Un pont entre l’association « CasaLumière » (Suisse)
et « Casa da sopa » (Brésil) L’histoire
de la Casa da sopa à Abadiânia a commencé en octobre
passé (2002). Je me suis tout de suite passionnée pour ce
projet et j’ai pu suivre de près la réalisation de
la Casa da sopa.
Les fondations furent terminées en 60 jours, un peu plus de 700
personnes ont accordé leur aide financière .
Mon association soutient activement ce nouveau projet à Abadiânia,
« Casa da sopa », pour la distribution gratuite aux plus démunis
de la région, de soupe, d’habits et d’objets de première
nécessité.
C’est exactement ce que j’ai cherché au Brésil,
faire quelque chose de constructif pour la population d’Abadiânia
et aider des personnes ici pour les amener là-bas ! Et voilà,
le pont de lumière est créé ! Je me réjouis
énormément que la grande salle, qui peut contenir jusqu’à
100 personnes, résonne bientôt des bruits des conversations,
des assiettes qu’on entrechoque et des rires des enfants qui courent
entre les tables et les chaises.
Voici l’interview de Martin, un des traducteurs attitrés
de la Casa de Dom Inacio. C’est un bel homme, sa beauté extérieure
est un reflet de sa beauté intérieure. Martin note scrupuleusement
chaque donation dans un registre avec nom, adresse et la somme donnée.
Interview
avec Martin, août 2003 à Abadiânia
«
Qui es-tu ? »
« Mon nom est Martin Masquera et je suis argentin. Je suis venu
ici à Abadiânia pour la première fois en 1986 avec
ma mère malade. En trois jours elle a eu une opération spirituelle
et c’est la première fois aussi que j’ai vu Joâo
et les Entités. Après, je suis venu très souvent
ici, je crois au moins 14 fois, et finalement je me suis établi
ici. Je suis marié avec Fernanda et nous avons trois enfants. »
« Quelqu’un m’a raconté que tu es venu
ici très malade, même dans un fauteuil roulant ? »
« Non, j’ai eu un accident quand j’étais déjà
ici. De l’autre côté de la rue il y avait une maison
abandonnée, personne n’y habitait depuis longtemps. Le ballon
d’un de mes enfants est tombé sur le toit, j’ai grimpé,
le toit s’est effondré et je suis tombé. Je me suis
cassé le bras et je suis resté presque paralysé.
J’ai subi plusieurs opérations spirituelles à la Casa
de Dom Inacio, et finalement je n’ai pas eu besoin d’une opération
par la médecine traditionnelle. Mais d’après les médecins,
j’étais très près de rester dans un fauteuil
roulant pour le restant de ma vie. »
« Comment cela a-t-il commencé avec la Casa da Sopa
? »
« A la fin octobre, l’année passée, en 2002,
le médium Joâo m’appela entre les deux sessions du
matin et de l’après-midi et me demanda si je pouvais l’aider
à réaliser une maison où l’on distribuerait
la soupe pour les gens d’Abadiânia. Dans l’après-midi,
quand il était en transe et une Entité était incorporée
en lui, c’était le Dr Augusto, il ma dit que la maison de
la soupe était son idée pour aider la population pauvre
d’Abadiânia. Et il a dit encore à ma femme et à
moi : » Faites ce que bon vous semble, mais je veux que ce projet
se réalise très rapidement ! »
Nous avons acheté le terrain que le Dr. Augusto nous a désigné,
il y avait une vieille maison, nous n’avons rien pu en faire. Nous
avons tout nettoyé, trouvé à Anâpolis un architecte
qui a fait les plans. Il y aura une grande salle pour 100 personnes, une
cuisine, 2 toilettes avec douches, une pièce pour recueillir les
habits provenant de dons, ainsi qu’une autre pour les aliments.
La maison est vraiment la maison de l’Entité Dr. Augusto,
lui-même dit : » Cette maison est ma maison » !
Moi (Martin) j’aide seulement et tout ce que nous faisons, c’est
de réunir des fonds, d’aider les constructeurs, d’acheter
les matériaux. Mais, tu sais, le Dr. Augusto peut faire tout, il
nous fait confiance, alors nous réalisons ce projet. »
« Quand penses-tu que vous pourrez distribuer la soupe ?
»
« D’abord nous avons pensé finir à fin mai 2003,
il ne reste plus grand-chose à faire et j’espère que
tout sera prêt en septembre ou octobre. »
« Vous allez distribuer seulement la soupe ou aussi d’autres
repas ? »
« L’idée première était seulement la
soupe aux légumes, la même soupe qui est distribuée
à la casa de Dom Inacio. Mais peut-être plus tard, les Entités
nous feront d’autres suggestions, il y aura d’autres idées.
Nous allons avoir un endroit pour entreposer les habits collectés,
un endroit pour faire la lessive pour tout le monde. Et quand toute la
construction sera terminée, nous attendons que le médium
Joâo décide quelle suite donner au projet. Mais pour le moment
nous devons attendre d’avoir terminé, et ça prend
encore du temps. Tout ce qui est bien fait prend du temps et vraiment,
nous avons pris les meilleurs constructeurs et les meilleurs matériaux…tout
le monde est heureux ! »
« Même quand la construction sera finie, vous aurez
encore besoin de beaucoup d’argent pour le fonctionnement de la
maison ? »
« Je suis sûr que tout le monde a de bonnes intentions, les
Entités et les autres qui vont nous aider à réaliser
ce projet et à le poursuivre.
Beaucoup de personnes à Abadiânia doivent être heureuses.
Ce projet est vraiment quelque chose qui peut aider, beaucoup de gens
sont dans le besoin ici, mais c’est comme avec tout, certains vont
aimer ce projet énormément et d’autres vont avoir
un autre point de vue, la vie est comme ça ! Tu ne peux jamais,
jamais rendre heureux tout le monde. Mais je suis certain que ça
va aider beaucoup de monde par ici, tu sais, la situation en Amérique
du Sud n’est pas facile !
Tous les jours je mets énormément d’énergie
dans le projet et généralement je rentre dans mon pays tous
les trois mois pour voir ma fille, mais malheureusement cette année
je n’ai pas pu aller, je suis resté ici pour terminer le
projet. »
Un
jour j’ai demandé aussi à Martin si ce n’est
pas plus judicieux d’apprendre aux gens à pêcher au
lieu de leur donner du poisson . « Bien sûr », il me
répond, « nous avons aussi pensé à cela, mais
pour le moment nous ne savons pas comment le projet de la Casa da sopa
va se développer, tout est ouvert, l’aventure commence seulement…
! »
Voilà la suite de l’histoire de la Casa da Sopa : (mars 2008)
La
Casa da Sopa s’est ouverte seulement en 2005, une responsable de
l’administration d’Abadiânia a tout essayé pour
faire couler le projet. Finalement, paraît-il, elle a passé
dans le bureau du médium Joâo et une heure après elle
est sortie en pleurs et a donné le lendemain son accord pour l’ouverture.
Le garage qui était vide s’est rempli depuis avec des enfants.
Ils ont ouvert un espace de créativité pour eux. Ce qui
étonne toujours tout le monde en visite, c’est la grande
propreté et la beauté du lieu. Les larmes coulent facilement
quand on monte un étage et qu’on se trouve dans la grande
salle du médium João.
Environ 80 à 120 assiettes de soupe (le mardi enrichie de tofu,
le mercredi de poulet et le jeudi de bœuf) sont distribuées
toute la journée. Il y a quelques mois, quand j’étais
en visite avec un groupe et que nous étions en train de déguster
la soupe avec un excellent morceau de pain, fait maison, une femme, ridée
comme une vieille pomme, est venue nous serrer la main à nous tous.
Elle a expliqué que « grâce à vous, grâce
à votre générosité, vous avez construit une
belle maison pour les pauvres comme moi, et grâce à vous
j’ai retrouvé ma dignité, avant, je ne savais pas
où aller, mais ici je retrouve des connaissances, de l’aide,
de la nourriture et des habits, merci, merci (obrigada, obrigada…)
»
Naturellement, ils ont toujours besoin de nos dons, en argent ou en vêtements.
Heureusement qu’avec la compagnie TAP j’ai la possibilité
d’amener 64kg de bagages à chaque voyage, si vous avez envie
de m’envoyer de l’argent, des habits, pour enfants, femmes
ou hommes, des jouets etc., je peux les emmener à mon prochain
voyage. L’année passée en juin, quand la température
a chuté et qu’il a fait assez froid, 7° le matin, les
rayons d’habits de la Casa da Sopa se sont presque vidés,
surtout des habits d’enfants. Des personnes avec des enfants ont
fait la queue pour recevoir des vêtements un peu plus chauds et
la responsable Teresa a dit que, si le froid continuait, il n’y
aurait plus d’habits à distribuer… On peut aussi faire
du bénévolat sur place pour aider à préparer
et servir la soupe, Colette s’est engagée l’année
passée pour une période de quelques semaines et a beaucoup
apprécié et aimé servir de cette manière-là
!
Mais il y aussi d’autres projets qui surgissent : ouvrir un dispensaire
médical, entre autres. Claude, un médecin urgentiste qui
a créé un dispensaire et travaillé pendant des années
à Abidjan en Afrique et qui est venu avec un de mes derniers groupes
était très intéressé par ce projet. D’après
certaine rumeur, un donateur a déjà fait une donation pour
une ambulance.
Merci pour votre aide, sans vous ce beau projet n’aurait pas pu
exister et se développer et la population d’Abadiânia
et des environs en a un urgent besoin.
Voilà la suite du feuilleton Casa da Sopa qui n’est, de loin,
pas terminé.
Julia ANDREE
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