines personnes y ont déjà subi des opérations, sont sorties de leur corps ou ont expérimenté d’autres phénomènes bizarres. Il y a plusieurs auxiliaires pour notre guérison, qui passe en général par le nettoyage : la soupe bénite, les bains de cristal, la méditation dans les salles, la cachoeira, les gélules de passiflore, l’eau fluidifiée. Et si l’on pense que la Casa repose sur un sol cristallin et que d’après les suggestions des Entités, ils ont encore rempli les fondations avec des cristaux, qui ne viennent pas de n’importe où mais de la mine de João, on ne s’étonne plus de la force énergétique qui existe à la Casa. Tous ces éléments peuvent nous secouer fortement et provoquer des changements durables et définitifs. Je constate à chaque voyage comment les personnes changent ici, c’est vraiment un lieu de transformation. En rigolant je dis souvent que c’est dangereux de venir à Abadiânia, car le seul désir qu’on éprouve est de retourner encore et encore dans ce petit coin de paradis.
Comme j’ai perdu mon appareil de photo au Brésil, je remercie le groupe de me prêter leurs photos. Je l’ai oublié bêtement sur des pierres dans les bassins d’eau chaude, et quand j’y suis retournée le lendemain, il n’était plus là. Enrico a dit que les Brésiliens ne sont pas comme les Européens, qui rapportent à l’entrée des objets trouvés. C’est comme des enfants quand ils trouvent quelque chose : « Ô, j’ai trouvé cela, c’est à moi maintenant… » Bon, j’espère que la personne a eu beaucoup de plaisir à regarder toutes mes photos !
La dernière fois j’ai promis de présenter une autre Entité de la Casa, le Dr. Augusto de Almeida, sur lequel on est au fond peu renseigné. Le médium João affirme qu’il le connaît pour l’avoir rencontré dans d’autres vies, qu’il était un officier militaire, médecin et aussi collecteur de latex. L’esprit de Augusto de Almeida est l’une des Entités les plus fréquemment incorporées à la Casa. On le reconnaît facilement à son comportement et à ses gestes : il est exigeant, manifeste avec autorité son penchant pour la fermeté et la discipline, parfois il peut être un peu rude. On m’a raconté que tout au début de la Casa, les visiteurs faisaient la queue comme encore maintenant. Quelqu’un demandait peut-être à son voisin s’il savait quelle Entité était incorporée dans le médium. Et quand la réponse était : « le Dr. Augusto », souvent les personnes se rasseyaient en disant : « J’attends l’après-midi quand une autre Entité sera là ». Pendant son incarnation comme médecin, le Dr. Augusto fut le témoin d’énormes souffrances vu que l’anesthésie n’avait pas encore été découverte. Il opérait des patients qui enduraient la douleur en mordant sur un bout de tissu maintenu entre leurs dents. Au vu de ces souffrances, il s’efforce de soulager la douleur de ceux qui fréquentent la Casa de Dom Inácio, où il réalise des guérisons et des opérations, et prescrit de la passiflore. Selon mon expérience le Dr. Augusto est une Entité très douce maintenant, mais ferme, il peut prendre beaucoup de temps avec certaines personnes et fait des opérations époustouflantes. Bien sûr qu’il peut vous gronder sévèrement comme cela est arrivé à une personne qui a jeté ses gélules à la poubelle parce qu’elle n’avait pas envie de suivre les recommandations et que personne ne le savait, sauf bien sûr la personne en question. Je peux vous dire qu’elle a fait une drôle de tête, pas tellement fière, comme un enfant qui a chipé des bonbons… J’aime bien le texte sous sa photo : « Mon armée ne se compose pas de dix, pas de cent, mais de milliers d’auxiliaires. Je suis celui qui va dans les profondeurs de l’abîme pour sauver une âme ».
Je vous souhaite à toutes et à tous une belle fin d'été avec plein de lumière Julia ANDREE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres
Mai 2008
La pluie ne veut pas nous lâcher à notre arrivée fin avril. En principe la saison des pluies s’arrête vers fin mars. Mais tous les deux jours il fait une petite averse assez agréable finalement, c’est bon pour la terre, les plantes et les arbres souffriront déjà assez plus tard, quand tout devient sec et que les pauvres vaches maigrissent encore plus. Mais les dernières semaines, la pluie s’est arrêtée finalement définitivement pour un certain temps, rendez-vous fin octobre pour verdir de nouveau et pour commencer un nouveau cycle. La vie à la Casa continue, il y a toujours plus de personnes de langue française. Nous avons rencontré tout un groupe de Canadiens avec leur accent si chantant, mais toujours pas de traducteur qui parle français, pour certaines personnes qui ne parlent que la langue de Molière, cela peut représenter un grand handicap. Notre médium Joâo est de nouveau parti le week-end pour donner des soins ailleurs dans un centre, cette fois près de Sâo Paulo, et de nouveau les pauvres volontaires sont rentrés assez fatigués après ce marathon de six mille personnes qui ont passé devant l’Entité. Mais pas le médium João, comme toujours, il a commencé sa semaine le mercredi matin, en pleine forme. J’ai eu de nouveau un beau cadeau d’un magnifique groupe avec des personnes lumineuses et comme par hasard, tout le monde est resté seulement deux semaines et j’ai pu profiter encore pendant dix jours des bienfaits de la Casa et d’Abadiânia.
La Casa da Sopa se développe. Les mardis ils servent maintenant un « vrai » repas avec salade, riz et haricots bruns et bien sûr toujours la grosse soupe de légumes aux pâtes et tofu. Ils ont préparé des petits cadeaux pour la fête des mères, une petite attention que les enfants peuvent offrir à leur maman. Et le garage, transformé en atelier de jeux pour les enfants, s’appelle maintenant : « Salle de Culture de Joâo de Dieu ». Il faut dire que les enfants ont l’air rayonnant !
L’autre jour à la Casa , nous avons pu écouter le très bon discours d’un volontaire de la Casa , « le professeur ». De l’estrade il nous a parlé des Entités de lumière, » des messagers de Dieu », qui nous aident aussi pour notre relation avec notre famille. Il poursuit en disant que l’une de nos missions est aussi d’être bien, en harmonie avec les membres de notre famille. Cela me fait penser à deux sœurs qui sont venues dans un de mes groupes l’année passée. Au bout d’une semaine la tension entre elles était tellement forte qu’elles se trouvaient dans l’impossibilité de se rapprocher pour discuter tranquillement ou rentrer dans le pardon. Elles sont rentrées fâchées et ne se parlent plus, mais j’espère de tout mon cœur qu’elles se sont réconciliées. Une autre personne m’a parlé dernièrement de la même problématique avec sa sœur ici, mais elles ont eu l’intelligence du cœur d’aplanir des difficultés et de se retrouver. Lorsque nous avons parlé de ça avec un petit groupe d’amis, quelqu’un d’autre a aussi mentionné des difficultés de ce genre entre son frère et lui-même ici à Abadiânia. C’est vrai, ce n’est souvent pas si facile de faire face déjà à soi-même quand nous sommes seuls à Abadiânia, les émotions sont brassées et entre les membres d’une même famille il y peut avoir beaucoup de non- dits, des émotions refoulées comme la jalousie, l’envie, le besoin de domination, qui vont surgir à la surface. Cela s’appelle aussi le grand nettoyage et les Entités sont très fortes à ce petit jeu.
Pour résumer, faire la paix avec soi-même et avec sa famille, se pardonner et pardonner aux autres, c’est déjà tout un programme et un vrai défi !
Le « professeur » nous a aussi dit qu’ Abadiânia est un endroit très spécial avec une énergie très spéciale et nous devons réfléchir pourquoi nous sommes venus ici. Quel est mon plan, qu’est-ce que je veux vraiment ? Comment profiter le plus du séjour à la Casa ? Demandons mentalement de l’aide aux Entités quand nous sommes dans la file devant João. Nous venons aussi ici pour dénouer des noeuds dans notre vie et certains problèmes, mais aussi des difficultés des vies antérieures. Il est important de mettre l’accent sur la nécessité de changer notre pensée et nos actes, ce qui est le plus difficile. Souvent beaucoup de choses et de problèmes viennent de notre passé, des vies antérieures. Dieu nous a donné l’opportunité de changer notre vie passée. Se demander aussi quelle est notre mission, notre devoir dans cette vie. Le temps que nous avons à notre disposition pour accomplir notre mission dans cette vie est très important et demain est peut-être déjà trop tard. Que veut dire guérison ? Il y a tellement de maladies, « le médecin m’a renvoyé à la maison pour mourir ». Ne gaspille pas ton temps ! Qu’est-ce que nous pouvons faire ? Nous pardonner et pardonner aux autres, et demander aux autres de nous pardonner le mal que nous leur avons fait. Nous éprouvons souvent de la culpabilité envers notre famille et nos enfants. Mais nos enfants doivent passer par la douleur et des difficultés, nous ne pouvons pas le faire pour eux et les effacer. »
J’enchaîne avec quelques extraits du beau témoignage de Francine : (Vous pouvez le lire en entier sur mon site) » A Abadiânia nous sommes tous frères et sœurs de cœur. Personne ne se connaît, tout le monde s’aime. Vous discutez avec une personne dans la rue et elle vous fait passer un message important qui vous parle, qui vous guide ou qui vous apporte une réponse. Confiez votre santé, vos soucis, votre vie à João et aux Entités, soyez à l’écoute et faites confiance, ils vous conduiront sur le chemin le plus juste pour vous, qui est celui de votre cœur, de la lumière et de l’amour inconditionnel pour soi et pour les autres. » Merci Francine.

Il parait qu’Abadiânia a reçu une donation pour refaire l’asphalte de la rue principale. Et voilà, l’autre jour grand branle- bas un samedi dimanche. Une grosse machine sortie tout droit du Moyen Âge entre en action en crachant le liquide noir. Soigneusement les ouvriers commencent par la moitié de la chaussée, mais cela n’empêche pas des vélos, chevaux, chiens et poules de passer sur l’asphalte tout frais en laissant de jolies empreintes indélébiles .Ou certains mettent leurs noms et celui de leur amoureux avec un cœur. Peut-être l’asphalte durera-t-il plus longtemps que leur amour. Mais cela est encore à voir, deux semaines plus tard les premiers trous se forment déjà. Et pendant la saison des pluies, qui commence fin octobre, la route sera de nouveau sous l’eau parce que les caniveaux sont inexistants, donc pas d’écoulement de l’eau et la route sera de nouveau comme avant ! Mais les bords des trottoirs sont peints en blanc, ils donnent presque un air festif à la rue.
Belle photo d’André : les nettoyeurs de la commune d’Abadiânia en pleine action !
Les levers de soleil sont toujours aussi magnifiques, dans la vallée la brume blanche stagne jusqu’à ce que la boule orange rouge apparaisse, quelle beauté !
Rencontre pendant mes promenades matinales dans les collines, accompagnée presque toujours de plusieurs chiens d’Abadiânia, avec des grands araras. Quatre couples qui ont volé très bas, avec leurs cris si caractéristiques et dotés de magnifiques plumages. Deux couples se sont posés sur un arbre pas loin de moi et j’ai eu le plaisir de les admirer un moment, merci, encore un cadeau ! C’est toujours en ces moments qu’on regrette de ne pas avoir pris son appareil de photo ! Mais pour vous consoler, voici des photos de « Julio », le petit cousin des grands perroquets arara. A la pousada Jardim dos Anjos où nous prenons pension pendant notre séjour, Mauricio, le propriétaire, avait un malheureux perroquet dans une petite cage. Vous le savez peut-être, les perroquets vivent toujours en couple, et il était vraiment très seul et triste. Nous avons construit une grande cage et Mauricio a déploré que ce perroquet soit toujours seul. Il connaissait quelqu’un qui en vendait un, mais il était assez cher, (aussi au Brésil !), donc il ne pouvait pas se permettre de l’acheter. J’avais pitié du perroquet, peut-être aussi de Mauricio et lui ai donné cet argent. Il est revenu heureux comme tout avec le perroquet sur l’épaule. Et quel nom lui donner ? Tout le monde s’est exclamé : « Julio » parce que Julia/Julio et tout le monde était persuadé que Julio était un mâle. La fin de l’histoire est que plus tard Mauricio a acheté encore un perroquet, celui-ci ne bougeait jamais et restait toujours immobile et silencieux tout en haut de la grande cage. Coco, le premier perroquet, est devenu très méchant et a attaqué les gens, les becs des perroquets sont très puissants ! (Tous les hôtes de la pension lui ont donné le nom de Coco, qui veut dire « caca » en portugais, peut-être il n’a pas aimé ce nom et pour se venger…) Finalement Mauricio a donné les deux perroquets et c’est Julio qui se retrouve tout seul. La porte de sa cage est ouverte et il aime bien se promener sur la table et chiper des spaghettis, chips et fruits des assiettes. Mais jusqu’à maintenant on ne sait toujours pas si c’est un mâle ou non et Mauricio a enterré son rêve d’avoir un jour des bébés perroquets. Mais un « spécialiste » nous a dit que ce sont surtout des mâles qui font un boucan terrible au lever et au coucher du soleil… tiens…tiens ! Coco et Julio s’en sont donné à cœur joie surtout le matin, pour la plus grande joie des pensionnaires qui rêvaient peut-être de faire la grasse matinée….

Jean a fait une rencontre un peu insolite au beau milieu de la route principale, un beau serpent qui s’est enfilé dans l’herbe. Je me suis dit que je devrais peut-être faire un peu attention à ne pas marcher tout le temps pieds nus. Mais cela est aussi le Brésil : serpents, grosses araignées, petites fourmis qui piquent et donnent des cloques pendant une semaine, mais aussi la flore de toute beauté, admirez les photos !
Le jardin de la Casa de Dom Inacio est toujours bien animé à la fin de la matinée. Il y toujours plus de bancs qu’avant pour se prélasser, se reposer, discuter, faire la sieste ou admirer le paysage. C’est un vrai havre de paix.

Un beau texte sur un petit monument qui se trouve dans l’enceinte de la Casa à côté de la librairie, dédié à Notre Dame de Montenero, Italie, voici la traduction :
« INVOCATION
J’invoque la Sainte Mère , le Père et le Saint-Esprit,
Trinité Sacrée aux noms innombrables.
Je vous invoque, Patronne de la médecine,
Guérisseuse de toutes les infirmités.
Je vous invoque, Reine des Univers,
Des Cieux, des mers et des continents,
Je vous invoque, souverain de la spiritualité,
Pour que votre Lumière descende sur nous
Et illumine notre chemin «
Je voulais vous présenter une autre Entité de la Casa , le Dr. Augusto, mais je vois que j’ai déjà beaucoup parlé et vous devrez attendre la prochaine édition en août pour en savoir plus sur lui. Le petit groupe se forme pour l’aventure extraordinaire qui commencera le 18 juillet avec un séjour de 6 jours au parc national « Chapada Dos Veadeiros ». Profitez, (tous les détails sont sur mon site), c’est peut-être la dernière fois que j’organise un « extra » de ce genre, quoique…on ne sait jamais !
J’aurais du plaisir à vous rencontrer, voir, revoir à la méditation à Vevey, à la conférence le 12 juin à Didenheim en France, lors d’un de mes voyages à la Casa de Dom Inacio ou tout simplement« à la maison » à St.-Légier.
Encore quelques mots du Dalaï Lama pour la route :
Il est vital de laisser une large place au changement dans les relations avec l’autre. Ces transformations tiennent lieu de périodes charnières, où l’amour véritable mûrit et s’épanouit.
Nous sommes désormais en position de vraiment connaître l’autre, de le voir tel qu’il est avec ses défauts et ses faiblesses comme nous-mêmes.
Ce n’est qu’à ce stade que nous sommes en mesure de nous engager sincèrement auprès de l’autre, un véritable acte d’amour.
Que l’Amour, la joie et la lumière soient toujours dans vos cœurs
Julia ANDREE
 


DERRIERE LE RIDEAU Mosaïque d'Abadiânia: réflections personnelles, événements, rencontres mars 2008
Il paraît que la saison des pluies bat un record cette année et avant d’arriver avec mon groupe le 17 février, il a plu énormément. Tellement qu’à la pousada où nous logions, le grand bac avec les fleurs était plein d’eau, j’ai proposé à Mauricio de faire une piscine pour nous… L’humidité est à 86% à certains moments, mais le soleil fait quand même son apparition et nous avons la chance de faire sécher nos habits lavés …entre deux averses. Le paysage est vraiment magnifique avec des différents tons de vert et des fleurs poussent partout, un vrai bonheur.
Comme d’habitude je me promène dans les collines tôt le matin et propose au groupe d’aller avec moi. Mais en général il n’y a pas beaucoup de monde qui veut et peut marcher si tôt. Mais quelle surprise, à 6 heures du matin 12 personnes ont répondu présent. Le grand tour de 3 heures jusqu’à la grande rivière était une petite aventure en soi, les photos parlent pour elles-mêmes ! (L’odeur nous a saisis un moment après avoir vu tous les charognards alignés sur la barrière, une vache morte gisait dans le pré, un vrai festin…)

Je suis toujours très émue de voir toutes les souffrances des êtres qui fréquentent la Casa de Dom Inacio. C’est seulement le sommet de l’iceberg que toutes les chaises roulantes, les béquilles, les déformations et autres, mais beaucoup de maladies ne sont pas visibles. Et que dire des souffrances psychiques ? L’énorme détresse, l’espoir aussi, un élan formidable vers la guérison du corps et de l’âme.
Je veux bien que tout soit « expérience », ni mal ni bien, mais des êtres humains, des âmes, ont le courage extraordinaire de se créer les difficultés les plus dures, pour évoluer.
Quand je passe dans les salles de méditation et vois toutes ces belles personnes, souvent en profonde méditation, se recueillir, plonger en soi, je suis remplie d’amour et d’admiration : "Merci Dieu, d’avoir créé un lieu comme la Casa. » J’ai envie de le crier dans les quatre directions pour que tout le monde l’entende, pour dire aussi qu’il y a de l’espoir : l’espoir de guérir son corps meurtri, son âme froissée, ses émotions qui vont dans tous les sens, incontrôlables, d’embellir sa vie, de mettre de la couleur dans sa joie, de vivre sa vie pleinement.
Deux personnes de notre groupe ont opté pour une opération visible, raclement de l’oeil (V. ne s’y attendait vraiment pas. Il a passé avec moi devant Joãa en Entité qui lui a demandé : « Tu veux guérir ? » « Oui ». João se lève, demande qu’on amène une chaise et commence à faire une délicate opération de l’œil. Et pourtant V. a dit quelques jours plus tôt qu’il ne laisserait personne toucher ses yeux.) Pour l’autre personne deux fois les ciseaux dans le nez en l’espace d’une semaine, la personne concernée était ravie et en pleine forme.
Qu’est-ce que cela veut dire quand on passe devant l’Entité avec une question ou une demande et qu’elle répond : "Reviens cette après-midi ou reviens demain matin" ? C’est seulement une question d’énergie, m’explique Maresa, une volontaire à la Casa. Chaque file a une énergie spécifique et certaines personnes doivent recevoir ces énergies-là, ou se baigner même plusieurs fois dans les énergies de la file de 14 heures ou de 8 heures du matin, comme c’est arrivé à plusieurs personnes et chaque fois Joâo en Entité a dit : Reviens…je veux te revoir…
Mais on explique aussi que peut-être l’Entité qui est dans le corps de Joâo pendant qu’on passe le voir, trouve qu’une autre Entité va (peut-être mieux) s’occuper de votre cas plus tard.
Je crois que de toute manière nous n’arriverons jamais à tout comprendre, j’ai laissé tomber en partie ce désir de comprendre le pourquoi des choses à la Casa.
Pablo peint sur toile de magnifiques mandalas personnalisés, de vrais petits bijoux. D’après le prénom et la date de naissance, il calcule les couleurs, les chakras, les éléments, les signes du Zodiaque, les planètes et les symboles. La grandeur est de 60cm sur 60cm, facile à transporter une fois enroulée. Il a de grands projets, une exposition à Paris lui est consacrée et il est déjà tout excité de visiter Montmartre en juillet cette année. En plus il est en train d’écrire un livre sur les Mandalas. Contactez-moi si vous avez envie qu’il vous fasse votre mandala, je peux le ramener lors de mon prochain voyage.
André était d’accord de nous faire un petit exposé un soir sur son travail en France. Passionnant, avec quelques exercices pratiques à faire pour dépolluer les objets ou pour mieux se centrer. La géobiologie est un vaste sujet et André pouvait seulement le survoler avec des exemples de sa pratique. C’est toujours très enrichissant pour tout le groupe quand un/e participant/e nous fait un petit exposé de son savoir-faire.
Nous n’avons presque pas assez de soirées pour que je puisse montrer tous mes magnifiques films/documentaires, heureusement la pousada « le Jardin des Anges » est vraiment idéale, avec sa salle de réunion assez grande et le mur blanc au fond qui fait office de grand écran.
Dans la salle de méditation de Joâo, il y a une nouvelle photo. Renseignements pris, j’apprends qu’il s’agit de mon ami, l’Entité José Penteado. Mauricio m’a expliqué qu’un jour il a dit qu’il n’aime pas qu’on l’appelle José Penteado (Penteado : coiffure) et c’est le Dr Augusto qui lui a donné ce nom-là. Il a ajouté : » Appelez-moi José ». Maintenant personne parmi les volontaires ne court pour lui chercher des raisins ou d’autres fruits, il a dû se mettre au jus de limon, c’est, paraît-il, le Dr Augusto qui en a décidé ainsi, « c’est lui qui est le patron… ».
Avez-vous envie de faire un petit tour en calèche dans les rues d’Abadiânia ? Un beau  cowboy brésilien avec un beau chapeau bleu va vous faire faire un tour de trente minutes pour seulement vingt Reais, embarquez mesdames, messieurs…
Petit tour deux samedis de suite pour visiter Pirenópolis et le sanctuaire de la forêt primaire de Vagafogo. Malgré l’eau brune j’ai fait trempette avec Laura. J’ai pris en photo la rivière plus haut sur le chemin et quelle surprise de voir un magnifique orbe, énorme sur la photo. Ce qui est drôle,c’est qu’une seconde plus tard j’ai refait exactement la même photo sans remarquer le phénomène…mais l’orbe n’était plus là !
Joâo est parti de nouveau un vendredi après-midi dans le sud pour soigner  16’000 personnes en 3 jours. Il est sorti de son bureau tout élégant en manteau gris et a distribué quelques cartes-photos pour le plaisir de tous.
Ce que vous voyez sur la photo est une briqueterie, juste en face de l’entrée de la Casa. Il paraît qu’elle est vendue et va cesser son activité bientôt, à la place il y aura des petites maisons.
La soupe est toujours distribuée gratuitement pour tout le monde à la Casa de Dom Inácio, on peut faire sa b.a. en aidant à couper les légumes le mardi matin, c’est toujours très animé et il en faut des kilos de légumes pour servir la soupe pendant trois matinées.
Cette photo est dans le hall de la Casa. Or , la scène ne se passe pas à Abadiânia, mais dans un autre centre dans le sud. Un médium donne la main à un esprit qui s’est matérialisé, et grâce à l’énergie du médium, l’esprit a pris forme, étonnante cette photo, n’est-ce pas ?
Nos chères Entités…J’aimerais vous parler d’une Entité que j’aime beaucoup quand elle prend possession du corps du médium Joâo, c’est Saint François Xavier. Il est tout en douceur et plein d’attention pour chaque personne qui passe devant lui. François Xavier nous fait un doux sourire en nous regardant et en nous tenant la main. J’aime quand il est là, surtout pour la première fois que mon groupe passe devant Joâo en Entité, nous avons le sentiment d’être attendus, écoutés, bref, c’est le sentiment d’un enfant de « rentrer à la maison » après une longue absence.
François Xavier naquit d’une grande famille d’Espagne le 7 avril 1506 au château de Javier, près de Pampelune. Tout jeune il manifesta une grande intelligence et beaucoup de goût pour les études. Il fit des études à Paris, au collège de Ste Barbara, et partagea la même chambre qu’Inacio de Loyola. Il fut ordonné prêtre en 1537 et s’adonna aux œuvres de charité en diverses villes d'Italie.
Envoyé en Orient en 1541, il évangélisa durant dix ans l’Inde et le Japon et y opéra de nombreuses conversions. Il allait pénétrer en Chine quand il mourut en 1552 à l’âge de 46 ans. A l’intérieur de son cercueil, on déposa une bonne quantité de chaux pour accélérer la décomposition de son corps afin de pouvoir rapatrier ses ossements. Or, ses amis furent stupéfaits, en ouvrant le cercueil trois mois plus tard, de constater qu’il n’y avait pas d’odeur et que le corps s’était maintenu en condition de parfaite conservation. Il repose à Goa dans la basilique du Bon Jésus, les croyants s’y rendent pour se recueillir devant sa tombe.
Durant sa vie il réalisa plusieurs guérisons inexplicables et beaucoup de miracles sont attribués à son intercession, car il exauça des prières faites en présence de son corps. On peut compter dans la foulée ses miracles de huit enfants ressuscités. Le plus grand miracle de Xavier n’était pas d’avoir ressuscité tant de morts, mais de n’être pas mort lui-même de fatigue. Sa pauvreté personnelle, son austérité, son dévouement, sa prière, sa joie aussi, parleront aux cœurs des hommes plus encore que sa parole. Sa prédication, ce sera sa propre personne, sa vie, son exemple. Il rayonne. François Xavier, comme les Apôtres, est un pionnier, mais un pionnier qui « porte le poids de toute les églises » qu’il a fondées.
Il fut canonisé en mars 1622 en même temps qu’Inacio de Loyola.
Qui est le jeune homme ? João à 16 ans. Et une photo de João…un peu plus tard…
Pour le plaisir encore quelques photos lors d’une promenade dans les rues d’Abadiânia.




Pour terminer voici une belle parole d’Audrey Hepburn :
« Souvenez-vous,
Si vous avez besoin d’une main tendue,
Vous en trouverez une à la fin de chacun de vos bras.
A mesure que vous grandirez,
Vous découvrirez que vous avez deux mains,
L’une pour vous aider,
L’autre pour aider les autres »
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de Pâques et que la lumière vous porte ce message
Julia ANDREE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres.
Décembre 2007

Les collines d’Abadiânia ont verdi, on voit encore les traces du feu sur les troncs, mais je pense que ces arbres du Cerrado, petits et tordus, ont vu d’autres événements en tous genres.
Le médium Joâo est parti le premier vendredi après notre arrivée pour aller quelques jours dans un autre centre du sud, au Rio Grande do Sul, à Canela. Sur la photo, je me suis rendu compte que ce nouveau centre est très grand. Quatorze mille personnes ont défilé du matin dès 8h jusqu’à minuit pendant trois jours, pratiquement sans relâche, un marathon de guérison. Les aides et accompagnateurs étaient exténués le mercredi matin quand ils ont recommencé à travailler normalement les trois jours à la Casa , mais pas notre Médium !
J’aimerais bien accompagner une fois Joâo et son équipe lors d’une tournée de guérison dans un des centres qu’il a créés, où il n’y a que des Brésiliens, comme énergie cela doit être formidable.
Au Brésil on fête évidemment aussi Noël et la Casa a sorti des lumières clignotantes, des sapins et des boules. Heureusement ils ont le bon goût de décorer pour Noël seulement début décembre, et non comme chez nous à fin octobre. Mais c’est quand même un peu drôle d’apercevoir le père Noël et des sapins quand il fait 28° la journée, lorsqu’il ne pleut pas.
Noël et les cadeaux ont pris place sur la grande route nationale, le grand axe Brasilia-Bélem, à l’ombre d’un parasol, le vendeur endormi attend le client. Comme à la Casa da Sopa lors de notre dernière visite, nous avons admiré des dizaines de cartons avec des poupées pour les filles et des camions pour les garçons.
Et la saison des pluies a commencé ici, c’est donc l’été. Très agréable, souvent la pluie tombe en fin d’après-midi, un gros orage et des trombes d’eau s’abattent du ciel noir, inondent tout et laissent la rue principale sous 20cm d’eau, égalisent et cachent les trous et nids de poules. C’est un vrai délice et casse-cou de s’y aventurer à vélo. Mais le soleil est bientôt là de nouveau et sèche tout, jusqu’à la prochaine pluie.
Un groupe magnifique, un vrai cadeau, nous a accompagnés. Sept personnes qui étaient déjà allées à la Casa sont revenues avec moi et m’ont de nouveau fait confiance. Je me réjouissais déjà à l’avance de nous revoir et les énergies sont encore plus fortes, tout le monde en profite. La plus jeune a trois ans, un petit bout de chou adorable et le plus âgé a 78 ans et fait un plongeon magnifique dans la piscine naturelle à Vaga Fogo. J’étais vraiment gâtée avec ce groupe et mon compagnon de vie, Norbert, a fait le voyage avec nous pour le plus grand plaisir de tout le monde.
Nous avons eu une journée magnifique à Vaga Fogo, en observant des singes hurleurs, un gros serpent de deux mètres de long, d’énormes papillons bleu métallisé et un jeune singe mort avec une blessure à la tête. Evandro, le propriétaire de ce coin de paradis, n’a jamais vu cela et nos questions sont restées sans réponses, est-il tombé ? Etrange…
Les mangues rouges, jaunes et vertes tombent de partout, il n’y a qu’à les ramasser et les déguster, que j’aime cette saison de l’année ! Les avocats et les jaquas mûrissent aussi lentement et c’est l’explosion des couleurs des fleurs.
Tania a ouvert il y a quelque temps déjà une magnifique petite boutique, « Elements », avec des produits naturels du Brésil, parfums, lotions, crèmes, savons, gels pour le visage, le corps, les cheveux. Les odeurs enivrantes du pitanga, du maracuja, du caju, du jabuticaba, du cupaçu, d’ucuùba, du buriti, du bacuri, du muru-muru nous sautent au nez. C’est un vrai feu d’artifice pour nos sens de renifler et de mettre son nez partout, ça tombe bien, c’est bientôt Noël !
Petit tour très agréable avec quelques personnes vers la grande rivière, trois heures de marche ! Les jabuticaba sont mûrs et quel régal de les cueillir directement de l’arbre. C’est un fruit étonnant, la couleur est presque noire, gros comme nos cerises, un goût proche de celui de la groseille, mais la comparaison s’arrête là et le fruit ne pousse que directement à même le tronc.

Mais que fait la Casa de toutes les photos et lettres qu’on met dans les deux grands triangles ? Tout est gardé ici à la Casa dans une chambre, pendant une année, et après c’est brûlé. On dit aussi que les Entités nous suivent pendant une année, après il faudrait renouveler la demande.
Emilio est encore là, quoique les choses changent très vite ici, et je suis heureuse que beaucoup de personnes de notre groupe aient pu profiter de ses soins. J’espère qu’il restera encore très longtemps ! Mais la dernière fois en décembre que je l’ai vu, il était un peu dépité par des personnes qui s’inscrivent pour une séance et ne viennent pas. Il vient exprès de Goiânia et s’est trouvé presque toute la journée sans personne. Il pense que l’année prochaine il viendra moins à Abadiânia mais me certifie que pour mes groupes il va venir avec plaisir et m’a donné son adresse e-mail pour l’avertir quand je viens. « Tu es mon amie et avec tes groupes, il n’y a jamais eu de problèmes ». Mais comme il le dit aussi, il ne peut que travailler comme cela ici à la Casa , selon la « médecine spaciale », (en opposition à « la médecine terrestre »).
Au Brésil il y a encore une autre personne qui a la même mission – Emilio ne le connaît pas – et qui travaille comme lui avec la 5e dimension. Autrement il y a encore une personne en Inde, une en Chine, une en Corée, une au Japon, aucune en Europe, ni aux USA. Il dit aussi que Joâo est unique au Brésil et que la Casa de Dom Inacio est le centre pour les guérisons spirituelles le plus important du Brésil. Il pense que les gens doivent venir ici demander de l’aide, autrement c’est un gaspillage d’énergies.

Nous avons rencontré Selito, un peintre un peu spécial. Il peint avec les doigts de petits tableaux sur des carrelages blancs. Il se connecte avec la personne ou avec son nom, et en quelques minutes son chef d’œuvre est fini. Ce sont toujours des paysages, avec montagnes, lever ou coucher de soleil, arbres, chutes d’eau, lacs, passerelles…
Il y a environ trois mois j’ai reçu un mail, lors de mon séjour à Abadiânia en août : »Vous prenez Ignace de Loyola comme référence. Ce personnage a créé l’ordre des Jésuites. Leur but était d’éliminer des protestants et les hérétiques. On connaît les massacres qui ont suivi. Pourquoi prendre un tel modèle ? Je suis hérétique ».
J’ai voulu répondre une fois rentrée en Suisse, mais j’ai perdu l’adresse E-mail que je retrouve de nouveau ici au Brésil.
Cher hérétique,
Vous avez peut-être partiellement raison. Ignace de Loyola fut un extraordinaire directeur de conscience, à la tête des Jésuites et, comme vous dites, fondateur de cet ordre. Il devient le fer de lance de la lutte contre le protestantisme. Je ne prétends nullement que tout ce que les Jésuites ont fait était bon, c’était une organisation humaine et toute organisation humaine connaît des dérapages. Son objectif était aussi d’enraciner les valeurs chrétiennes et, en même temps, de donner un enseignement de base.
Ignacio de Loyola, né en 1491 en pays basque en Espagne, dans une famille de petite noblesse de 13 enfants, perd sa mère à l’âge de sept ans. Il mène pendant dix ans une vie de page à la cour de la reine de Castille, Isabelle la Catholique. Il dit dans son autobiographie : Jusqu’à la vingt-sixième année de sa vie, il fut un homme adonné aux vanités du monde et principalement il se délectait dans l’exercices des armes. Il entre en 1517 dans l’armée du vice-roi de Navarre. Une jambe blessée, l’autre brisée par un boulet de canon, il est amené à son château et « opéré », mais sa jambe droite restera plus courte pour le restant de sa vie. (Quand Ignace de Loyola occupe le corps du médium Joâo, on le reconnaît tout de suite à sa démarche un peu boitillante).
Je trouve intéressante sa conversion : il rejette sa vie passée et spécialement les choses "de la chair" et ne songe plus qu’à adopter une vie d’ermite et à suivre les préceptes de saint François d’Assise et d’autres grands exemples monastiques.
Il passe plusieurs mois dans une grotte près de la ville de Manresa en Catalogne, où il pratique le plus rigoureux ascétisme.
Dernièrement quelqu’un a mentionné cette grotte avec des énergies très puissantes. D’ailleurs une photo de cette grotte est accrochée dans le grand hall de la Casa de Dom Inacio.
« Qui n’a jamais fauté jette la première pierre… »
Un petit détail : les Jésuites se sont fait jeter dehors du Brésil, trop indulgents et trop « humains » avec les Indiens !
Je constate simplement qu’à n’importe quelle époque je me serais conduite de la même manière, dans les mêmes circonstances, avec la même mentalité et la même compréhension de l’époque. Je me pose la question, peut-être on nous montrera du doigt dans vingt ou trente ans : comment nous avons pu traiter les animaux (comme avant l’esclavage d’une autre « race » humaine) ou comment nous avons réussi à polluer tellement notre terre, pour ne citer que ces deux exemples.
Il ne faut pas oublier, mais ce qui est finalement le plus important, c’est ce que nous sommes maintenant, et non ce que nous étions dans le passé.
« Tout n’est qu’expérience, nous venons sur terre pour vivre les expériences qui nous permettent d’évoluer sur terre, tout ce que nous vivons est neutre, ni bien, ni mal…tout est parfait, tout est juste… » Paroles du très beau documentaire du Camerounais Polaritz dans »Chemins de vie », que je montre dans les soirées de films documentaires à Abadiânia.
Une chose qu’on peut dire de Ignacio de Loyola, c’est qu’il a bien réussi à évoluer, à franchir et à surmonter les obstacles de la vie, pour sortir grandi de ses expériences de la vie. Un magnifique exemple ! Finalement il s’agit de cela : évoluer !
« Je suis hérétique, je suis catholique, je suis athée, je suis musulman, je suis homme, je suis femme, je suis célibataire, je suis dentiste, je suis secrétaire, je suis socialiste, je suis libéral, je suis…je suis…et alors ? »
L’ego aime bien se cacher derrière différentes étiquettes, qui nous étouffent lentement. Avec tous ces masques que nous portons, nous oublions notre vraie nature. Finalement ce qui compte, c’est ce que nous avons dans notre cœur, comment nous aimons, nous-même et les autres, maintenant! Ignacio de Loyola, le patron de la Casa à Abadiânia, le montre tous les jours quand des centaines de personnes défilent devant le médium Joâo pour demander de l'aide.
Hier est l'histoire Demain est le mystère Aujourd'hui est le cadeau Cest pour ça qu'on l'appelle le présent.
Je vous souhaite à toutes et à tous un merveilleux temps de lumière et de chaleur divine durant ces fêtes. Que vos plus beaux rêves se réalisent dans la joie en 2008. Julia ANDREE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres.
Septembre 2007
En août à Abadiânia, c’est encore la saison sèche, qui dure jusqu’en octobre, le mois le plus chaud. Les nuages commenceront à s’accumuler, les mangues vont mûrir avec les premières pluies, la nature respirera de nouveau. Mais pour le moment l’herbe est jaune, certains arbres perdent leurs feuilles, c’est l’hiver ! Et les feux brûlent tout sur leur passage, attisés par le vent qui souffle. En général, quelqu’un a eu la glorieuse idée de brûler quelques herbes sèches devant sa maison et le feu se répand. Les cendres noires s’infiltrent partout, portées par le vent, c’est fou comme le paysage change, mais avec les pluies, tout va redevenir vert et beau.
Depuis quelques semaines le médium Joâo ne pratique plus d’opérations visibles sur l’estrade, où tout le monde peut regarder, filmer et photographier. Il le fait en arrière, dans la salle de méditation. La raison ? Une fois de plus il a été dénoncé. Tout le monde dans le groupe aurait bien volontiers assisté à une ou deux opérations visibles. La déception était là, mais comme certains ont spontanément déclaré : C’est une raison de plus de revenir !
Un grand vide est enfin comblé à Abadiânia ! La culture américaine a trouvé le chemin jusqu’à ce petit village perdu. Nous avons un fast food, paraît-il construit par un Américain, le « Brasilian Burgers ». Merci oncle Sam !
Emilio est toujours là ! J’ai réservé toutes les places disponibles pour mon groupe, et encore pour le mois de novembre. Les gens se battent presque pour avoir une place. Comme une amie a expliqué, grâce à lui, qu’elle a consulté trois fois, elle s’est débarrassée de beaucoup de nœuds d’émotions, d’énergies bloquées aussi, elle se sent en pleine forme. C’est vraiment un excellent traitement parallèle de la Casa. Nous avons tellement de peine à lâcher notre mental. Emilio voit tout (il décrivait physiquement mon mari, sans l’avoir jamais rencontré), sent tout et c’est assez surprenant de le voir gémir et se tordre de douleurs quand il traite une personne. Nous avons encore une autre approche holistique à Abadiânia. Le Dr. Apple, un médecin à la retraite, père de Tania qui est médium à la Casa , lui-même un excellent médium, fait des photographies Kirlian sur des personnes. Etonnant, pas seulement pour détecter les problèmes physiques de notre corps, ou les futurs problèmes, mais aussi des problèmes émotionnels, mentaux et spirituels. Et si cela ne suffit pas pour changer votre vie, faites une régression dans des vies antérieures avec lui !
Chaque personne dans le groupe est un puits de sagesse et de connaissance. Entre autres j’ai beaucoup aimé la suggestion de Francine, de nous parler de « Marie, passe devant ». D’inviter Marie à passer devant nous pour aplanir tout les problèmes et difficultés de la vie. Je l’ai l’expérimenté à l’aéroport de Brasilia huit jours après notre arrivée, pour retrouver ma valise qui s’était perdue quelque part entre Lisbonne et Brasilia. La valise est rentrée au bercail saine et sauve. Merci Marie.
Abadiânia vit encore au rythme tranquille d’un petit village. On peut rencontrer au cours d’une promenade très tôt dans les collines un père qui amène son fils à l’école à cheval. Le petit garçon entoure fièrement son père avec ses bras et me fait un petit sourire pour répondre à mon salut. Les parents vont avec leur bébé au dispensaire avec charrette et cheval, je les vois plusieurs fois de suite faire le même chemin.
Les transports se font souvent encore avec cheval et charrette, on peut voir un cheval maigre et dans la charrette trône un énorme frigo pour le transport. Les artisans travaillent dans leur boutique, ici, on ne jette rien, on répare encore, on utilise tout, tout est précieux.
Petite visite à la Casa da sopa avec le groupe. Le garage qui était vide s’est rempli depuis avec….des enfants. Ils ont ouvert un espace de créativité pour les enfants et la responsable, Térésa, m’a dit que souvent ils doivent convaincre les enfants d’aller plutôt à l’école que de rester à la Casa da sopa pour jouer, regarder des films, ou dessiner. Ce qui étonne toujours tout le monde, c’est la grande propreté et la beauté du lieu. Les larmes coulent facilement quand on monte un étage et nous nous trouvons dans la grande salle de Joâo. Juste un moment assis dans les fauteuils avec les yeux fermés et c’est presque le nirvana assuré, et là, les larmes coulent sans qu’on sache pourquoi.
Environ 80 à 120 assiettes de soupe (le mardi enrichie de tofu, le mercredi de poulet et le jeudi, de bœuf) sont distribuées toute la journée. Il y a quelques mois, quand j’étais en visite avec un groupe et que nous étions en train de déguster la soupe avec un excellent morceau de pain, fait maison, une femme, ridée comme une vieille pomme, est venue nous serrer la main à nous tous. Elle a expliqué que « grâce à vous, grâce à votre générosité, vous avez construit une belle maison pour les pauvres comme moi, et grâce à vous j’ai retrouvé ma dignité, avant, je ne savais pas où aller, mais ici je retrouve des connaissances, de l’aide, de la nourriture et des habits, merci, merci (obrigada, obrigada…) ».
Naturellement, ils ont toujours besoin de nos dons, en argent ou des habits. Heureusement qu’avec la compagnie TAP j’ai la possibilité d’amener 64kg de bagages à chaque voyage, si vous avez envie de m’envoyer de l’argent, des habits, pour enfants, femmes ou hommes, des jouets etc., je peux les emmener à mon prochain voyage. L’année passée en juin, quand la température a chuté et qu’il a fait assez froid, 7° le matin, les rayons d’habits de la Casa da sopa se sont presque vidés, surtout des habits d’enfants. Des personnes avec des enfants ont fait la queue pour recevoir des vêtements un peu plus chauds et la responsable Teresa a dit que, si le froid continuait, il n’y aurait plus d’habits à distribuer… On peut aussi faire du bénévolat sur place pour aider à préparer et servir la soupe, Colette s’est engagée l’année passée pour une période de quelques semaines et a beaucoup apprécié et aimé servir de cette manière-là !
Le dernier samedi, la visite du groupe à la réserve naturelle de Vaga Fogo a enchanté tout le monde. Balade dans la forêt primaire, méditation avec la reine de la forêt, un magnifique arbre, petite baignade et douche dans l’eau fraîche de la rivière où le grand papillon bleu métallisé a de nouveau fait son apparition et où une bestiole a foncé sur moi pour me piquer en plein sur le nez, finalement je me suis sauvée aussi des abeilles qui me poursuivaient, attirées par l’odeur de la citronnelle que j’avais mise, justement pour me protéger… Et le « brunch » pour couronner le tout, avec les goûteux produits de la ferme, un vrai délice. La sieste dans les hamacs a été la bienvenue avant de rentrer à Abadiânia.
L’Entité a signé et béni le grand triangle que j’ai prévu pour les soirées de méditation à Vevey. Il a donné son approbation et sa protection pour ce nouveau projet. Je suis heureuse de pouvoir offrir aux personnes désireuses l’occasion de se revoir, de se re-connecter avec la Casa , de méditer et de profiter des énergies de guérison sur tous les plans.
J’ai promis la dernière fois une photo de la soucoupe volant qui a atterri en juin derrière la Casa à Abadiânia, enfin la personne me l’a envoyée par courriel, mais il me semble qu’il y avait encore une autre photo de la soucoupe sur son ordinateur, bon, c’est déjà pas mal, n’est-ce pas ?
Et voilà pour le plaisir encore quelques photos d’Abadiânia « by night », c’est beau, mais je ne comprends toujours pas ce phénomène…
Deux vendredis de suite les séances de l’après-midi ont commencé à midi, au lieu de 14h. Joâo est allé jusqu’au mardi soir (mercredi il recommence une semaine normale à la Casa ) dans deux autres centres de guérison au Brésil pour soigner des gens. Il a des semaines bien chargées, dans sa vie tout est axé sur sa mission à remplir: aider des personnes en détresse morale, mal portantes ou malades.
Un vendredi Mère Teresa est venue dans le corps de Joâo, l’énergie était très spéciale et très forte, magnifique. Le dimanche après, Ron nous a lu quelques réflexions de Mère Teresa : « Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’Amour avec lequel on donne » « Si vous ne pouvez pas nourrir cent personnes, nourrissez-en au moins une » « On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un Amour immense ».
Nous nous retrouverons en décembre avec un nouveau « Derrière le rideau » après mon dernier groupe pour cette année, départ le 18 novembre – et peut-être vous partirez avec nous ? Ou nous allons nous rencontrer pour méditer à Vevey ou à une conférence en Suisse ou en France ?
Je vous souhaite un merveilleux temps de lumière et que l’Amour vous accompagne jour et nuit.
Julia ANDREE
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