DERRIERE LE RIDEAU
Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements, rencontres, de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse
Août 2011


fleur_violette.jpgLe Brésil, un des pays du futur? J'en suis persuadée. Beaucoup d'étrangers investissent au Brésil, les Américains sont très intéressés, paraît-t-il, à mettre la main sur des sources d'eau, l'or bleu, et dans certaines régions comme ici dans l'Etat de Goiás, il y a énormément d'eau. Je souhaite de tout mon cœur que le Brésil continue à défendre ses valeurs et ne brade pas ses richesses.
Pays du futur? Oui, spirituellement, économiquement et socialement. Quelqu'un m'a dit dernièrement que, paraît-il, l'endroit le plus sûr du monde dans le futur sera le Brésil, le centre du Brésil, le cœur du Brésil, donc de nouveau dans l'Etat de Goiás.
Cela me rappelle ce que João a dit il y a quelques années en achetant de la terre autour d'Abadiânia: "Créer un endroit pour "ses enfants". Avec cela il ne faisait pas allusion à ses enfants biologiques, ni à ses enfants adoptés, mais à ses enfants, ses filles et fils de la Casa, donc nous.
L'Entité a aussi dit il y a quelque temps déjà qu'il y aurait de plus en plus de monde qui viendrait à la Casa, à Abadiânia, et il arriverait un moment où il n'y aurait plus assez de place pour héberger tout le monde, les gens devraient dormir dans la rue. Je ne peux que confirmer les dires de l'Entité pourmaison_indiens.jpg lapremière partie de l'affirmation: les gens ne  dorment pas encore  dans la rue, mais c'est complètement fou de voir le nombre croissant de gens qui trouvent le chemin de la Casa pour y chercher de l'aide: physique, morale, émotionnelle et spirituelle.
Cela contredit un peu ce que je vais vous raconter maintenant - mais c’est ainsi pour beaucoup de choses qui entourent la Casa, c’est juste et en même temps, non…. Il y a au moins  20 ans, la Casa se trouvait de l’autre côté de la route nationale, dans une petite maison de deux chambres exigües avec deux toilettes. Pas de chaises, ni de bancs pour s’asseoir. Mais une queue autour de plusieurs blocs de maisons et dans les 40 autocars par jour. Les gens dormaient dans le « mata » en pleine nature, il n’existait qu’une seule pousada, la Dona Rosinha, qui est pimentos.jpgtoujours là. Mais entretemps João a créé d’autres centres un peu partout au Brésil et il y a moins de Brésiliens qu’avant qui viennent à Abadiânia. La Casa de Dom Inacio est et reste toujours le centre principal et le plus important. Les autres centres ouvrent seulement quelques fois par année quand João se déplace jusque là.
Il y a un vrai engouement pour se faire baptiser à la Casa. Il y a quelques années encore, on célébrait peut-être  deux ou trois  baptêmes  par semaine, et encore, mais maintenant il y en a un ou deux par jour. C'est  un rituel émouvant que le baptême à la Casa, avec bougie, eau et sel, et  avec marraine et parrain de son choix. Alors toutes et tous deviennent "fille ou fils de lacasa_hall.jpg Casa".
Je suis aussi ravie de voir à la Casa de plus en plus de jeunes  qui cherchent autre chose dans leur vie. Comme un jeune Autrichien me l'a dit:" Nous savons tous que nous ne pouvons plus continuer comme avant. Les choses doivent changer, les mentalités doivent changer et les changements vont venir très vite. Nous les jeunes, nous nous préparons à cela et je vais amener beaucoup de mes copains ici à Abadiânia pour préparer ces changements..... " A méditer!
C'est très beau de les voir dans les salles de méditation, assis pendant des heures avec les yeux fermés,  passer respectueux devant l'Entité,  descendre à la cachoeira, la chute d'eau sacrée, pour se purifier dans cette eau limpide mais froide, ou de les observer lors de longs tours dans les collines en partant à cinq heures trente  du matin en pleine obscurité pour admirer en même temps le splendide lever du soleil un peu plus tard. C'est un peu par ma faute de les avoir emmenés plusieurs fois  dans les collines vers la grande rivière et dans la forêt d'eucalyptus, pour leur montrer le chemin. Il y a quelques jours, dix jeunes ont répondu présent, à ma grande joie. Maintenant ce sont eux qui montrent le chemin aux autres, j'en suis heureuse. Car rien ne fait plus de bien pour notre bien-être que de se balader dans la nature, d'admirer la brume du matin, l’embrasement du ciel, la splendeur d’un lever du soleil, le vol des perroquets, le chant des oiseaux et le cavaliers_deux.jpgdoux murmure de la rivière.

L'autre jour, quand João a été sur l'estrade, il a dit entre autres "J'ai été baptisé catholique dès le berceau, mais je ne suis pas Ubandiste, je ne suis pas spirite, je ne suis pas Kardéciste, je suis de Dieu, j'appartiens à l'Univers".
En fin de mois de juillet, la Casa fête l'anniversaire du patron de la Casa,  Dom Inacio de Loyola . Comme j'ai prolongé un peu mon séjour après le départ du groupe, j'ai eu la chance d'assister pour la 3ème fois à la fête. C'est en principe le dernier vendredi du mois de juillet, mais déjà des jours avant les autocars sont arrivés des différentes régions du Brésil. Et au jour même, le vendredi, nous avons compté pas loin de 15 autocars.
hall_ballons.jpgToute la Casa est décorée avec des rubans, des ballons et des fleurs. Sur l'estrade dans le grand hall, les pétales de fleurs sur le sol forment de jolis dessins, un triangle et un autre représentant la coupe duimagesCA2YLHX5.jpgGraal. Des paniers remplis de pain sont disposés au bord pour être bénits par Inacio un peu plus tard, et aussi quelques cruches, avec du vin? Non, c'est du jus de raisin rouge, presque tout le monde est à la passiflore, donc pas d'alcool.
Je n'ai jamais vu autant de monde qui s’enfile dans les salles de méditation, les derniers dans la queue ont dû ressortir, il n'y avait plus de places assises.
Le grand hall est plein à craquer, plus de places assises depuis avant sept heures, je reprends ma place habituelle tout près de l'estrade, obligée de  rester debout. Plusieurs fois des volontaires nous sermonnent: silence s'il vous plaît, si vous voulez bavarder, sortez, le médium est en train de se préparer à accueillir  Inacio de Loyola et a besoin de toute notre énergie...
Et tout à coup João arrive, avec lui montent sur l'estrade Anna sa femme, l'administrateur Hamilton, le directeur du centre de Rio Grande do Sul et encore d'autres personnes que je ne connais pas. João prend la parole, remercie de nouveau inacio_bras.jpgtout le monde d'être inacio_1.jpglà, nous dit de faire la prière de Notre Père et assez doucement Dom Inacio se glisse dans le corps de João. João est transformé, je ne l'ai jamais vu ainsi, il y a une énergie qu'on ne peut pas décrire, c'est tellement fort que plusieurs fois j'ai peur de tomber dans les pommes...Dom Inacio prend dans les bras les personnes autour de lui, serre les mains qui se tendent, tout le monde veut le toucher, capter son regard. Mais son regard n'est presque pas humain, il est là et en même temps à des centaines d’années loin de nous, ailleurs, sur une autre planète! Il a un regard plein d'amour et de compassion et en même temps c'est un regard presque terrible, terrible dans un sens positif, car l'énergie qui se dégage de lui  est presque insupportable. Il me tend la main et je dois faire un grand effort pour ne pas m'écrouler pour de bon.
Il rentre dans la salle de méditation, loin de nos regards, nous sommes tous secoués et gardons le silence.
Lorsque Dom Inacio prend possession du corps de João, son énergie est tellement forte que le médium João est capable de la garder pendant 20 à 30 minutes, pas plus, le corps de João ne le supporterait pas plus longtemps.
C'est le Dr Augusto qui a pris la relève pour recevoir tout le monde un peu plus tard.donation_pain.jpg
En sortant nous avons eu droit à du pain, à un verre de jus de raisin et à un pendentif en forme de triangle avec l'image d'Inacio, tout cela bénit avant par lui sur l'estrade.
En fin d’après-midi, João est allé dans le jardin pour se laisser photographier avec des gens. Je ne l'avais encore jamais vu si joyeux, détendu et souriant. Car en général le vendredi après-midi, après les trois jours très intenses à recevoir des foules, on voit la fatigue sur lui, avec ses traits tirés.
soleil_arbre.jpgQuelle journée!
Je vous invite toutes et tous à célébrer l’anniversaire de Dom Inacio à Abadiânia en juillet 2012, cela est vraiment un événement exceptionnel !
La terre a très soif, tout est terriblement sec, c’est l’hiver et les premières pluies vont seulement commencer à tomber en octobre. Les premiers feux ont déjà commencé à noircir la terre, mais pas à brûler les arbres du cerrado, et cela va continuer jusqu’à ce qu’il pleuve.
J’aime bien le livre de Thierry Jansen »Vivre en Paix » où j’ai relevé, parmi d’autres, une phrase pleine de bon sens. Il dit qu’il n’y a pas d’êtres bons ou mauvais, ni de gentils ou de méchants, il n’y a que des enfants blessés qui ont peur ». A appliquer vis-à-vis de toutes les personnes avec qui nous sommes en conflit- et alors notre regard va changer.
« La peur est notre plus vieille compagne et lorsque nous marchons main dans la main avec cette menteuse, nous devenons notre propre ennemi. La peur répond à une vision séparée du monde, unelune_2.jpg conscience intellectuelle et analytique de la réalité. La peur n’engendre que de la colère, de l’angoisse, de la méfiance, de la suspicion, des regrets, de la culpabilité, du ressentiment, du mensonge, de la manipulation, du contrôle, de l’agressivité ou de la haine. La peur est à l’origine de toutes les guerres. »
Il écrit aussi, comme dans les magnifiques livres d’Eckhard Tolle, que le présent est le temps de l’amour. La condition pour arrêter de souffrir est de quitter notre peur -  et là nous commençons à nous réveiller. «  C’est d’accepter de vivre dans le présent, en profond contact avec nous-mêmes, au-delà des illusions du passé et du futur, dans la pleine potentialité de l’instant. Car l’amour répond à une vision unifiée d’un monde où tout est changement, impermanence, unité et relation. L’amour est la condition de toutes les paix ».                                                                                                                                                                  Une étude très sérieuse sur le Prosac (médicament antidépresseur) a démontré que le simple fait d’étreindre un autre humain équivaut à prendre une dose de Prosac. Donner et recevoir de l’affection suffiraient donc à atténuer nos souffrances…
Ce n’est pas beau cela ? Embrassez-vous, donnez de l’amour, de l’affection aux autres êtres humains. Et pensez que l’autre est aussi un enfant blessé, qui a besoin d’amour pour guérir ses blessures. C’est joao_sourir.jpgexactement ce qui se passe à la Casa et à Abadiânia: là-bas tout le monde  s’embrasse, se donne des « hugs », se fait de grands sourires, est attentif à l’autre. C’est ça aussi, la magie et la guérison d’Abadiânia, où notre Âme trouve enfin la paix.
Je vous envoie toute ma tendresse et que l'amour vous accompagne à chaque instant.
                                                                                                 Julia ANDREE



 
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Juin 2011

fleur_rouge2.jpgCe mois de mai est vraiment d’une température idéale, frais le soir et la nuit, chaud la journée jusqu’à 29°. Depuis mon dernier séjour à Abadiânia en mars, il n’y a pas eu beaucoup de changements. La tendance s’accentue : toujours plus de personnes  cherchent de l’aide à la Casa de Dom Inacio. Aide spirituelle ou aide physique, ou les deux. C’est magnifique de voir toutes ces belles âmes chercher la lumière et l’amour ici.
Ce qui n’a pas changé non plus, c’est qu’on compte toujours combien de personnes vont dans les différentes files pour se présenter devant Joao en Entité. Les opérations se succèdent sur l’estrade  dans le grand hall, devant tout le monde, le Dr. Augusto est en pleine action et nous rappelle encore une fois qu’il n’est pas tout seul, il y a toujours toute sa « famille » avec lui quand il travaille dans le corps de Joao. Même si nous ne voyons pas toute sa « phalange » autour de lui, le hall en est rempli, et ces Êtres de lumière sont bien là !
Le Dr. Augusto demande, ou invite des personnes qui veulent une opération à entrer dans la salle, etoperation2.jpgbeaucoup de monde profite de cette opportunité inespérée.
paysage3.jpgIl demande aussi qui veut une opération visible, là et maintenant sur l’estrade, et quelques personnes y montent pour recevoir une opération visible.
Je crois que nous serions complètement ébahis si nous étions conscients de l’énorme activité qui règne à la Casa, dans les différentes salles et dans le grand hall où nous attendons pour former les différentes files qui vont passer devant l’Entité.
Les Entités savent tout de nous. Voici un petit exemple de cette vérité : Quelqu’un de notre groupe veut passer avec 3 photos de ses proches. Mais elle hésite beaucoup pour une photo, car la personne est handicapée mentale  et pas capable de prendre les gélules de passiflore toute seule. Ce qui est génial, c’est la perspicacité  des Entités. L’Entité donne une ordonnance pour les deux premières  photos, est déjà en train de vouloir écrire une ordonnance pour la personne handicapée, hésite et met la photo dans le panier à côté d’elle pour un traitement spécial, donc sans ordonnance prescrivant les passiflores. C’était vraiment magnifique et je peux seulement dire : merci Dr Augusto, car c’était lui qui occupait à ce moment le corps de João.
Une fois de plus le groupe a été formidable et quand 10 personnes sont rentrées après la 2me semaine et que nous nous sommes retrouvés à 6, nous nous sentions un peu orphelins. Pour oublier le chagrin de la riviere2.jpgséparation nous partons à la grande rivière tôt le matin. Vous vous rappelez, j’ai déjà parlé plusieurs fois du tour à la Indiana Jones avec comme épreuve de traverser la grande rivière où l’eau nous arrive jusqu’aux cuisses. A  pieds nus les petits galets et cailloux sur le fond de  la rivière ont été douloureux aux  pieds de  certaines participantes. Mais le clou a toujours été dejoao.jpgretraverser plus loin la même rivière sur un pont suspendu avec des câbles en acier et des planches. Mais à ma grande confusion je n’ai plus retrouvé  le fameux pont, tout simplement le nouveau propriétaire qui a acheté toutes les terres et la ferme a démantelé le pont. Zut, nous devons retourner sur nos pas et retraverser  la rivière au même endroit, mais cette fois, personne  n’a ôté ses chaussures, et tant pis si elles restent mouillées.
La forêt d’eucalyptus nous donne un peu d’ombre, en plus ça sent bon. Ce sont des moments magiques, des moments de partage avec le groupe et avec la nature qui nous entoure. Un petit pique-nique sous un arbre près d’un ruisseau  est le bienvenu.
miroirs.jpgAu fond du jardin de la Casa apparaissent tout à coup des caisses en bois avec des trésors magnifiques àstatuette2.jpgl’intérieur, venant de Bali, tous des donations pour « l’hôpital le plus efficace au monde », la Casa de Dom Inacio, faits par le « Medical Order of the Knights Hospitalier ». Vous pouvez consulter le site  pour avoir plus d’éclaircissements : 
www.medokh.org
 En regardant sur le site (en anglais) voici ce que j’ai compris en substance :
« MedOKH a pour but de développer l’information interactive et la complémentarité entre pratiques médicales anciennes et médecine classique (universitaire) afin de mettre en place des applications utiles pour la vie courante et spirituelle. Cette démarche est fondée sur les 4 principes Unité, Dualité, Trinité et Quad Trinité. Ce cadre permettra de mieux comprendre les pratiques religieuses et médicales traditionnelles dans une même perspective commune. Cet objectif vous encouragera peut-être à devenir un maillon de notre mission humanitaire caisses2.jpgd’entraide. »
Des bouddhas en pierre, des vases de deux mètres de haut, des dauphins sculptés en bois, des miroirs, des tableaux et encore tout plein de choses encore emballées que je n’ai pas encore pu admirer.
Une partie sera pour l’intérieur, certains objets pour le jardin, une touche exotique qui me plaît bien. Le bouddha va côtoyer  Dom Ignacio, les fleurs et les arbres de la Casa. Je me réjouis déjà de retourner à la Casa début juillet quand tous ces objets seront mis en place. Pourquoi pas pour plus tard un Shiva, le Dieu de la destruction des illusions et de l’ignorance, un Ganesha, éléphant dieu de la sagesse des Hindous ou une belle déesse comme Lakshmi ou même une Kali ? La Casa est déjà multi religieuse et accueille avec bonheur toutes les religions.
Jean-Bernard, membre de notre groupe, a fait un tabac avec son accordéon en jouant le dimanche matin pendant le recueillement à la Casa, des morceaux de musique pour notre plus grand plaisir.  C’est déjà un personnage délicieux, avec un beau sourire. Mettez-lui un accordéon dans les mains et il vous faitJean-Bernard.jpgsoleil.jpg trémousser en un temps  record,  vous avez tout simplement envie de rire  et la vie prend tout à coup des teintes roses sur fond d’étoiles dorées.
Diego l’a invité  à jouer dans une école à Abadiânia, il paraît que c’était une très belle expérience et j’espère qu’il va nous donner son témoignage.
J’aime bien ce qu’a dit le Dr Dieter Broers, biophysicien :
« … J’aimerais insister particulièrement sur une chose : les événements à venir vont nous libérer de l’illusion d’être  des êtres sous tutelle. Il nous revient de reconnaître et accepter notre divinité naturelle. Aucun gourou, aucun maître ne pourra vraiment nous aider. Il n’y a que nous-mêmes qui pouvons arriver à la certitude qu’en tant qu’individus  nous faisons partie d’un tout harmonieux. Nos recherches ailleurs peuvent bien nous apporter des expériences de valeur, mais le bonheur est à l’intérieur de nous. Si nous pouvons percevoir cela, nous comprendrons que jusqu’ici la  plupart de nos désirs n’étaient que de nature compensatoire. »
 fleurs_mauves.jpgCe que les Entités font, c’est nous renvoyer à nous-mêmes,  ne pas répondre à toutes nos questions,  nettoyer notre mental pour que nous puissions  l’explorer avec notre cœur et  trouver toutes les réponses et beaucoup plus encore. Je suis toujours émerveillée de la justesse du travail de ces Êtres de lumière pour que nous puissions re-trouver à l’intérieur de nous l’amour, la joie de vivre, l’harmonie et la sérénité.
Une petite réflexion de Shadi que j’ai rencontrée à la Casa :
« Nous les êtres humains ont parfois de la peine à supporter la grâce de Dieu. »
Je vous adresse mes lumineuses pensées et vous souhaite plein de soleil dans vos cœurs et peut-être nous verrons-nous à Abadiânia.
      Julia ANDREE


 

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Mars 2011


fleur_rosejaune.jpgQuand François Xavier et Oswaldo Cruz sont dans le corps de João, ils n'aiment pas du tout qu'on présente les photos ou qu'une personne les filme, et ils les renvoient. C'est ce qui est arrivé à Hubert qui va faire un magnifique film sur la Casa. Avant de commencer à filmer, il a demandé l'autorisation de l'administrateur de la Casa, Hamilton, puis l'autorisation de l'Entité quand il a passé. Quand François Xavier et Oswaldo Cruz sont dans
le corps de João, ils n'aiment pas du tout qu'on présente les photos ou qu’une personne les filme, et ils les renvoient. C’est ce  qui est arrivé à Hubert qui va faire un magnifique film sur la Casa. Avant de commencer à filmer, il a demandé l'autorisation de l'administrateur de la Casa, ercredi matin et voilà,  l'après-midi, François Xavier l'a chassé de la salle de méditation où João en Entité est assis sur son fauteuil pour recevoir la foule des gens. Saint François Xavier est connu pour être très pointilleux,  veut savoir exactement combien de personnes sont dans le grand hall pour la 1a vez, combien pour la révision, combien pour la file de 14heures, etc. Et quand il a tous ces chiffres, il décide quelle file va venir en premier et laquelle va passer ensuite. La seule chose qu'on sait à l'avance, c'est que la file des opérés va entrer d'abord. Aujourd'hui, quand les opérés sont sortis  de la salle d'opération, il a fait savoir qu'il manquait des personnes prévues pour une opération cet après-midi et qui ne sont pas venues. On a lancé un appel pendant quelques minutes. Je me suis demandé comment il le sait. Est-ce qu'il compte chaque personne qui passe devant lui et à qui il  prescrit une opération pour l'après-midi? Encore un mystère pour moi!triangle_hall.jpgJ'aime quand  saint Xavier est là, c'est une énergie absolument magnifique, forte et douce en même temps, il nous regarde avec un beau sourire plein de compassion et d'amour quand nous passons devant lui avec nos diverses demandes. En passant devant lui, je me sens monter les larmes, j'ai envie de rester là, de ne plus bouger, de me baigner dans ces énergies-là.
Je suis heureuse que Sandro travaille de nouveau à la Casa. Sandro est l'un des fils de João, il est avocat de profession. Joao doit avoir au moins dans les vingt enfants, mais  tranquillisez-vous, João en a adopté beaucoup.  Sandro ressemble à son père. Mais comme souvent, les relations entre père et fils, entre mère et fille, sont souvent un peu difficiles. Surtout ici à la Casa où les Entités vont faire remonter les émotions pour les nettoyer et notre chère Entité, José Valdevino, est un spécialiste pour réconcilier les différentes parties de la famille qui se sont querellées.  Mais souvent il y a avant la réconciliation l'orage avec des éclairs, pas toujours agréable pour personne, mais les émotions doivent monter à la surface pour qu’on puisse les lâcher définitivement. On le dit bien: ici on guérit la source de la maladie, des émotions, de notre mal-être.
Pour revenir à Sandro et à son père, leur relation a aussi été assez difficile et il y a quelques années, quand Sandro a déjà travaillé  à la Casa, il est arrivé qu'il  pleure sur mon épaule. Maintenant il est de nouveau là à s'occuper de la vidéo et il est très heureux, c'est une personne magnifique et João a besoin de s'entourer de grandhall_casa.jpgpersonnes compétentes.
Enfin la Casa se rend compte que  distribuer des badges de guide à n'importe qui fait finalement du tort à la Casa. N'importe qui venant  à la Casa pour la première fois pour quelques jours, peut demander un badge de guide et amener des personnes. Et nous avons vu beaucoup d'abus de la part de guides complètement incompétents.
L'année passée j'ai rencontré deux Autrichiens qui se sont abrités comme moi de la pluie sous un auvent, ils m'ont raconté que leur guide était  parti pour trois jours, laissant le groupe se débrouiller seul. Une guide anglaise n’en pouvait plus, car groupe après groupe elle avait toujours au moins une personne très, très difficile. Comme  cette femme qui courait nue le soir dans la rue à Abadiânia  en hurlant, pas vraiment un joli spectacle. La guide a réussi à la faire embarquer par des policiers à l'aéroport pour la renvoyer chez elle. Mais à l'aéroport elle a utilisé le charriot à bagages comme voiture tamponneuse et a réussi à blesser les policiers. Je crois que finalement la compagnie a refusé de l'embarquer, mais d'une manière ou d'une autre elle est partie quand-même. Bon, c'était vraiment un cas extrême, mais la pauvre guide a cessé son activité,fleur_jaune.jpgcomplètement dégoûtée.  Ou cette personne dans mon groupe, atteinte de schizophrénie, qui a mis dans ses bagages un grand couteau, des grands ciseaux,  une grande fourchette et quand je lui ai demandé pourquoi il chemin_cheval.jpgprenait ça avec lui, il m'a répondu " pour manger". J'étais plus qu'inquiète et le voyais déjà la nuit errer dans le couloir de la pousada avec son couteau dans la main. Comme il m'a dit qu'il entendait des voix dans sa tête, qui lui dictaient ce qu'il devait faire et que seulement avec ses médicaments il pouvait vivre un peu normalement, j'étais encore plus inquiète, car je ne pouvais pas contrôler s'il prenait ses médicaments ou pas. Mais finalement tout s’est assez bien passé et après quelques séjours à la Casa, la personne peut vivre maintenant sans médicaments, il est guéri. 
Je peux vous raconter plein de ces histoires-là, plus ou moins drôles. Etre guide à la Casa est un travail magnifique mais cela inclut aussi beaucoup de responsabilités. Il faut savoir quelques langues, connaître à fond les règles de la Casa,  conseiller, guider des personnes qui sont souvent vulnérables, être très patiente, être à l'écoute et avoir une solide expérience de la vie pour faire face à toutes les situations qui peuvent se présenter. Car nous n'amenons pas seulement des personnes qui cherchent le développement spirituel et des personnes avec des petits ou plus gros bobos, mais aussi des personnes qui sont très atteintes dans leur santé, presque peut-être en  fin de  vie. De plus il y a aussi des personnes dérangées mentalement, des personnes qui veulent se suicider (cela m'est arrivé deux fois que j'ai su après coup à la fin des deux semaines que la personne était venue avec le groupe pour se tuer, une personne a déclaré  au groupe: " Je suis venue ici pour mourir, je rentre à la maison pour vivre"!) Et que dire des personnes avec leur énorme ego qui pensent tout mieux savoir et qui ne veulent faire qu'à leur guise.  Les premières années de mon "apprentissage" à la Casa ont été, de temps en temps, plutôtfleur_boule.jpg dures, être thérapeute aide beaucoup!
Il ne faut pas oublier qu'ici à la Casa les caractères se révèlent facilement. Si dans la vie de tous les jours c'est relativement facile de cacher certains traits de caractère, ici à Abadiânia, à la Casa, la machine à laver fonctionne bien, le nettoyage commence! Mais la bonne nouvelle est que petit à petit nous retrouvons notre vraie nature qui est amour, compassion, harmonie. Les Entités nous aident ici énormément à dissoudre les nœuds de nos émotions, elles nous aident à nous retrouver, elles nous aident à regarder le monde avec d'autres yeux, bref, les Entités font sortir le meilleur en nous.
Alors la Casa a décidé de ne plus distribuer de cartes de guide pendant une année et ils vont couper en deux  les cartes des guides qui ne sont pas très sérieux, bravo!!!

joao_cruz.jpgJ'ai envie de partager avec vous une simple matinée et un après-midi à la Casa. C'est mon dernier mercredi matin sans le groupe, j'attends comme tout le monde dans le grand hall pour passer devant l'Entité, car j'ai quelques photos à présenter, que des personnes m’ont envoyées par mail. Comme toujours le mercredi matin il y a peu de gens qui sont dans la file des « opérés ». Tout à coup João arrive sur l'estrade avec un homme qui a demandé une opération visible. João nous parle un bon moment, il relate un peu son parcours, que  sainte Rita est venue vers lui quand il avait neuf ans, il nous rappelle que ce n'est pas lui qui guérit, mais Dieu et les bons Esprits, prend appui sur un volontaire et José Valdevino entre doucement dans le corps de João. Je me sens toujours complètement chamboulée quand ce transfert se produit, il y a une telle énergie que je le sens dans tout mon corps.
José Valdevino prend un simple couteau de cuisine et demande s'il y a un médecin dans la salle qui veut regarder de près l'opération. Un  chirurgien monte sur l'estrade, on lui donne une petite lampe de poche pour qu'il puisse bien observer ce que José Valdevino fait. L'opération dure quelques petites minutes, Joséope_femme.jpgValdevino explique qu'il enlève quelque chose sur l'œil, qu'il essuie sur la chemise du patient. Voilà, on amène l'opéré à l'infirmerie où il va encore se reposer avant de rejoindre son hôtel pour encore rester operation_couteau.jpgtranquille pendant 24 heures.
José Valdevino laisse errer son regard sur la foule qui l'entoure et dit que ceux qui veulent une opération maintenant peuvent entrer tout de suite dans la salle d'opération. Beaucoup de personnes profitent de cette opportunité offerte par l'Entité.
Une personne monte sur l'estrade pour montrer son bas ventre. José Valdevino prend un cutter, fait une entaille d'environ 6 cm de long sur la  gauche du bas ventre, met deux doigts dans la plaie en faisant des mouvements circulaires, prend une aiguille et un fil et fait deux points de suture. On amène aussi l’homme à l'infirmerie.
José Valdevino pointe son doigt sur un homme qui marche difficilement en s'aidant d’une béquille. Il le fait monter sur l'estrade, lui enlève avec beaucoup  d'énergie la canne, la jette par terre et dit:" Fils, tu es opéré, tu n'as plus besoin de ta canne". L'homme disparaît dans la foule, sans sa canne.
José Valdevino annonce à toutes les personnes qui ont eu une opération ce matin, qu’elles doivent revenir à la Casa seulement   vendredi après-midi.
José Valdevino rentre dans les salles de méditation, peu après on appelle comme  file suivante laoperation_poitrine.jpg"revisão" (révision) et la matinée continue avec le défilé des gens qui veulent voir l'Entité.

Vendredi après-midi: mon dernier vendredi à la Casa, j'attends dans le grand hall pour dire au revoir à l'Entité et montrer quelques photos de mes peintures pour les faire bénir. J’aimerais dire quelques mots  de ce projet qui me tient à cœur : avec Patricia, en novembre,  faire de la peinture par le ressenti avec les participants du groupe. L'idée est de se connecter avec les énergies de la Casa, fleur_bec.jpgce qui n'est vraiment pas très difficile ici, car nous baignons littéralement dedans, de se connecter avec les Entités et peindre d'après notre ressenti. Ce doit être une expérience fabuleuse!
João est venu sur l'estrade, empoigne un micro, remercie toutes les personnes qui sont venues ici à la Casa, appelle un monsieur dans la foule pour qu'il raconte sa guérison. Le Brésilien dit qu'il est professeur dans une école à Porto Alegre, dans le sud, et il avait une tumeur au cerveau non opérable par les médecins "terrestres". Il est venu à la Casa et la tumeur est partie. Après il a eu un cancer de l'estomac, guérison à la Casa aussi. Maintenant il revient chaque année à la Casa depuis plus de 20 ans – 30 heures de voyage en bus !- pour remercier et méditer.
João commence à chavirer, nous récitons un "Notre Père", le transfert semble être éprouvant pour le corps de João, les yeux lui sortent presque de la tête, il a de la peine à bouger, vacille dangereusement et j'ai operation_tete.jpgl'impression qu'il va s'effondrer. Il a un regard terrible, comme une personne qui revient de très, très loin et ne sait plus sur quelle planète elle se trouve, un vrai zombie. Mais très vite tout se stabilise, le Dr. Osvaldo Cruz, celui qui a prisocruz.jpg possession du corps de João, est à l'aise dans ce corps et fait tout de suite une opération sur une femme qui a demandé une opération visible. Il gratte les deux yeux de la personne avec un couteau et demande ensuite à plusieurs personnes qui ont des cannes de venir. Il leur enlève les cannes, les jette par terre en disant: "Tu n'as plus besoin de la canne, va dans la salle d'opérations..." Une personne de la Casa ramasse sur l’estrade toutes les cannes et béquilles  que Osvaldo Cruz a jetées par terre,  les brandit en l'air pour que tout le monde les voie et  vienne aussi pour déposer d’autres béquilles. Une dame s'exclame:" Mais j'ai besoin de mes béquilles", mais rentre très bien dans la salle d'opération sans. Il envoie ensuite toutes les personnes en chaise roulante dans la salle d'opération et repart en disant qu'il va s'occuper des opérations invisibles dans la salle à l’intérieur puis va bequilles.jpgrevenir sur l'estrade. Quelques minutes plus tard Dr. Osvaldo Cruz est de nouveau là en disant que toutes les personnes qui ont un rendez-vous chez elles avec un médecin "terrestre" et ceux qui ont confiance en Dieu pour une guérison, peuvent aussi entrer pour une opération.
Ensuite il annonce que ceux qui veulent une opération visible maintenant peuvent monter sur l'estrade.  Cinq courageux se présentent, je me suis demandé un moment si....finalement non. A un monsieur il enlève quelque chose de blanc sur le sommet de la tête et recoud la plaie avec deux points de suture, on le transporte à l'infirmerie.  Une femme reçoit les  pinces dans le nez, à une autre il masse très fortement avec ses mains juste son ventre, à un homme il enfonce encore des pinces dans la narine en massant en même temps le bas du ventre, et  un autre a droit à un grattage de l'œil.
Oswaldo Cruz recommande encore de boire beaucoup d'eau fluidifiée de la Casa et s'apprête à quitter le grand hall.
C'est la première fois que je vois le Dr. Osvaldo Cruz en plein travail sur l'estrade, quelle énergie, quel savoir faire, quelle magnifique démonstration de ce que les médecins de l'au delà sont capables de faire !
On appelle pour une file spéciale les personnes qui ont eu une opération  mercredi matin  avant-hier, et ensuite les révisions, primera vez, secunda vez, c'est ma file et je passe avec ma demande devant le Dr. Osvaldo Cruz qui est assis dans le fauteuil. J'ai amené aussi une photo qui montre le Dr. Oswaldo Cruz, il me sourit et le signe. Il regarde avec beaucoup d'intérêt mes peintures et dit juste que tout est OK.
Qui est le Dr. Osvaldo Cruz ?
osvaldo.jpg« Dr. Osvaldo Cruz. Il naquit près de São Paulo en 1872. Extrêmement intelligent, il savait lire et écrire à l’âge de cinq ans. En 1892, âgé de 20 ans, il termina l’école de médecine en présentant sa thèse « A Veiculação Microbiana Pela Agua » (La circulation microbienne à travers l’eau), qui fut reçue avec les honneurs. En 1896  il se rendit en France pour travailler à l’Institut Pasteur pendant trois ans. De retour au Brésil il dirigea l’Institut d’hygiène afin d’évaluer l’impact de la peste qui se répandait dans le port de Santos et d’organiser la lutte. Il était aussi le célèbre médecin brésilien, chargé de la santé publique, qui sauva Rio de Janeiro de l’épidémie de fièvre jaune. C’était un homme aux connaissances et à l’énergie extraordinaires. Lorsqu’il est incorporé, il se manifeste sous une apparence paternelle. Intelligent et sage, il soigne chacun avec beaucoup de modestie et de lucidité en utilisant toute une panoplie de moyens, au plan spirituel comme au plan physique.                                                                                                                                                                        Osvaldo Cruz reçut plusieurs récompenses nationales et internationales. Il fut même élu à l’Académie brésilienne des Lettres. Malade et épuisé, il se retira en 1916 dans la ville de Petrópolis dont ilfleur_banan.jpg devint maire. Il mourut en 1917 avant d’atteindre l’âge de 45 ans. »

Je vous souhaite un merveilleux temps de lumière et que l'Amour vous accompagne chaque jour et nuit.
                                                                                                                                                 Julia ANDREE

 

DERRIERE LE RIDEAU

Mosaïque d’Abadiânia : réflexions personnelles, événements,   rencontres,  de Julia ANDREE, association CasaLumière, Suisse
Décembre 2010

fleur_rmauve.jpgLa saison des pluies a bien commencé et à une vitesse grand V tout est redevenu vert. Avec les pluies, il y a aussi beaucoup d’orages, souvent assez violents. L’autre jour, le premier samedi de notre séjour, venant du sud, un très gros orage s’est abattu sur Abadiânia. Une fois de plus les tuiles et les plaques d’eternit commencent à valser avec les branches et même des arbres déracinés tombent comme des allumettes. Le ciel devient toujours plus noir, mais quand je regarde vers le pré il devient blanc ! De gros grêlons aussi gros que des balles de pingpong martèlent les toits et façades des maisons, hachent  les feuilles et les fleurs et se posent comme un tapis blanc sur l’herbe verte, pour y rester un bon moment. Est-ce que nous sommes vraiment au Brésil ? C’est très impressionnant, je n’ai jamais vu ça à Abadiânia. Je sais qu’au sud du Brésil, dans les montagnes, il peut neiger et on vient de me raconter que plusieurs personnes dans cette région-là sont décédées à cause du froid. Et évidemment ils n’ont pas de chauffage, le temps se détraque peut-être partout.larue.jpgMais peu de temps après le soleil se pointe de nouveau et sur la route principale d’Abadiânia les propriétaires des petites boutiques, de l’agence de voyage, du Fruti’s, du restaurant São João, du Macramé et j’en passe, constatent les dégâts et commencent à déblayer la route des morceaux de tuiles, des branches, des bris de verre, de brique et autres, heureusement personne n’est blessé !
Peu de temps après nous avons constaté des gros dégâts à la cachoeira (la cascade sacrée de la Casa) : glissement de terrain et arbres déracinés. Devant le banc en haut où l’on attend que les personnes aient fini leur « baignade », c’est casafille.jpgquasi le vide, l’écran des arbres n’est plus là et on peut voir qui est en bas et ce que la personne fait. L’intimité de la source est partie avec l’orage et Horacio, le responsable de la cachoeira, a remarqué que ce serait bien de planter quelques bambous. Mais c’est peut-être aussi bien de voir  ce qui se passe, car il y a toujours des abus et certaines personnes n’observent pas du tout les règles établies par João et les Entités, elles sont sans gêne et indisciplinées. João l’a répété une fois de plus il y a quelque temps « Si vous n’observez pas les règles je vais fermer la cachoeira ! » Ce serait vraiment dommage, car cette chute sacrée fait partie intégralement des outils de  guérison proposés par la Casa. Quel magnifique nettoyage cela fait chaque fois que nous mettons la tête sous cette eau si forte et si douce ! Comme Colette le dit si bien sur le chemin du retour après s’être baignée : » Voilà, une couche de brouillard.jpgplus est partie… »
Le reste des six semaines de mon séjour il a fait un soleil souvent magnifique qui a joué à cache- cache avec de la pluie et des orages. Bon pour les mangues et les gros jacas qui mûrissent et  gonflent à vue d’œil dans le beau jardin de la Casa!
 (Le jaca est un énorme fruit qui pèse deux à trois kilos. Sa chair blanche trèsjacas.jpg collante enrobe une multitude de noyaux marrons lisses….et c’est absolument délicieux !)

Une fois de plus, comme cadeau, un groupe magnifique, très féminin avec des personnes très sensibles et ouvertes, très à l’écoute et qui avaient vraiment envie d’avancer sur leur chemin de vie. Plus on demande aux Entités de lumière, plus elles nous en donnent. Ce n’est pas toujours facile de faire des changements, de bousculer notre vie et de changer de direction, mais les Êtres de lumière nous aident, ils sont là, présents, pour nous épauler dans notre guérison du corps, de l’âme et du mental. Il y a vraiment un « avant et un après » Abadiânia. Comme certaines personnes du dernier groupe l’ont si bien exprimé : »Ces trois semaines passées dans le sillage de João et de ses Entités de Lumière ont marqué mon existence à jamais… ». « Dire qu’il y a un avant et un après Abadiânia est bien léger car la transformationlarmesduchrist.jpg perdurera bien au-delà de mon retour en Suisse, je le pressens déjà…. ». »Je viens de comprendre ce matin, à deux jours de notre départ pour Genève, que je vis la deuxième aventure spirituelle de ma vie ici à la Casa avec João et les Entités et notre groupe… ». (Tous ces témoignages au complet se trouvent sur mon site www.casalumiere.org.)
Beaucoup de personnes me racontent qu’après le séjour à Abadiânia, elles ont vraiment pu faire des changements et comme « par hasard » elles ont rencontré des marchehomme.jpgbonnes personnes au bon moment, entre autres. Mais ce qui est aussi très important à savoir, c’est ce qu’on veut vraiment, c’est déterminer dans  quelle direction on veut aller, quels sont les objectifs à atteindre, bref  se fixer des buts. Cela me fait penser à cette étude faite à Harvard, sur une durée de 40 ans. En suivant pendant 40 ans le parcours de vie de centaines de personnes sorties de Harvard, les chercheurs sont arrivés à des conclusions dont le contenu sonne comme une sentence implacable :
1. Ceux qui n’ont jamais pris le temps de se fixer consciemment des objectifs ont connu une vie sans véritable réalisation, ni sur le plan personnel, ni sur le plan professionnel.
2. Ceux qui ont pris la peine de mettre leurs objectifs par écrit les ont atteints avec un taux de réussite bien supérieur à ceux qui ne s’étaient fixé des objectifs que mentalement. 

Je suis persuadée que les Entités peuvent encore mieux nous aider si nous sommes au clair à propos de ce que nous voulons, mais à un certain moment il faudrait tout lâcher et être complètement ouvert aux choses et aux événements qui peuvent arriver. Or ce n’est peut-être pas du tout ce à quoi nous avions pensé ou pontnorbert.jpgmême imaginé. Cela m’est arrivé déjà plusieurs fois dans ma vie.

Belle promenade vers la grande rivière, mais je n’osais pas entraîner le petit groupe à la traverser car avec les pluies le niveau d’eau  avait sûrement monté et le courant était assez fort. Mais nous avons traversé le pont suspendu à la Indiana Jones, qui perd toujours un peu plus de planches, pour les personnes qui souffrent de vertige,  s’abstenir ! Petit déjeuner au bord de l’eau et le retour calme par la forêt d’eucalyptus et des verts pâturages en escaladant des portails en bois et en traversant de  petits ruisseaux.four.jpg
Rude montée  par la combe très calme et tropicale montant à la laiterie, pour picknick.jpgarriver à la briqueterie. Nous visitons et regardons de prés les fours dont l’un est en pleine activité et les ouvriers qui s’activent à la machine artisanale pourportail.jpg façonner les briques.

Beaucoup de monde à la Casa ! J’ai rarement vu cela, plusieurs bus venant d’un peu partout au Brésil, des queues énormes se sont formées pour voir l’Entité ou pour recevoir la bonne soupe aux légumes, offerte gratuitement à tout le monde. Si les prévisions de  l’Entité sont  justes, il y aurait à l’avenir toujours plus de monde  qui ferait le voyage en bus ou en avion pour recevoir des soins. Je ne sais pas comment ils vont faire pour les locaux de la Casa, encore et encore agrandir ?  Malgré la crise les gens trouvent le chemin de la Casa et mettent la priorité sur la santé, que ce soit pour le corps, l’esprit ou le mental. Car comment continuer à vivre bien sans notre santé ? On m’a raconté aussi qu’une personne a tout vendu chez elle, appartement et voiture pour rester le temps nécessaire pour soigner sa maladie. Et notre cher João a été en pleine forme en incorporant les différentes Entités comme le Dr. Augusto, José Valdevino ou François Xavier pour pratiquer des operationnez.jpgopérations visibles sur l’estrade dans le grand hall. Ce qui est aussi nouveau depuis quelque temps, c’est quand l’Entité sur l’estrade dit à la foule que toute personne qui souffre de cancer et veut une opération, peut entrer dans la salle d’opération àjoaoestrade2.jpg l’instant même, une autre fois c’était la même chose pour toutes les personnes en fauteuil roulant, par exemple. Ou bien l’Entité nous dit que l’eau bénite a reçu encore une bénédiction spéciale et j’ai pu amener plusieurs bouteilles en Suisse pour les distribuer. 
Après la deuxième semaine João est de nouveau parti dans l’autre centre au sud, à Canela dans le  Rio Grande do Sul, pour soigner des milliers de personnes. Il est parti tout de suite le vendredi après-midi après qu’il a vu la dernière personne qui faisait la queue et notre groupe l’attendait dehors pour faire la séance de photo avec lui. João se prête toujours volontiers à ça, malgré la grande fatigue qui se lit sur son visage,  il sourit à tout le monde, car il sait que pour beaucoup de personnes c’est important de se retrouver une seconde dans ses bras et de rentrer avec la photo.
Nous l’avons attendu le vendredi suivant avec le groupe un peu réduit, car trois personnes nous ont quittés après deux semaines de séjour. Et là João a été présent et nous avons pu faire des photos.
hallmonde.jpgLes dernières années João est parti plusieurs années de suite en Nouvelle Zélande et à New-York, mais pour les Européens, rien.  C’est réparé, João va venir à Vienne, en Autriche, les quatre derniers  jours de mars 2011. Nous sommes heureux de participer aussi à cet événement comme responsables de la coordination pour les francophones. Vous nous verrez, avec un gros badge,  aider toutes les personnes paumées à retrouver leur chemin ! Je me réjouis de retrouver l’équipe des volontaires de la Casa à Vienne, mais malgré tout je préfère être à Abadiânia (où je serai de nouveau avec un groupe le 6 février), c’est très différent, laissons- nous surprendre et les Entités de lumière vont pour sûr mettre une sacrée ambiance à Vienne !!!vienne.jpgJe vous envoie toute ma tendresse et que la lumière vous accompagne.
                                                                                                                                 Julia ANDREE
P.S. Un petit témoignage « last minute » que j’aimerais partager avec vous :

« Hello Julia,           
Êtes-vous au Brésil avec votre ordinateur ? Si c’est le cas, je vous demande de remercier João de tout mon cœur !
Souvenez-vous, vous aviez amené nos photos cet été, notre fille Lucie avait la rectocolite hémorragique depuis quelques années et était soumise à des traitements pas très sympa chaque huit semaines. Pour ma part j’avais fait un infarctus en janvier 2010 et hésitait à venir en avion. Je suis venue à deux reprises à la méditation. J’aurais aimé que vous disiez à João comment nous sommes tellement contents pour notre Lucie. Nous avons fait une colonoscopie le 1er novembre et son intestin est intact, superbe et elle peut arrêter les traitements. J’ai vu ce jour-là tellement de lumière dans les yeux de Lucie et il faut que João le sache. Si j’avais les moyens je viendrais lui faire des bisous, nous sommes tellement heureux, merci João, merci ! Un jour peut-être que l’occasion va se présenter pour que je vienne à votre Casa… »
                                                                                                                                                         Patricia