La pluie ne veut pas nous lâcher à notre arrivée fin avril. En principe la saison des pluies s’arrête vers fin mars. Mais tous les deux jours il fait une petite averse assez agréable finalement, c’est bon pour la terre, les plantes et les arbres souffriront déjà assez plus tard, quand tout devient sec et que les pauvres vaches maigrissent encore plus. Mais les dernières semaines, la pluie s’est arrêtée finalement définitivement pour un certain temps, rendez-vous fin octobre pour verdir de nouveau et pour commencer un nouveau cycle.
La vie à la Casa continue, il y a toujours plus de personnes de langue française. Nous avons rencontré tout un groupe de Canadiens avec leur accent si chantant, mais toujours pas de traducteur qui parle français, pour certaines personnes qui ne parlent que la langue de Molière, cela peut représenter un grand handicap. Notre médium Joâo est de nouveau parti le week-end pour donner des soins ailleurs dans un centre, cette fois près de Sâo Paulo, et de nouveau les pauvres volontaires sont rentrés assez fatigués après ce marathon de six mille personnes qui ont passé devant l’Entité. Mais pas le médium João, comme toujours, il a commencé sa semaine le mercredi matin, en pleine forme. J’ai eu de nouveau un beau cadeau d’un magnifique groupe avec des personnes lumineuses et comme par hasard, tout le monde est resté seulement deux semaines et j’ai pu profiter encore pendant dix jours des bienfaits de la Casa et d’Abadiânia.
La Casa da Sopa se développe. Les mardis ils servent maintenant un « vrai » repas avec salade, riz et haricots bruns et bien sûr toujours la grosse soupe de légumes aux pâtes et tofu. Ils ont préparé des petits cadeaux pour la fête des mères, une petite attention que les enfants peuvent offrir à leur maman. Et le garage, transformé en atelier de jeux pour les enfants, s’appelle maintenant : « Salle de Culture de Joâo de Dieu ». Il faut dire que les enfants ont l’air rayonnant !
L’autre jour à
la Casa, nous avons pu écouter le très bon discours d’un volontaire de
la Casa, « le professeur ». De l’estrade il nous a parlé des Entités de lumière, » des messagers de Dieu », qui nous aident aussi pour notre relation avec notre famille. Il poursuit en disant que l’une de nos missions est aussi d’être bien, en harmonie avec les membres de notre famille. Cela me fait penser à deux sœurs qui sont venues dans un de mes groupes l’année passée. Au bout d’une semaine la tension entre elles était tellement forte qu’elles se trouvaient dans l’impossibilité de se rapprocher pour discuter tranquillement ou rentrer dans le pardon. Elles sont rentrées fâchées et ne se parlent plus, mais
j’espère de tout mon cœur qu’elles se sont réconciliées. Une autre personne m’a parlé dernièrement de la même problématique avec sa sœur ici, mais elles ont eu l’intelligence du cœur d’aplanir des difficultés et de se retrouver. Lorsque nous avons parlé de ça avec un petit groupe d’amis, quelqu’un d’autre a aussi mentionné des difficultés de ce genre entre son frère et lui-même ici à Abadiânia. C’est vrai, ce n’est souvent pas si facile de faire face déjà à soi-même quand nous sommes seuls à Abadiânia, les émotions sont brassées et entre les membres d’une même famille il y peut avoir beaucoup de non- dits, des émotions refoulées comme la jalousie, l’envie, le besoin de domination, qui vont surgir à la surface. Cela s’appelle aussi le grand nettoyage et les Entités sont très fortes à ce petit jeu. 
Pour résumer, faire la paix avec soi-même et avec sa famille, se pardonner et pardonner aux autres, c’est déjà tout un programme et un vrai défi !
Le « professeur » nous a aussi dit qu’ Abadiânia est un endroit très spécial avec une énergie très spéciale et nous devons réfléchir pourquoi nous sommes venus ici. Quel est mon plan, qu’est-ce que je veux vraiment ? Comment profiter le plus du séjour à
la Casa ? Demandons mentalement de l’aide aux Entités quand nous sommes dans la file devant João. Nous venons aussi ici pour dénouer des noeuds dans notre vie et certains problèmes, mais aussi des difficultés des vies antérieures. Il est important de mettre l’accent sur la nécessité de changer notre pensée et nos actes, ce qui est le plus difficile. Souvent beaucoup de choses et de problèmes viennent de notre passé, des vies antérieures. Dieu nous a donné l’opportunité de changer notre vie passée. Se demander aussi
quelle est notre mission, notre devoir dans cette vie. Le temps que nous avons à notre disposition pour accomplir notre mission dans cette vie est très important et demain est peut-être déjà trop tard. Que veut dire guérison ? Il y a tellement de maladies, « le médecin m’a renvoyé à la maison pour mourir ». Ne gaspille pas ton temps ! Qu’est-ce que nous pouvons faire ? Nous pardonner et pardonner aux autres, et demander aux autres de nous pardonner le mal que nous leur avons fait. Nous éprouvons souvent de la culpabilité envers notre famille et nos enfants. Mais nos enfants doivent passer par la douleur et des difficultés, nous ne pouvons pas le faire pour eux et les effacer. » 
J’enchaîne avec quelques extraits du beau témoignage de Francine : (Vous pouvez le lire en entier sur mon site) » A Abadiânia nous sommes tous frères et sœurs de cœur. Personne ne se connaît, tout le monde s’aime. Vous discutez avec une personne dans la rue et elle vous fait passer un message important qui vous parle, qui vous guide ou qui vous apporte une réponse. Confiez votre santé, vos soucis, votre vie à João et aux Entités, soyez à l’écoute et faites confiance, ils vous conduiront sur le chemin le plus juste pour vous, qui est celui de votre cœur, de la lumière et de l’amour inconditionnel pour soi et pour les autres. » Merci Francine.

Il parait qu’Abadiânia a reçu une donation pour refaire l’asphalte de la rue principale. Et voilà, l’autre jour grand branle- bas un samedi dimanche. Une grosse machine sortie tout droit du Moyen Âge entre en action en crachant le liquide noir. Soigneusement les ouvriers commencent par la moitié de la
chaussée, mais cela n’empêche pas des vélos, chevaux, chiens et poules de passer sur l’asphalte tout frais en laissant de jolies empreintes indélébiles .Ou certains mettent leurs noms et celui de leur amoureux avec un cœur. Peut-être l’asphalte durera-t-il plus longtemps que leur amour. Mais cela est encore à voir, deux semaines plus tard les premiers trous se forment déjà. Et pendant la saison des pluies, qui commence fin octobre, la route sera de nouveau sous l’eau
parce que les caniveaux sont inexistants, donc pas d’écoulement de l’eau et la route sera de nouveau comme avant ! Mais les bords des trottoirs sont peints en blanc, ils donnent presque un air festif à la rue.
Belle photo d’André : les nettoyeurs de la commune d’Abadiânia en pleine action !

Les levers de soleil sont toujours aussi magnifiques, dans la vallée la brume blanche stagne jusqu’à ce que la boule orange rouge apparaisse, quelle beauté !
Rencontre pendant mes promenades matinales dans les collines, accompagnée presque toujours de plusieurs chiens d’Abadiânia, avec des grands araras.
Quatre couples qui ont volé très bas, avec leurs cris si caractéristiques et dotés de magnifiques plumages. Deux couples se sont posés sur un arbre pas loin de moi et j’ai eu le plaisir de les admirer un moment, merci, encore un cadeau ! C’est toujours en ces moments qu’on regrette de ne pas avoir pris son appareil de photo ! Mais pour vous consoler, voici des photos de « Julio », le petit cousin des grands perroquets arara. A la pousada Jardim dos Anjos où nous prenons pension pendant notre séjour, Mauricio, le propriétaire, avait un
malheureux perroquet dans une petite cage. Vous le savez peut-être, les perroquets vivent toujours en couple, et il était vraiment très seul et triste. Nous avons construit une grande cage et Mauricio a déploré que ce perroquet soit toujours seul. Il connaissait quelqu’un qui en vendait un, mais il était assez cher, (aussi au Brésil !), donc il ne pouvait pas se permettre de l’acheter. J’avais pitié du perroquet, peut-être aussi de Mauricio et lui ai donné cet argent. Il est revenu heureux comme tout avec le perroquet sur l’épaule. Et quel nom lui donner ? Tout le monde s’est exclamé : « Julio » parce que Julia/Julio et tout le monde était persuadé que Julio était un mâle. La fin de l’histoire
est que plus tard Mauricio a acheté encore un perroquet, celui-ci ne bougeait jamais et restait toujours immobile et silencieux tout en haut de la grande cage. Coco, le premier perroquet, est devenu très méchant et a attaqué les gens, les becs des perroquets sont très puissants ! (Tous les hôtes de la pension lui ont donné le nom de Coco, qui veut dire « caca » en portugais, peut-être il n’a pas aimé ce nom et pour se venger…) Finalement Mauricio a donné les deux
perroquets et c’est Julio qui se retrouve tout seul. La porte de sa cage est ouverte et il aime bien se promener sur la table et chiper des spaghettis, chips et fruits des assiettes. Mais jusqu’à maintenant on ne sait toujours pas si c’est un mâle ou non et Mauricio a enterré son rêve d’avoir un jour des bébés perroquets. Mais un « spécialiste » nous a dit que ce sont surtout des mâles qui font un boucan terrible au lever et au coucher du soleil… tiens…tiens ! Coco et Julio s’en sont donné à cœur joie surtout le matin, pour la plus grande joie des pensionnaires qui rêvaient peut-être de faire la grasse matinée….

Jean a fait une rencontre un peu insolite au beau milieu de la route principale, un beau serpent qui s’est enfilé dans l’herbe. Je me suis dit que je devrais peut-être faire un peu attention à ne pas marcher tout le temps pieds nus. Mais cela est aussi le Brésil : serpents, grosses araignées, petites fourmis qui piquent et donnent des cloques pendant une semaine, mais aussi la flore de toute beauté, admirez les photos !
Le jardin de
la Casa de Dom Inacio est toujours bien animé à la fin de la matinée. Il y toujours plus de bancs qu’avant pour se prélasser, se reposer, discuter, faire la sieste ou admirer le paysage. C’est un vrai havre de paix.

Un beau texte sur un petit monument qui se trouve dans l’enceinte de
la Casa à côté de la librairie, dédié à Notre Dame de Montenero, Italie, voici la traduction :
« INVOCATION
J’invoque
la Sainte Mère, le Père et le Saint-Esprit,
Trinité Sacrée aux noms innombrables.
Je vous invoque, Patronne de la médecine,
Guérisseuse de toutes les infirmités.
Je vous invoque, Reine des Univers,
Des Cieux, des mers et des continents,
Je vous invoque, souverain de la spiritualité,
Pour que votre Lumière descende sur nous
Et illumine notre chemin «
Je voulais vous présenter une autre Entité de
la Casa, le Dr. Augusto, mais je vois que j’ai déjà beaucoup parlé et vous devrez attendre la prochaine édition en août pour en savoir plus sur lui.
Le petit groupe se forme pour l’aventure extraordinaire qui commencera le 18 juillet avec un séjour de 6 jours au parc national « Chapada Dos Veadeiros ». Profitez, (tous les détails sont sur mon site), c’est peut-être la dernière fois que j’organise un « extra » de ce genre, quoique…on ne sait jamais !
J’aurais du plaisir à vous rencontrer, voir, revoir à la méditation à Vevey, à la conférence le 12 juin à Didenheim en France, lors d’un de mes voyages à
la Casa de Dom Inacio ou tout simplement« à la maison » à St.-Légier.
Encore quelques mots du Dalaï Lama pour la route :
Il est vital de laisser une large place au changement dans les relations avec l’autre. Ces transformations tiennent lieu de périodes charnières, où l’amour véritable mûrit et s’épanouit.
Nous sommes désormais en position de vraiment connaître l’autre, de le voir tel qu’il est avec ses défauts et ses faiblesses comme nous-mêmes.
Ce n’est qu’à ce stade que nous sommes en mesure de nous engager sincèrement auprès de l’autre, un véritable acte d’amour.
Que l’Amour, la joie et la lumière soient toujours dans vos cœurs
Julia ANDREE




DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d'Abadiânia: réflections personnelles, événements, rencontres
mars 2008
Il paraît que la saison des pluies bat un record cette année et avant d’arriver avec mon groupe le 17 février, il a plu énormément. Tellement qu’à la pousada où nous logions, le grand bac avec les fleurs était plein d’eau, j’ai proposé à Mauricio de faire une piscine pour nous… L’humidité est à 86% à certains moments, mais le soleil fait quand même son apparition et nous avons la chance de faire sécher nos habits lavés …entre deux averses. Le paysage est vraiment magnifique avec des différents tons de vert et des fleurs poussent partout, un vrai bonheur.
Comme d’habitude je me promène dans les collines tôt le matin et propose au groupe d’aller avec moi. Mais en général il n’y a pas
beaucoup de monde qui veut et peut marcher si tôt. Mais quelle surprise, à 6 heures du matin 12 personnes ont répondu présent.
Le grand tour de 3 heures jusqu’à la grande rivière était une petite aventure en soi, les photos parlent pour elles-mêmes ! (L’odeur nous a saisis un moment après avoir vu tous les charognards alignés sur la barrière, une vache morte gisait dans le pré, un vrai festin…)

Je suis toujours très émue de voir toutes les souffrances des êtres qui fréquentent
la Casa de Dom Inacio. C’est seulement le sommet de l’iceberg que toutes les chaises roulantes, les béquilles, les déformations et autres, mais beaucoup de maladies ne sont pas visibles. Et que dire des souffrances psychiques ? L’énorme détresse, l’espoir aussi, un élan formidable vers la guérison du corps et de l’âme.
Je veux bien que tout soit « expérience », ni mal ni bien, mais des êtres humains, des âmes, ont le courage extraordinaire de se créer les difficultés les plus dures, pour évoluer.
Quand je passe dans les salles de méditation et vois toutes ces belles personnes, souvent en profonde méditation, se recueillir, plonger en soi, je suis remplie d’amour et d’admiration : "Merci Dieu, d’avoir créé un lieu comme
la Casa. » J’ai envie de le crier dans les quatre directions pour que tout le monde l’entende, pour dire aussi qu’il y a de l’espoir : l’espoir de guérir son corps meurtri, son âme froissée, ses émotions qui vont dans tous les sens, incontrôlables, d’embellir sa vie, de
mettre de la couleur dans sa joie, de vivre sa vie pleinement.
Deux personnes de notre groupe ont opté pour une opération visible, raclement de l’oeil (V. ne s’y attendait vraiment pas. Il a passé avec moi devant Joãa en Entité qui lui a demandé : « Tu veux guérir ? » « Oui ». João se lève, demande qu’on amène une chaise et commence à faire une délicate opération de l’œil. Et pourtant V. a dit quelques jours plus tôt qu’il ne laisserait personne toucher ses yeux.) Pour l’autre personne deux fois les ciseaux dans le nez en l’espace d’une semaine, la personne concernée était ravie et en pleine forme.
Qu’est-ce que cela veut dire quand on passe devant l’Entité avec une question ou une demande et qu’elle répond : "Reviens cette après-midi ou reviens demain matin" ? C’est seulement une question d’énergie, m’explique Maresa, une volontaire à
la Casa. Chaque file a une énergie spécifique et certaines personnes doivent recevoir ces énergies-là, ou se baigner même plusieurs fois dans les énergies de la file de 14 heures ou de 8 heures du matin, comme c’est arrivé à plusieurs personnes et chaque fois Joâo en Entité a dit : Reviens…je veux te revoir…
Mais on explique aussi que peut-être l’Entité qui est dans le corps de Joâo pendant qu’on passe le voir, trouve qu’une autre Entité va (peut-être mieux) s’occuper de votre cas plus tard. 
Je crois que de toute manière nous n’arriverons jamais à tout comprendre, j’ai laissé tomber en partie ce désir de comprendre le pourquoi des choses à
la Casa.
Pablo peint sur toile de magnifiques mandalas personnalisés, de vrais petits bijoux. D’après le prénom et
la date de naissance, il calcule les couleurs, les chakras, les éléments, les signes du Zodiaque, les planètes
et les symboles. La grandeur est de 60cm sur 60cm, facile à transporter une fois enroulée. Il a de grands projets, une exposition à Paris lui est consacrée et il est déjà tout excité de visiter Montmartre en juillet cette année. En plus il est en train d’écrire un livre sur les Mandalas. Contactez-moi si vous avez envie qu’il vous fasse votre mandala, je peux le ramener lors de mon
prochain voyage.
André était d’accord de nous faire un petit exposé un soir sur son
travail en France. Passionnant, avec quelques exercices pratiques à faire pour dépolluer les objets ou pour mieux se centrer. La géobiologie est un vaste sujet et André pouvait seulement le survoler avec des exemples de sa pratique. C’est toujours très enrichissant pour tout le groupe quand un/e participant/e nous fait un petit exposé de son savoir-faire.
Nous n’avons presque pas assez de soirées pour que je puisse montrer tous mes magnifiques
films/documentaires, heureusement la pousada « le Jardin des Anges » est vraiment idéale, avec sa salle de réunion assez grande et le mur blanc au fond qui fait office de grand écran.
Dans la salle de méditation de Joâo, il y a une nouvelle photo. Renseignements pris, j’apprends qu’il s’agit de mon ami, l’Entité José Penteado. Mauricio m’a expliqué
qu’un jour il a dit qu’il n’aime pas qu’on l’appelle José Penteado (Penteado : coiffure) et c’est le Dr Augusto qui lui a donné ce nom-là. Il a ajouté : » Appelez-moi José ». Maintenant personne parmi les volontaires ne court pour lui chercher des raisins ou d’autres fruits, il a dû se mettre au jus de limon, c’est, paraît-il, le Dr Augusto qui en a décidé ainsi, « c’est lui qui est le patron… ».
Avez-vous envie de faire un petit tour en calèche dans les rues d’Abadiânia ? Un beau 
cowboy brésilien avec un beau chapeau bleu va vous faire faire un tour de trente minutes pour seulement vingt Reais, embarquez mesdames, messieurs…
Petit tour deux samedis de suite pour visiter Pirenópolis et le sanctuaire de la forêt primaire de Vagafogo.
Malgré l’eau brune j’ai fait trempette avec Laura. J’ai pris en photo la rivière plus haut sur le chemin et quelle surprise de voir un magnifique orbe, énorme sur la photo. Ce qui est drôle,c’est qu’une seconde plus tard j’ai refait exactement la même photo sans remarquer le phénomène…mais l’orbe n’était plus là !
Joâo est parti de nouveau un vendredi après-midi dans le sud pour soigner 
16’000 personnes en 3 jours. Il est sorti de son bureau tout élégant en manteau gris et a distribué quelques cartes-photos pour le plaisir de tous.
Ce que vous voyez sur la photo est une briqueterie, juste en face de l’entrée de
la Casa. Il paraît qu’elle est vendue et va cesser son activité bientôt, à la place il y aura des petites maisons.
La soupe est toujours distribuée gratuitement pour tout le monde à
la Casa de Dom Inácio,
on peut faire sa b.a. en aidant à couper les légumes le mardi matin, c’est
toujours très animé et il en faut des kilos de légumes pour servir la soupe pendant trois matinées.
Cette photo est dans le hall de
la Casa. Or, la scène ne se passe pas à Abadiânia, mais dans un autre centre dans le sud. Un médium donne la main à un esprit qui s’est matérialisé, et grâce à l’énergie du médium, l’esprit a pris forme, étonnante cette photo, n’est-ce pas ? 
Nos chères Entités…J’aimerais vous parler d’une Entité que j’aime beaucoup quand elle prend possession du corps du médium Joâo, c’est Saint François Xavier. Il est tout en douceur et plein d’attention pour chaque personne qui passe devant lui. François Xavier nous fait un doux sourire en nous regardant et en nous tenant la main. J’aime quand il est là, surtout pour la première fois que mon groupe passe devant Joâo en Entité, nous avons le sentiment
d’être attendus, écoutés, bref, c’est le sentiment d’un enfant de « rentrer à la maison » après une longue absence.
François Xavier naquit d’une grande famille d’Espagne le 7 avril 1506 au château de Javier, près de Pampelune. Tout jeune il manifesta une grande intelligence et beaucoup de goût pour les études. Il fit des études à Paris, au collège de Ste Barbara, et partagea la même chambre qu’Inacio de Loyola. Il fut ordonné prêtre en 1537 et s’adonna aux œuvres de charité en diverses villes d'Italie.
Envoyé en Orient en 1541, il évangélisa durant dix ans l’Inde et le Japon et y opéra de nombreuses conversions. Il allait pénétrer en Chine quand il mourut en 1552 à l’âge de 46 ans. A l’intérieur de son cercueil, on déposa une bonne quantité de chaux pour accélérer la décomposition de son corps afin de pouvoir rapatrier ses ossements. Or, ses amis furent stupéfaits, en ouvrant le cercueil trois mois plus tard, de constater qu’il n’y avait pas d’odeur et que le corps s’était maintenu en condition de parfaite conservation. Il repose à Goa dans la basilique du Bon Jésus, les croyants s’y rendent pour se
recueillir devant sa tombe.
Durant sa vie il réalisa plusieurs guérisons inexplicables et beaucoup de miracles sont attribués à son intercession, car il exauça des prières faites en présence de son corps. On peut compter dans la foulée ses miracles de huit enfants ressuscités. Le plus grand miracle de Xavier n’était pas d’avoir ressuscité tant de morts, mais de n’être pas mort lui-même de fatigue. Sa pauvreté personnelle, son austérité, son dévouement, sa prière, sa joie aussi, parleront aux cœurs des hommes plus encore que sa parole. Sa prédication, ce sera sa propre personne, sa vie, son exemple. Il rayonne. François Xavier, comme les Apôtres, est un pionnier, mais un pionnier qui « porte le poids de toute les églises » qu’il a fondées.
Il fut canonisé en mars 1622 en même temps qu’Inacio de Loyola.
Qui est le jeune homme ? João à 16 ans. Et une photo de João…un peu plus tard…
Pour le plaisir encore quelques photos lors d’une promenade dans les rues d’Abadiânia.




Pour terminer voici une belle parole d’Audrey Hepburn :
« Souvenez-vous,
Si vous avez besoin d’une main tendue,
Vous en trouverez une à la fin de chacun de vos bras.
A mesure que vous grandirez,
Vous découvrirez que vous avez deux mains,
L’une pour vous aider,
L’autre pour aider les autres »
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de Pâques et que la lumière vous porte ce message
Julia ANDREE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres.
Décembre 2007

Les collines d’Abadiânia ont verdi, on voit encore les traces du feu sur les troncs, mais je pense que ces arbres du Cerrado, petits et tordus, ont vu d’autres événements en tous genres.
Le médium Joâo est parti le premier vendredi après notre arrivée pour aller quelques
jours dans un autre centre du sud, au Rio Grande do Sul, à Canela. Sur la photo, je me suis rendu compte que ce nouveau centre est très grand. Quatorze mille personnes ont défilé du matin dès 8h jusqu’à minuit pendant trois jours, pratiquement sans relâche, un marathon de guérison. Les aides et accompagnateurs étaient exténués le mercredi matin quand ils ont recommencé à travailler normalement les trois jours à
la Casa, mais pas notre Médium !
J’aimerais bien accompagner une fois Joâo et son équipe lors d’une tournée de guérison dans un des centres qu’il a créés, où il n’y a que des Brésiliens, comme énergie cela doit être formidable.
Au Brésil on fête évidemment aussi Noël et
la Casa a sorti des lumières clignotantes, des sapins et des boules. Heureusement ils ont le bon goût de décorer pour Noël seulement début décembre, et non comme chez nous à fin octobre. Mais c’est quand même un peu drôle d’apercevoir le père Noël et des sapins quand il fait 28° la journée, lorsqu’il ne pleut pas.
Noël et les cadeaux ont pris place sur la grande route nationale, le grand axe Brasilia-Bélem, à l’ombre d’un parasol, le vendeur endormi attend le client. Comme à
la Casa da Sopa lors de notre dernière visite, nous avons admiré des dizaines de cartons avec des poupées pour les filles et des camions pour les garçons.
Et la saison des pluies a commencé ici, c’est donc l’été. Très agréable, souvent la pluie tombe en fin d’après-midi, un gros orage et des trombes d’eau s’abattent du ciel noir, inondent tout et laissent la rue principale sous 20cm d’eau, égalisent et cachent les trous et nids de poules. C’est un vrai délice et casse-cou de s’y aventurer à vélo. Mais le soleil est bientôt là de nouveau et sèche tout, jusqu’à la prochaine pluie.
Un groupe magnifique, un vrai cadeau, nous a accompagnés. Sept personnes qui étaient déjà allées à
la Casa sont revenues avec moi et m’ont de nouveau fait confiance. Je me
réjouissais déjà à l’avance de nous revoir et les énergies sont encore plus fortes, tout le monde en profite. La plus jeune a trois ans, un petit bout de chou adorable et le plus âgé a 78 ans et fait un plongeon magnifique dans la piscine naturelle à Vaga Fogo. J’étais vraiment gâtée avec ce groupe et mon compagnon de vie, Norbert, a fait le voyage avec nous pour le plus grand plaisir de tout le monde.
Nous avons eu une journée magnifique à Vaga Fogo, en observant des singes hurleurs, un gros serpent de deux mètres de long, d’énormes papillons bleu métallisé et un jeune singe mort avec une blessure à la tête. Evandro, le propriétaire de ce coin de paradis, n’a jamais vu cela et nos questions sont restées sans réponses, est-il tombé ? Etrange…
Les mangues rouges, jaunes et vertes tombent de partout, il n’y a qu’à les ramasser et les déguster, que j’aime cette saison de l’année ! Les avocats et les jaquas mûrissent aussi lentement et c’est l’explosion des couleurs des fleurs.
Tania a ouvert il y a quelque temps déjà une magnifique petite boutique,
« Elements », avec des produits naturels du Brésil, parfums, lotions, crèmes, savons, gels pour le visage, le corps, les cheveux. Les odeurs enivrantes du pitanga, du maracuja, du caju, du jabuticaba, du cupaçu, d’ucuùba, du buriti, du bacuri, du muru-muru nous sautent au nez. C’est un vrai feu d’artifice pour nos sens de renifler et de mettre son nez partout, ça tombe bien, c’est bientôt Noël !
Petit tour très agréable avec quelques personnes vers la grande rivière, trois heures de marche ! Les jabuticaba sont mûrs et quel régal de les cueillir directement de l’arbre. C’est un fruit étonnant, la couleur est presque noire, gros comme nos cerises, un goût proche de celui de la groseille, mais la comparaison s’arrête là et le fruit ne pousse que directement à même le tronc.

Mais que fait
la Casa de toutes les photos et lettres qu’on met dans les deux grands triangles ? Tout est gardé ici à
la Casa dans une chambre, pendant une année, et après c’est brûlé. On dit aussi que les Entités nous suivent pendant une année, après il faudrait renouveler la demande.
Emilio est encore là, quoique les choses changent très vite ici, et je suis heureuse que beaucoup de personnes de notre groupe aient pu profiter de ses soins. J’espère qu’il restera encore très longtemps ! Mais la dernière fois en décembre que je l’ai vu, il était un peu dépité par des personnes qui s’inscrivent pour une séance et ne viennent pas. Il vient exprès de Goiânia et s’est trouvé presque toute la journée sans personne. Il pense que l’année prochaine il viendra moins à Abadiânia mais me certifie que pour mes groupes il va venir avec plaisir et m’a donné son adresse e-mail pour l’avertir quand je viens. « Tu es mon amie et avec tes groupes, il n’y a jamais eu de problèmes ». Mais comme il le dit aussi, il ne peut que travailler comme cela ici à
la Casa, selon la
« médecine spaciale », (en opposition à « la médecine terrestre »).
Au Brésil il y a encore une autre personne qui a la même mission – Emilio ne le connaît pas – et qui travaille comme lui avec la 5e dimension. Autrement il y a encore une personne en Inde, une en Chine, une en Corée, une au Japon, aucune en Europe, ni aux USA. Il dit aussi que Joâo est unique au Brésil et que
la Casa de Dom Inacio est le centre pour les guérisons spirituelles le plus important du Brésil. Il pense que les gens doivent venir ici demander de l’aide, autrement c’est un gaspillage d’énergies.

Nous avons rencontré Selito, un peintre un peu spécial. Il peint avec les doigts de petits tableaux sur des carrelages blancs. Il se connecte avec la personne ou avec son nom, et en quelques minutes son chef d’œuvre est fini. Ce sont toujours des paysages, avec montagnes, lever ou coucher de soleil, arbres, chutes d’eau, lacs, passerelles…
Il y a environ trois mois j’ai reçu un mail, lors de mon séjour à Abadiânia en août : »Vous prenez Ignace de Loyola comme référence. Ce personnage a créé l’ordre des Jésuites. Leur but était d’éliminer des protestants et les hérétiques. On connaît les massacres qui ont suivi. Pourquoi prendre un tel modèle ? Je suis hérétique ».
J’ai voulu répondre une fois rentrée en Suisse, mais j’ai perdu l’adresse E-mail que je retrouve de nouveau ici au Brésil.
Cher hérétique,
Vous avez peut-être partiellement raison. Ignace de Loyola fut un extraordinaire directeur de conscience, à la tête des Jésuites et, comme vous dites, fondateur de cet ordre. Il devient le fer de lance de la lutte contre le protestantisme. Je ne prétends nullement que tout ce que les Jésuites ont fait était bon, c’était une organisation humaine et toute organisation humaine connaît des dérapages. Son objectif était aussi d’enraciner les valeurs chrétiennes et, en même
temps, de donner un enseignement de base.
Ignacio de Loyola, né en 1491 en pays basque en Espagne, dans une famille de petite noblesse de 13 enfants, perd sa mère à l’âge de sept ans. Il mène pendant dix ans une vie de page à la cour de la reine de Castille, Isabelle
la
Catholique. Il dit dans son autobiographie : Jusqu’à la vingt-sixième année de sa vie, il fut un homme adonné aux vanités du monde et principalement il se délectait dans l’exercices des armes. Il entre en 1517 dans l’armée du vice-roi de Navarre. Une jambe blessée, l’autre brisée par un boulet de canon, il est amené à son château et « opéré », mais sa jambe droite restera plus courte pour le restant de sa vie. (Quand Ignace de Loyola occupe le corps du médium Joâo, on le reconnaît tout de suite à sa démarche un peu boitillante).
Je trouve intéressante sa conversion : il rejette sa vie passée et spécialement les choses "de la chair" et ne songe plus qu’à adopter une vie d’ermite et à suivre les préceptes de saint François d’Assise et d’autres grands exemples monastiques.
Il passe plusieurs mois dans une grotte près de la ville de Manresa en Catalogne, où il pratique le plus rigoureux
ascétisme.
Dernièrement quelqu’un a mentionné cette grotte avec des énergies très puissantes. D’ailleurs une photo de cette grotte est accrochée dans le grand hall de
la Casa de Dom Inacio.
« Qui n’a jamais fauté jette la première pierre… »
Un petit détail : les Jésuites se sont fait jeter dehors du Brésil, trop indulgents et trop « humains » avec les Indiens !
Je constate simplement qu’à n’importe quelle époque je me serais conduite de la même manière, dans les mêmes circonstances, avec la même mentalité et la même compréhension de l’époque. Je me pose la question, peut-être on nous montrera du doigt dans vingt ou trente ans : comment nous avons pu traiter les animaux (comme avant l’esclavage d’une autre « race » humaine) ou comment nous avons réussi à polluer tellement notre terre, pour ne citer que ces deux exemples.
Il ne faut pas oublier, mais ce qui est finalement le plus important, c’est ce que nous sommes maintenant, et non ce que nous étions dans le passé.
« Tout n’est qu’expérience, nous venons sur terre pour vivre les expériences qui nous permettent d’évoluer sur terre, tout ce que nous vivons est neutre, ni bien, ni mal…tout est parfait, tout est juste… » Paroles du très beau documentaire du Camerounais Polaritz dans »Chemins de vie », que je montre dans les soirées de films documentaires à Abadiânia.
Une chose qu’on peut dire de Ignacio de Loyola, c’est qu’il a bien réussi à évoluer, à franchir et à surmonter les obstacles de la vie, pour sortir grandi de ses expériences de la vie. Un magnifique exemple ! Finalement il s’agit de
cela : évoluer !
« Je suis hérétique, je suis catholique, je suis athée, je suis musulman, je suis homme, je suis femme, je suis célibataire, je suis dentiste, je suis secrétaire, je suis socialiste, je suis libéral, je suis…je suis…et alors ? »
L’ego aime bien se cacher derrière différentes étiquettes, qui nous étouffent lentement. Avec tous ces masques que nous portons, nous oublions notre vraie nature. Finalement ce qui compte, c’est ce que nous avons dans notre cœur, comment nous aimons, nous-même et les autres, maintenant!
Ignacio de Loyola, le patron de la Casa à Abadiânia, le montre tous les jours quand des centaines de personnes défilent devant le médium Joâo pour demander de l'aide.
Hier est l'histoire
Demain est le mystère
Aujourd'hui est le cadeau
Cest pour ça qu'on l'appelle le présent.
Je vous souhaite à toutes et à tous un merveilleux temps de lumière et de chaleur divine durant ces fêtes.
Que vos plus beaux rêves se réalisent dans la joie en 2008.
Julia ANDREE
DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres.
Septembre 2007
En août à Abadiânia, c’est encore la saison sèche, qui dure jusqu’en octobre, le mois le plus chaud. Les nuages commenceront à s’accumuler, les mangues vont mûrir avec les premières pluies, la nature respirera de nouveau. Mais pour le moment l’herbe est jaune, certains arbres perdent leurs feuilles, c’est l’hiver ! Et les feux brûlent tout sur leur passage, attisés par le vent qui souffle. En général, quelqu’un a eu la glorieuse
idée de brûler quelques herbes sèches devant sa maison et le feu se répand. Les cendres noires s’infiltrent partout, portées par le vent, c’est fou comme le paysage change, mais avec les pluies, tout va redevenir vert et beau.
Depuis quelques semaines le médium Joâo ne pratique plus d’opérations visibles sur l’estrade, où tout le monde peut regarder, filmer et photographier. Il le fait en arrière, dans la salle de méditation. La raison ? Une fois de plus il a été dénoncé. Tout le monde dans le groupe aurait bien volontiers assisté à une ou deux opérations visibles. La déception était là, mais comme certains ont spontanément déclaré : C’est une raison de plus de revenir !
Un grand vide est enfin comblé à Abadiânia ! La culture américaine a trouvé le chemin jusqu’à ce petit village perdu. Nous avons un fast food, paraît-il construit par un Américain, le « Brasilian Burgers ». Merci
oncle Sam !
Emilio est toujours là ! J’ai réservé toutes les places disponibles pour mon groupe, et encore pour le mois de novembre. Les gens se battent presque pour avoir une place. Comme une amie a expliqué, grâce à lui, qu’elle a consulté trois fois, elle s’est débarrassée de beaucoup de nœuds d’émotions, d’énergies bloquées aussi, elle se sent en pleine forme. C’est vraiment un excellent
traitement parallèle de
la Casa. Nous avons tellement de peine à lâcher notre mental. Emilio voit tout (il décrivait physiquement mon mari, sans l’avoir jamais rencontré), sent tout et c’est assez surprenant de le voir gémir et se tordre de douleurs quand il traite une personne. Nous avons encore une autre approche holistique à Abadiânia. Le Dr. Apple, un médecin à la retraite, père de Tania qui est médium à
la Casa, lui-même un excellent médium, fait des photographies Kirlian sur des personnes. Etonnant, pas seulement pour détecter les problèmes physiques de notre corps, ou les futurs problèmes, mais aussi des problèmes émotionnels, mentaux et spirituels. Et si cela ne suffit pas pour changer votre vie, faites une régression dans des vies antérieures avec lui !
Chaque personne dans le groupe est un puits de sagesse et de connaissance. Entre autres j’ai beaucoup aimé la suggestion de Francine, de nous parler de « Marie, passe devant ». D’inviter Marie à passer devant nous pour aplanir tout les problèmes et difficultés de la vie. Je l’ai l’expérimenté à l’aéroport de Brasilia huit jours après notre arrivée, pour retrouver ma valise qui s’était perdue quelque part entre Lisbonne et Brasilia. La valise est rentrée au bercail saine et sauve. Merci Marie.
Abadiânia vit encore au rythme tranquille d’un petit village. On peut rencontrer au cours d’une promenade très tôt dans les collines un père qui amène son fils à l’école à cheval. Le petit garçon entoure fièrement son père avec ses bras et me fait un petit sourire pour répondre à mon salut. Les parents vont avec leur bébé au dispensaire avec charrette et cheval, je les vois plusieurs fois de suite faire le même chemin.
Les transports se font souvent encore avec cheval et charrette, on peut voir un cheval maigre et dans la charrette trône un énorme frigo pour le transport. Les artisans travaillent dans leur boutique, ici, on ne jette rien, on répare encore, on utilise tout, tout est précieux.
Petite visite à
la Casa da sopa avec le groupe. Le garage qui était vide s’est rempli depuis avec….des
enfants. Ils ont ouvert un espace de créativité pour les enfants et la responsable, Térésa, m’a dit que souvent ils doivent convaincre les enfants d’aller plutôt à l’école que de rester à
la Casa da sopa pour jouer, regarder des films, ou dessiner. Ce qui étonne toujours tout le monde, c’est la grande propreté et la beauté du lieu. Les larmes coulent facilement quand on monte un étage et nous nous trouvons dans la grande salle de Joâo. Juste un moment assis dans les fauteuils avec les yeux fermés et c’est presque le nirvana assuré, et là, les larmes coulent sans qu’on sache pourquoi.
Environ 80 à 120 assiettes de soupe (le mardi enrichie de tofu, le mercredi de poulet et le jeudi, de
bœuf) sont distribuées toute la journée. Il y a quelques mois, quand j’étais en visite avec un groupe et que nous
étions en train de déguster la soupe avec un excellent morceau de pain, fait maison, une femme, ridée comme une vieille pomme, est venue nous serrer la main à nous tous. Elle a expliqué que « grâce à vous, grâce à votre générosité, vous avez construit une belle maison pour les pauvres comme moi, et grâce à vous j’ai retrouvé ma dignité, avant, je ne savais pas où aller, mais ici je retrouve des connaissances, de l’aide, de la nourriture et des habits, merci, merci (obrigada, obrigada…) ».
Naturellement, ils ont toujours besoin de nos dons, en argent ou des habits. Heureusement qu’avec la compagnie TAP j’ai la possibilité d’amener 64kg de bagages à chaque voyage, si vous avez envie de m’envoyer de l’argent, des habits, pour enfants, femmes ou hommes, des jouets etc., je peux les emmener à mon prochain voyage. L’année passée en juin, quand la température a chuté et qu’il a fait assez froid, 7° le matin, les rayons d’habits de
la Casa da sopa se sont presque vidés, surtout des habits d’enfants. Des personnes avec des enfants ont fait la queue pour recevoir des vêtements un peu plus chauds et la responsable Teresa a dit que, si le froid continuait, il n’y aurait plus d’habits à
distribuer… On peut aussi faire du bénévolat sur place pour aider à préparer et servir la soupe, Colette s’est engagée l’année passée pour une période de quelques semaines et a beaucoup apprécié et aimé servir de cette manière-là !
Le dernier samedi, la visite du groupe à la réserve naturelle de Vaga Fogo a enchanté tout le monde. Balade dans la forêt primaire, méditation avec la reine de la forêt, un magnifique arbre, petite baignade et douche dans l’eau fraîche de la rivière où le grand papillon bleu métallisé a de
nouveau fait son apparition et où une bestiole a foncé sur moi pour me piquer en plein sur le nez, finalement je me suis sauvée aussi des abeilles qui me poursuivaient, attirées par l’odeur de la citronnelle que j’avais mise, justement pour me protéger… Et le « brunch » pour couronner le tout, avec les goûteux produits de la ferme, un vrai délice. La sieste dans les hamacs a été la bienvenue avant de rentrer à Abadiânia.
L’Entité a signé et béni le grand triangle que j’ai prévu pour les soirées de méditation à Vevey. Il a donné son approbation et sa protection pour ce nouveau projet. Je suis heureuse de pouvoir offrir aux personnes désireuses l’occasion de se revoir, de se re-connecter avec
la Casa, de méditer et de profiter des énergies de guérison sur tous les plans.
J’ai promis la dernière fois une photo de la soucoupe volant qui a atterri en juin derrière
la Casa à Abadiânia, enfin la personne me l’a envoyée par courriel, mais il me semble qu’il y avait encore une autre photo de la soucoupe sur son ordinateur, bon, c’est déjà pas mal, n’est-ce pas ?
Et voilà pour le plaisir encore quelques photos d’Abadiânia « by night », c’est
beau, mais je ne comprends toujours pas ce phénomène…
Deux vendredis de suite les séances de l’après-midi ont commencé à midi, au lieu de 14h. Joâo est allé jusqu’au mardi soir (mercredi il recommence une semaine normale à
la Casa) dans deux autres centres de guérison au Brésil pour soigner des gens. Il a des semaines bien
chargées, dans sa vie tout est axé sur sa mission à remplir: aider des personnes en détresse morale, mal portantes ou malades.
Un vendredi Mère Teresa est venue dans le corps de Joâo, l’énergie était très spéciale et très forte, magnifique. Le dimanche après, Ron nous a lu quelques réflexions de Mère
Teresa : « Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’Amour avec lequel on donne » « Si vous ne pouvez pas nourrir cent personnes, nourrissez-en au moins une » « On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un Amour immense ».
Nous nous retrouverons en décembre avec un nouveau « Derrière le rideau » après mon dernier groupe pour cette année, départ le 18 novembre – et peut-être vous partirez avec nous ? Ou nous allons nous rencontrer pour méditer à Vevey ou à une conférence en Suisse ou en France ?
Je vous souhaite un merveilleux temps de lumière et que l’Amour vous accompagne jour et nuit.
Julia ANDREE